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Donald Trump paie son incurie en Iran – mais il a vu Versailles!

heidi.news.web.brid.gy June 19, 2026
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Chaque semaine, le dessinateur Pitch Comment et la rédaction de Heidi.news partagent leur regard sur l'actualité. Cette fois-ci, on se penche sur la signature du mémorandum entre Washington et Téhéran, sous les ors (non plaqués!) du château de Versailles.

Mais c'est qui, cette passoire aux cheveux orange? Eh bien c’est Donald Trump, fier comme Artaban d’avoir signé, dans l’emblématique château des rois de France, un memorandum of understanding avec l’Iran. Le texte, qui a été dévoilé dans sa totalité, prévoit l’arrêt des hostilités et une période de 60 jours pour déboucher sur un accord final entre les deux parties.

Une ballade de santé, surtout quand on sait qu’il a fallu deux ans de négociations acharnées pour aboutir à l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, signé par Barack Obama en 2015 puis torpillé avec panache par son successeur à peine deux ans plus tard. Un certain Donald John Trump.

Pile, je gagne, face, tu perds

Les grandes lignes du nouveau protocole d’accord, signé le 18 juin 2026, sont les suivantes:

  • L’Iran accepte de restaurer la circulation dans le détruit d’Ormuz et d’engager à nouveau des négociations visant à contrôler leur renoncement au nucléaire militaire, réaffirmé à cette occasion.

  • Point important: l’Iran s’engage à ne pas taxer la circulation dans le détroit pendant les 60 jours avant l’accord final — autrement dit, ils ont toujours la ferme intention d’introduire cette disposition contraire au droit international, en partenariat avec Oman.

  • De leur côté, les Etats-Unis s’engagent à lever, temporairement aussi, les sanctions commerciales et financières sur l’Iran, et à faire en sorte que la République islamique récupère ses actifs à l’étranger, évalués autour de 100 milliards de dollars.

  • Washington s’engage également en faveur d’un hypothétique plan de reconstruction de l’Iran qui serait abondé à hauteur de 300 milliards de dollars — on ne sait par qui, ni comment.

  • Et alors que le Liban est mentionné explicitement à de multiples reprises — l’Iran en ayant fait de l’arrêt des hostilités dans le pays du Cèdre enjeu central de négociation —, aucun des proxys de l’Iran n’est évoqué, pas même le Hezbollah.

  • Rien non plus sur les quelque 400 kg d’uranium enrichi à 60% dont dispose encore la République islamique, ni sur ses capacités ballistiques, alors que son stock de missiles s’est avéré bien plus profond que ne l’avaient cru les Occidentaux.

C’est l’heure des postures

En somme, 120 jours de guerre ont permis aux Américains de revenir au mieux au statu quo ante bellum , en échange de concessions majeures qui font tousser jusqu’aux plus fidèles soutiens de Donald Trump. Celui-ci a désormais 60 jours pour habiller sa défaite en victoire. Les midterms américaines sont début novembre.

Du côté des Israéliens, on fulmine et on affirme haut et fort vouloir poursuivre la guerre au Liban, malgré les vives remontrances de l’allié américain. Lequel fait mine de perdre patience, mais ne donne aucun contour tangible à son mécontentement. Les élections législatives sont fin octobre.

S’il y avait une Coupe du monde du cynisme géopolitique, on pourrait sans trop de risque parier sur la composition de la finale. Et pendant ce temps, du côté du mont Bürgenstöck, en Suisse, on a compris que le président américain ne viendrait jamais… Il avait trouvé plus clinquant la veille.

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