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  "textContent": "Voici un panorama des réactions des organisations syndicales et populaires au dernier budget Girard. Les communiqués sont publiés au fur et à mesure de leur parution et la revue de presse sera mise à jour régulièrement. Si vous avez des réactions à faire connaître, vous pouvez nous faire parvenir vos communiqués à redaction@pressegauche.org\n\n* * *\n\n**Budget provincial : les coupures au MRIF compromettent-elles l'avenir de la solidarité internationale du Québec ? - Association québécoise des organismes de coopération internationale**\n\nMontréal, le 19 mars 2026. L'Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) exprime de vives préoccupations face aux coupures de 6 millions de dollars annoncées pour les Relations internationales et la Francophonie (MRIF) dans le budget provincial déposé le 18 mars. Ces compressions risquent d'affaiblir l'ensemble de l'architecture québécoise de solidarité internationale, déjà fragilisée par les récentes coupures faites au programme Québec sans frontières qui soutient notamment le travail des organismes de coopération internationale avec leurs partenaires internationaux et l'engagement de jeunes Québécois et Québécoises dans leurs projets.\n\nUne tendance alarmante sur cinq ans\n\nCette réduction marque la cinquième année consécutive de coupures budgétaires au MRIF. Au cours de cette période, le budget consacré aux Relations internationales et à la Francophonie a diminué de 22,5 % alors que le budget total du Québec, lui, a augmenté de 16,5 %. Cette tendance préoccupante compromet la capacité du Québec à maintenir ses engagements internationaux et à honorer ses partenariats de longue date. Elle fragilise également la crédibilité du Québec comme acteur de solidarité internationale.\n\n« Réduire le financement du MRIF risque de mettre en péril des partenariats de longue durée avec des communautés et organisations du Sud global, a déclaré Michèle Asselin, directrice générale de l'AQOCI. Ces compressions affaiblissent la capacité du Québec à agir de manière cohérente et crédible sur les enjeux globaux, notamment en matière de droits humains, d'égalité des genres et de justice climatique. »\n\nL'AQOCI rappelle que plus de 70 organismes québécois œuvrent dans 91 pays en collaboration avec 1300 partenaires. En réduisant les moyens du MRIF, le Québec compromet non seulement sa capacité à former une relève engagée en solidarité internationale, mais également son rayonnement international et sa crédibilité sur la scène mondiale. Ces coupures pourraient également réduire les efforts d'éducation à la citoyenneté mondiale au Québec, essentiels pour renforcer la cohésion sociale et la compréhension des enjeux globaux.\n\n« Pour préserver l'intégrité de nos engagements internationaux, il est impératif que le MRIF conserve une enveloppe budgétaire qui lui permettra de respecter intégralement les ententes convenues dans le cadre du programme Québec sans frontières, a ajouté Michèle Asselin. La prévisibilité et la stabilité du financement sont essentielles pour maintenir des programmes structurants qui contribuent au rayonnement international du Québec. »\n\n* * *\n\n**Budget du Québec : Des choix budgétaires qui compromettent le milieu communautaire - Coalition des Tables Régionales d'Organismes Communautaires**\n\nQuébec, 19 mars 2026 - La Coalition des Tables régionales d'organismes communautaires (CTROC) dénonce avec vigueur un budget largement insuffisant qui ignore les besoins criants des organismes communautaires autonomes et met en péril leur capacité à répondre aux réalités de la population.\n\nAlors que la CTROC et ses membres ont documenté des besoins financiers de 911 millions de dollars, basés sur le montant total demandé par les organismes en 2025-2026 et adopté par leurs conseils d'administration dans le cadre du PSOC, le gouvernement n'annonce qu'un maigre investissement supplémentaire. La somme de 20 millions au financement à la mission au PSOC force ainsi des milliers d'organismes à se partager des sommes dérisoires. Cette réponse est non seulement insuffisante, elle est profondément déconnectée de la réalité terrain.