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  "textContent": "La droite ce n’est pas mieux. Et l’extrême droite reste un repoussoir et un danger. Mais quand électeur de gauche non encarté, j’observe ce début de campagne, je ne peux être qu’affligé, fatigué d’avance, mélangé de honte et de colère. Va-t-il falloir supporter ce spectacle pendant un an ? J’en viens à me demander si j’irai voter. Ce que j’ai toujours fait. Ils ne sont que haine J’ai entendu hier soir une conférence tenue par Jean-Luc Mélenchon pour lancer sa campagne. J’ai pris le temps de presque tout écouter et cela demandait des efforts. Un discours adressé à des convaincus. Une sorte de long one-man-show partant un peu dans tous les sens. « Je suis le plus sympa du quartier ». Longue intervention erratique ou plutôt guidée par un ressentiment chevillé au corps et l’auto-conviction que « le peuple » le soutient. Visiblement, il ne s’est jamais promené dans nos campagnes. « Ils ne sont que haine » (les socialistes) mais l’essentiel de son discours aura été de taper sur ses anciens amis, de juger avec condescendance, communistes et verts. Refrain connu. Beaucoup de victimisation. « La nouvelle France » est son slogan. Ça sonne creux. « Nous aimons être glorieux » ai-je entendu. Ça fait peur. Une évocation de la « planification » comme un vieux relent désuet alors que nous avons besoin d’adaptation permanente, de souplesse, d’agilité. Une formule symbole que les Tibétains, les Ouïghours et les Taïwanais auront entendu avec effroi : « il n’y a qu’une seule Chine » pour rappeler sa problématique approche de la politique étrangère. Dire que j’ai voté pour lui, plusieurs fois. Penché sur ses proches acquis à lui forcément et riant à ses bonnes blagues, je n’ai vu qu’un vieux monsieur imbu de sa supériorité, atrabilaire et ratiocinant, aucune envie de le voir à la tête du pays, j’ai eu beau chercher de quoi accrocher un espoir, je n’ai été que repoussé et déçu de ce discours du candidat auto-désigné indispensable. La gauche façon puzzle Mais il n’y a rien à rattraper chez les autres. Ils n’ont pas travaillé. Ils s’en tiennent à de la petite cuisine d’appareils qui ne sont plus que de petites épiceries. Des « programmes catalogues » sans démarches construites, une absence de valeurs solides affirmées. On ne croise jamais un militant de gauche dans nos campagnes. Un article de Libé disait « La gauche est désespérante mais plus que jamais nécessaire ». Il date de 2023. Depuis, il ne s’est rien passé. La gauche ne sait pas où elle est, ce qu’elle veut, ce qui est possible. Ni remise en question, ni dépassement de soi, ni changement de logiciel. Rien en tout cas qui non seulement ne puisse enthousiasmer les convaincus ou ceux qui aimeraient l’être et encore moins séduire ou seulement intéresser au-delà. Dominique de Villepin ? Voilà que surgit un homme de droite. Candidat providentiel ? Il est bien seul. S’il évoque le gaullisme et ose parler d’union nationale, ce qui pourrait s’entendre dans une certaine mesure, son humanisme et son approche sociale risquent de se heurter à sa vision de l’économie souvent contradictoire avec ce qu’il défend par ailleurs. Mais donc personne à gauche pour avoir un peu de hauteur de vue, pour s’appuyer sur les valeurs et le concret, pour travailler à tisser les liens et renouer tout ce qui s’est délité ? Bien entendu, je ne pourrais moi, petit électeur que m’en prendre à moi-même. Après tout j’aurais pu m’engager. J’ai tenté en mon temps, mais je ne me reconnais pas dans ces logiques où il s’agit de prendre le pouvoir pour ne pas tenir ses promesses ensuite. J’ai toujours voté Tout au long de ma vie j’ai voté. Rarement par conviction mais pour « faire barrage » ou tenter d’éviter le pire. C’est déjà triste. À chaque fois, j’ai toujours eu le sentiment d’avoir été trahi. Je ne me sens pas représenté sur les bancs de l’Assemblée et j’admets qu’après tout je puisse avoir un point de vue assez « marginal ». Je reste partagé entre la défense de la démocratie et la tristesse de constater les dérives engendrées par la prise de pouvoir des uns sur les autres. Par exemple ; même si ça semble complètement farfelu, je me dis que si le gouvernement était l’exacte émanation de l’Assemblée, cela transformerait les postures en responsabilisation et obligation de recherche de consensus. Aux citoyens d’arbitrer et d’assumer leurs propres contradictions. Quand je fais de l’humour (noir et provocateur) je me dis que je mourrai sans avoir connu la gauche au pouvoir. Loin de me droitiser en vieillissant, je me dis aussi que le changement ne viendra pas des politiques mais d’autres façons de faire, de s’organiser localement, d’imaginer d’autres façons de créer et partager. Oui c’est la navritude en regardant ce spectacle. Pour ne pas avoir à être déçu, il faudra donc ne rien attendre ni des uns, ni des autres. Plutôt que de les présenter comme un repoussoir sans détailler en quoi ils apporteraient le pire, il faudra en attendant focaliser sur l’extrême droite et démontrer pas à pas en quoi jamais, nulle part, elle n’a fait avancer les choses notamment du point de vue de la Liberté. Mais quand même, oui, c’est la navritude.",
  "title": "La gauche, c’est la navritude !",
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