{
  "$type": "site.standard.document",
  "bskyPostRef": {
    "cid": "bafyreidvq7c54nuuogadirubdm6o6rdetpygvk6jj7nsu2u7rxvmydylh4",
    "uri": "at://did:plc:n5dz7g64lvqzdqwlshkymxw3/app.bsky.feed.post/3mivyzowtf6e2"
  },
  "path": "/Qui-sont-les-fascistes-Qui-sont-les-imperialistes",
  "publishedAt": "2026-04-07T14:39:14.365Z",
  "site": "https://www.pressegauche.org",
  "tags": [
    "organisateurs-trices",
    "les délégué·es de la IVe Internationale (SU)",
    "a ainsi été",
    "a reçu",
    "appel initial",
    "déclaration finale",
    "Oakland Socialist",
    "Aplutsoc",
    "RESU",
    "Réseau Bastille"
  ],
  "textContent": "Pour tout militant·e antifasciste et anti-impérialiste, la réponse à ces deux questions mérite assurément une « certaine clarté ». Il est pour le moins contre-productif de risquer ou de perdre la vie en se trompant d'ennemi, d'en négliger ou de s'allier avec certains d'entre eux.\n\nEt pourtant, pour les organisateurs-trices et au moins une partie « des milliers d'activistes provenant de plus de quarante pays des cinq continents » réunis à Porto Alegre du 26 au 29 mars 2026, la confusion ne semble pas si dramatique. L'important c'est de participer « aux mouvements qui existent réellement » et de se rassembler sous la bannière de l'« antifascisme », expliquent ainsi les délégué·es de la IVe Internationale (SU), l'une des principales organisations partie prenante de l'évènement.\n\nEn effet, les délégué·es font le bilan que la conférence constitue « un pas en avant extrêmement important dans la lutte contre le fascisme » bien que,\n\n_« la décision de rechercher un front uni antifasciste et anti-impérialiste a entraîné une certaine perte de clarté dans les déclarations communes, étant donné que les conceptions au sein de la gauche et des secteurs populaires sur des questions aussi fondamentales que : qui sont les fascistes ou néofascistes ; ou qui sont les impérialistes, varient considérablement »._\n\nAprès quatre jours de débats et la présence de délégué·es venu·es des quatre coins du monde, la confusion reste donc totale.\n\nMais pour les délégué·es de la IVe Internationale, un « large consensus » sur certaines formes de fascisme et d'impérialisme, « a contribué au succès de la conférence ».\n\nConcrètement, cela signifie que la déclaration finale dénonce bien le génocide en Palestine, les attaques étatsuniennes et israéliennes contre le Liban et l'Iran, « l'invasion du Venezuela » et le blocus et les menaces contre Cuba. Et dans ces cas, toutes les alliances semblent acceptables pour les organisateurs, y compris avec des régimes fascistes ou néofascistes. Un représentant non officiel de la République islamique d'Iran, plus précisément, Hossein Khaliloo, le « dirigeant religieux » du Centre Iman Al mahdi pour le dialogue au Brésil, l'une des principales représentations officieuses du régime en Amérique latine, a ainsi été « chaleureusement applaudi en plénière ». De même, le représentant officiel du gouvernement cubain a reçu une « ovation debout » .\n\nEn revanche, les deux principaux documents publiés par les organisateurs, à savoir l'appel initial et la déclaration finale (adoptée sans aucun débat et sans vote), ne contiennent pas un seul mot de solidarité pour nos camarades en Ukraine qui résistent au régime néofasciste et à l'impérialisme russes. Rien sur la répression en Iran, au Vénézuéla, en Chine ou à Cuba.\n\nTant pis pour les centaines de milliers de morts et blessés en Ukraine. Tant pis également, pour les dizaines de milliers d'irani·nes assassiné·es en janvier par les fascistes islamistes au pouvoir en Iran ou pour les prisonniers politiques de la République de Cuba et du régime Maduriste-Trumpiste au Vénézuéla. Et encore tant pis si l'histoire révèle, on ne peut plus clairement quant à elle, que cet antifascisme et cet anti-impérialisme à géométrie variable ont toujours fait le jeu du fascisme et de l'impérialisme « réellement existants ».\n\nEn clair, donc, pour le mouvement antifasciste « qui existe réellement », l'important est de dénoncer l'impérialisme étatsunien et le génocide à Gaza.\n\nTrois questions émergent alors des comptes-rendus critiques déjà disponibles.\n\nComment expliquer que des organisations ou des partis politiques qui se réclament du socialisme, du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et de la solidarité avec la résistance ukrainienne aient pu accepter la déclaration finale ? « Pourquoi n'ont-ils pas soumis et publié un « rapport minoritaire », une déclaration minoritaire ? » (Oakland Socialist, commentaires dans Aplutsoc) .\n\nDans quelle mesure la participation à ces évènements, caractérisés par « une certaine perte de clarté » contribue, ou non, à la construction de solidarité ? Faut-il ouvrir de nouveaux espaces de discussion réellement internationalistes ? (Débats au sein du Réseau européen de solidarité avec l'Ukraine - RESU et d'Aplutsoc)\n\nEt enfin, « le côté composition de ce rassemblement amène forcément une question : qui a financé ces journées ? » (Réseau Bastille). [1]\n\n**Camille Popinot** , membre de Gauche socialiste (Québec) et de la IVe Internationale (SU).\n\n* * *\n\n[1] Sur ce point, Oakland Socialist mentionne : \"Overall the Sao Paolo Forum plays a powerful role in Latin American left. This « Forum » is a rotten alliance of corrupt governments and campist « lefts ». The money of Chinese based multimillionaire « left » capitalist Roy Singham lurks behind much of the Forum – for example through the Singham-financed Tricontinental Institute of Vijay Prashad. It sounds like the Sao Paolo Forum played a big role in this conference\".",
  "title": "Qui sont les fascistes ? Qui sont les impérialistes ?",
  "updatedAt": "2026-04-07T12:32:12.000Z"
}