\n\nDes conditions de travail intenables et un rattrapage historique ignoré\n\nDepuis des années, les organismes communautaires subissent une détérioration marquée de leurs conditions de travail : salaires non compétitifs, surcharge chronique, épuisement des équipes et difficulté à retenir le personnel témoignent d'un sous-financement structurel qui fragilise directement celles et ceux qui soutiennent les populations vulnérables.\n\nDéjà à bout de souffle, les équipes sont trop peu nombreuses pour faire face à des besoins qui ne cessent d'augmenter. À cette pression s'ajoute une précarité persistante : dans plusieurs organismes, l'accès à des assurances collectives ou à un régime de retraite demeure inexistant. Forcés d'en faire toujours plus avec des ressources limitées, les organismes s'enfoncent dans un cercle vicieux où la surcharge, l'instabilité et le manque de reconnaissance nuisent à l'attractivité et à la rétention du personnel. Le milieu communautaire s'appauvrit, alors que son rôle n'a jamais été aussi essentiel.\n\n« On ne peut pas continuer à financer des missions essentielles avec des réponses permanentes largement insuffisantes. Ce que l'on demande n'est pas un luxe : c'est la capacité minimale de remplir notre mission dans la dignité », affirme Daniel Cayley-Daoust, président de la CTROC.\n\nVers un détournement des responsabilités publiques\n\nDans un contexte où le réseau public de la santé et des services sociaux est lui-même fragilisé, la pression sur les organismes communautaires s'intensifie. De plus en plus, ceux-ci sont appelés à compenser les manques du réseau public, sans les ressources nécessaires et au risque de compromettre leur autonomie.\n\nLa CTROC rappelle que le financement à la mission est le principal rempart contre ce glissement dangereux. Sans celui-ci, les organismes risquent d'être instrumentalisés pour pallier les défaillances de l'État, au détriment de leur mission et des personnes qu'ils accompagnent. « En refusant d'investir adéquatement, le gouvernement fait un choix clair : celui de laisser la pression retomber sur les organismes et ultimement sur les communautés », déplore M. Cayley-Daoust.\n\nLe communautaire refuse de se taire\n\nCe budget survient à un moment critique. Partout au Québec, les besoins de base ne sont plus comblés pour une part grandissante de la population et la pression sur les organismes s'accentue. Face à ce mépris répété, le mouvement Communautaire à boutte annonce une vague de grève historique du 23 mars au 2 avril prochain. Des milliers d'organismes à travers le Québec se mobiliseront pour dénoncer un financement inadéquat, revendiquer des conditions de travail décentes et exiger un véritable respect de leur autonomie.\n\nLa CTROC réaffirme son appui entier à cette mobilisation et sera en grève afin de faire entendre les voix du milieu communautaire qui refusent de se taire.\nInvestir dans le communautaire, c'est investir dans la dignité et la justice sociale. À défaut de le faire, c'est l'ensemble du filet social québécois qui continue de s'effriter.\n\n* * *\n\n**Alors que la pression monte, le gouvernement n'offre aux OCASSS que 6 500$ - Table des regroupements provinciaux d'organismes communautaires et bénévoles**\n\nLa Table des regroupements provinciaux d'organismes communautaires et bénévoles (TRPOCB) [1] et ses membres expriment leur vive déception face à l'insuffisance du rehaussement destiné aux organismes communautaires autonomes du domaine de la santé et des services sociaux (OCASSS). En effet, le budget 2026-2027 ne prévoit que 20 millions $ pour l'enveloppe annuelle du PSOC pour la mission globale [2] soutenant plus de 3000 organismes qui rejoignent près du tiers de la population du Québec. 20M$ représentent à peine 1% du montant de 1,7G$ revendiqué [3] par la campagne CA$$$H (Communautaire autonome en santé et services sociaux – Haussez le financement) [4]. À ce rythme, il faudrait 85 budgets pour atteindre l'objectif fixé par le milieu.\n\nDans le contexte où l'enveloppe actuelle est de 955M$, n'y ajouter que 20M$ ne fait pas de différence dans le quotidien des groupes, puisque cela n'équivaut qu'à un rehaussement moyen d'environ 6 500$ par organisme pour la prochaine année.