{
  "$type": "site.standard.document",
  "bskyPostRef": {
    "cid": "bafyreif7fin5ikbbfkg4ghjkqwo6oqlrez2p7rregzd4vn6dfgimjpybyy",
    "uri": "at://did:plc:x6n4ko375paoarzcrj234vzd/app.bsky.feed.post/3mm76kp5un7f2"
  },
  "coverImage": {
    "$type": "blob",
    "ref": {
      "$link": "bafkreicfyagy64jizh26f6sufi7nhbsn6g4zmgfenrbx2g4wtuysb7vona"
    },
    "mimeType": "image/jpeg",
    "size": 100955
  },
  "path": "/articles/la-russie-tue-la-biennale-expose-a-venise-l-impossible-neutralite-culturelle",
  "publishedAt": "2026-05-10T10:29:00.000Z",
  "site": "https://www.heidi.news",
  "tags": [
    "Monde"
  ],
  "textContent": "La Biennale de Venise a ouvert ses portes au public dans un climat électrique, samedi 9 mai. Le retour de la Russie et la présence d’Israël à ce rendez-vous majeur de l'art contemporain a provoqué une onde de protestations, à commencer par l’irruption des Pussy Riot devant le pavillon russe. Une séquence qui a fait voler en éclats l’idée même de neutralité artistique revendiquée par la Biennale.\n\n« _La Russie tue, la Biennale expose_ ». Les slogans des Pussy Riot et des Femen résonnaient encore lors de l’ouverture au public, samedi 9 mai, de la 61ème édition de la Biennale de Venise, une sorte de Jeux olympiques de l’art contemporain.\n\nTrois jours plus tôt, lors de la pré-ouverture réservée aux journalistes et à quelques privilégiés, une cinquantaine de militantes ont fait irruption dans les Giardini della Biennale, où le pavillon russe a rouvert ses portes pour la première fois depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, avec l’aval des organisateurs. Cagoule couleur fuchsia sur le visage, guitare à la main, le groupe punk-rock russe Pussy Riot a investi l’entrée du grand bâtiment austère, conçu en 1914 par l’architecte Alexeï Chtchoussev, avant d’interpréter son morceau «Disobey». Au même moment, les activistes du collectif féministe ukrainien Femen dégoupillaient des fumigènes jaunes et bleus, exhibant sur leur torse nu des slogans comme: « _Le sang, c’est l’art de la Russie_ ».\n\nVoir plus",
  "title": "«La Russie tue, la Biennale expose»: à Venise, l’impossible neutralité culturelle"
}