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"textContent": "_Minuit - Mai 2026_\n\n\n\n\nDes cabinets de curiosités et ménageries royales aux parcs zoologiques et réserves naturelles, l’exposition de la nature a connu de nombreuses formes. Si elle traduit une volonté d’éduquer et de divertir, elle est aussi une démonstration de pouvoir, par laquelle l’Autre, étrange ou étranger, se trouve exhibé, transformé en spectacle. Longtemps, les institutions de la nature exposée ont ainsi contribué à légitimer, de part et d’autre des barreaux, la séparation entre humains et non-humains. Devant la nature encagée, se renforçait par contraste le sentiment de la liberté humaine.\nAujourd’hui, les zoos modernes ont pour mission de simuler des espaces naturels et de sensibiliser aux extinctions et à la conservation des espèces menacées. De même, les musées anthropologiques réévaluent la frontière entre nature et culture, révélant la violence des collectes coloniales. Ce dossier met en lumière leur ambiguïté : entre héritages historiques débattus, émerveillement devant la diversité des vivants et urgence écologique.\n\nNélia DIAS : « Entre conservation et extinction. Collections vivantes, collection du vivant »\nAnne LAFONT : « 1933. L’avifaune africaine et le musée colonial »\nAurélie DARBOURET : « Rencontrer les géants des mers, une enquête liquide et embarquée »\nFrédéric KECK : « Quand les animaux s’exposent »\nGuillaume BLANC : « De la terre, du pouvoir et des hommes »\nEntretien avec Guillaume BLANC : « Parler de nature revient toujours à parler d'humains »\nPierre VINCLAIR : « Les possibilités du poème »\nLaurent JENNY : « De la photographie à la post-photographie »\nJean-Loup BOURGET : « Les singuliers nocturnes de Wright of Derby »\nThierry HOQUET : « L.D.T. Le langage de Donald Trump »\n\n\n\n\n**acheter ce livre**\n\n * en librairie\n * en ligne\n\n\n\n\n_\n_",
"title": "Critique, n°946 : Exposer la nature",
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