External Publication
Visit Post

Trump à Netanyahou: «Laisse-moi sauver tes miches de grand malade»

heidi.news.web.brid.gy June 5, 2026
Source

Chaque semaine, le dessinateur Pitch Comment et la rédaction de Heidi.news partagent leur regard sur l'actualité. Cette fois-ci, on revient sur la très médiatique dispute téléphonique entre Donald Trump et Benyamin Netanyaouh, qui a fait l'objet d'une fuite tout à fait provientielle dans la presse américaine.

«You're fucking crazy. You'd be in prison if it ⁠weren't for me. I'm saving your ass. Everybody hates you now. Everybody hates Israel because of this.»

«T’es un putain de grand malade. Sans moi, tu serais en taule. Je te sauve les miches. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça.»

Heidi.news a mis tout le soin possible à vous traduire dans la langue de Molière les mots doux adressés par Donald Trump à Benyamin Netanyaouh lors d’un coup de fil le 3 juin dernier, tel que révélé en exclusivité par le site américain Axios et confirmés après coup par la Maison-Blanche.

L’objet du différend? L’intensification de l’opération militaire israélienne au Liban.

Non content de bombarder le pays du Cèdre, d’y avoir installé une zone tampon sur 6% du territoire et de violer tous les jours le cessez-le-feu en vigueur depuis le 16 avril, l’État hébreu s’emploie désormais à étendre sa « zone de sécurité avancée» au nord du fleuve Litani tout en menant des frappes sur Beyrouth sud. Le nombre de déplacés a dépassé le million, sur une population de moins de 6 millions de Libanais.

Des intérêts divergents…

L’objectif n’a pas varié d’un iota: porter le fer contre le Hezbollah tant que les Américains le tolèrent, dans l’espoir – historiquement illusoire – d’affaiblir durablement le parti chiite, première force militaire du Liban. Les parallèles avec la précédente occupation israélienne au Sud-Liban (initiée en 1978, levée en 2000) sont frappants, au point qu’Israël vient de hisser le drapeau sur le château de Beaufort.

Problème: l’Iran fait désormais du Liban un point de négociation central dans ses pourparlers avec Washington pour rouvrir le détroit d’Ormuz. Pour calmer les pressions internationales et surtout soigner son opinion publique, qui n’a jamais voulu de cette guerre et en subit les conséquences économiques, Trump doit faire mine de calmer les ardeurs guerrières de Netanyahou.

… mais une alliance stable

Et voici comment une conversation privée entre deux chefs d’État finit par «fuiter» dans la presse, et même par obtenir une confirmation officielle, au cas où. Il s’agit pour Donald Trump de montrer qu’il est ferme avec son encombrant allié. Un nouveau cessez-le-feu a d’ailleurs été conclu le jour même entre Israéliens et Libanais, qui n’a pas été suivi d’effet.

Libre à chacun d’apprécier les contes de fée, mais il conviendra de rappeler que Washington a livré pour environ 22 milliards de matériel militaire à Israël entre le 7 octobre 2023 et septembre 2025, et que cette aide militaire, qui ne date pas d’hier, est d’une intensité inédite. Bulldozers blindés Caterpillar, missiles Patriot, chasseurs F-35, bombes géantes MK-84, missiles air-sol Hellfire… La liste est trop longue pour être citée in extenso.

Sans ces armes, pas de destruction de Gaza, pas d’opération au Liban, ni de campagne aérienne en Iran (plus de 5000 bombes lancées).

Voilà qui vaut bien quelques mots doux.

Discussion in the ATmosphere

Loading comments...