External Publication
Visit Post

Arpentage étude sur le travail mémoriel des femmes

Stuut - Accueil [Unofficial] February 8, 2026
Source
On organise l'arpentage d'une étude publiée par le Poisson sans bicyclette mardi 10 février de 17h30 à 19h30. Accueil à partir de 17h. L'étude porte sur le travail mémoriel exercé par les femmes au sein des familles et de façon plus générale dans la société. Cette activité est notamment en lien avec notre cycle de travail autour de la thématique '(dé)faire famille'. Viens, ça va être super un beau moment de partage !! :) Au Récif, avenue du Pont-Neuf, 4, 1000 Bruxelles Lieu : Le Poisson sans bicyclette, Rue du Pont Neuf, 4 à 1000 Bruxelles Transports en commun : Arrêt Yser - lignes 2-6-46-51→ 5 minutes de marche Arrêt Rogier - lignes 2-3-4-6-25-55-58-61-88 → 7 minutes de marche Arrêt Sainte-Catherine - lignes 1-5 → 9 minutes de marche N'hésite pas à ramener ton pique-nique, il y a un micro-ondes pour réchauffer si besoin Événement gratuit / Accès PMR / Toilettes PMR / Bar PMR / Pas de Parking / Chaises larges sans accoudoirs Résumé de l'étude J'ai toujours été fascinée par les mémoires gigantesques des femmes de ma vie (surtout des plus vieilles) : ma mère, ma grand-mère, mes tantes, mes cousines… Des mémoires qui semblaient pouvoir contenir le monde entier, des mémoires suffisantes pour nourrir toute la famille, des mémoires brodées dans les détails comme des sacs prêts à exploser : noms, dates, accessoires à ne pas oublier, tâches domestiques à effectuer, habitudes et besoins de tout le monde, bobos santé, régimes alimentaires des proches à prendre en compte dans la préparation des dîners, sujets de discussions à éviter… L'expérience vécue, sa remémoration et sa transmission sont profondément traversées par des paradigmes de genre. La mémoire quotidienne, celle des dates, des événements, des anecdotes, des émotions, longtemps dévalorisée et reléguée au rang de tâches ordinaires, est très majoritairement portée par les femmes, les mères et les grand-mères. Pourtant, cette mémoire dite « mineure » constitue le socle du kinkeeping, ce travail discret de maintien des liens de parenté sans lequel les relations familiales, amicales, amoureuses mais aussi les identités sociales et culturelles ne pourraient se raconter ni se perpétuer. La mémorisation est souvent pensée comme un processus naturel, presque instinctif, et non comme un fait social situé, produit au sein d'un modèle sociétal précis. Dans notre société, le temps est pourtant instrumentalisé au service de la productivité coloniale tandis que les femmes assument le care et la charge mentale y étant associée. La mémoire n'est ni innée ni neutre : elle est une compétence qui s'apprend, se cultive et se transmet, bien souvent de mère en fille. À ce titre, elle recèle un potentiel profondément féministe. Quels récits, quelles normes et quelles résistances circulent à travers ces transmissions ? Et comment penser la mémoire autrement, à partir de perspectives queer et décoloniales, pour transformer notre rapport au temps, aux autres et au vivant ?

Discussion in the ATmosphere

Loading comments...