\n\nUn budget si décevant est d'autant plus insultant qu'il est annoncé alors que plus de 1 300 groupes s'apprêtent à débrayer à partir de la semaine prochaine, à l'appel du mouvement Le Communautaire à boutte [5]. Pour des groupes communautaires, recourir à la grève n'est pas anodin ; cela démontre qu'ils sont à bout de patience.\n\n« La CAQ a beau se vanter d'avoir fait mieux que le gouvernement précédent, les montants accordés pendant ses mandats n'ont jamais dépassé 40M$ (2019-2020) en plus d'être en dents de scie [6], descendant même jusqu'à 9M$ (2024-2025). Sachant que près de 3 millions de personnes fréquentent annuellement les OCASSS et y trouvent des lieux d'association, d'accompagnement et de soutien Par-Pour-Avec, c'est carrément indécent de si mal soutenir des groupes », s'indigne Stéphanie Vallée, présidente de la Table.\n\nLes demandes de soutien augmentent de manière exponentielle et la CAQ n'a pas agi suffisamment pour permettre aux groupes d'y répondre. Elle a laissé les conditions de travail se dégrader en n'augmentant pas significativement les subventions du PSOC. « En 2026, le salaire horaire moyen dans les groupes communautaires est aussi bas que 25$/heure. L'amélioration des conditions de travail est essentielle pour mettre fin à de perpétuels processus de recrutement et de formation de personnel. Les subventions pour la mission sont les seules permettant aux groupes de le faire. Sans elles, la population n'a pas accès au soutien auquel elle est en droit de s'attendre de la part des ressources qu'elle se donne » précise Karine Robinette, du comité de coordination de la campagne CA$$$H.\n\nNon seulement les sommes pour la mission globale ne répondent pas aux attentes des communautés [7], mais l'indexation qui devrait assurer le maintien de la valeur des subventions n'est pas au rendez-vous. Le Budget démontre que le ministre des Finances a refusé, cette année encore, d'appliquer la méthode proposée par la Table et relayée par plus de 50 mémoires prébudgétaires. Cette proposition vise à baser l'indexation annuelle sur l'Indice des coûts de fonctionnement du communautaire (ICFC) [8], lequel équivaut à un taux de 4% pour 2026. À défaut, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) n'indexera que de 2,1% les subventions du PSOC ; conséquemment, les OCASSS continueront de s'appauvrir.\n\nEn plus de mener la campagne _CA$$$H_, la Table répond à l'appel lancé par Le communautaire à boutte et débrayera du 23 mars au 2 avril prochains. Elle sera également présente aux côtés des groupes qui convergeront vers l'Assemblée nationale le 2 avril pour exprimer publiquement leurs revendications. « L'indignation face au budget d'aujourd'hui donne aux OCASSS des raisons supplémentaires de participer à des actions fortes, en plus d'alimenter leur motivation à porter des revendications audacieuses », conclue Mercédez Roberge, coordonnatrice de la Table.\n\nLa transformation sociale ne se fera pas sans maintenir la pression. À l'approche des élections, la Table entend multiplier les occasions de faire entendre les revendications des OCASSS, afin que le prochain gouvernement y réponde adéquatement.\n\n* * *\n\n**Un budget indécent qui met des vies en danger - L'R des centres de femmes du Québec**\n\nJeudi 19 mars 2026 — L'R des centres de femmes dénonce un budget largement insuffisant face à l'urgence des violences faites aux femmes. Alors que les féminicides continuent de se produire à un rythme alarmant au Québec, le gouvernement de la CAQ ne prévoit aucun investissement significatif pour soutenir les organismes qui agissent pourtant en première ligne.\n\n« Investir dans l'hébergement est nécessaire, mais ce n'est pas suffisant. Prévenir les féminicides, ça commence bien avant la crise, et ça, ce sont les centres de femmes qui le font », explique Stéphanie Vallée, de L'R.\n\nLe maigre rehaussement de 20 millions de dollars à la mission globale des OCASSS, soit environ 6 500 $ par organisme, est dérisoire et très loin des besoins réels. À titre comparatif, les centres de femmes membres de L'R auraient besoin d'un rehaussement d'environ 42 millions de dollars pour consolider leurs équipes et répondre adéquatement à leur mission. Pendant ce temps, ces organismes essentiels, qui jouent un rôle clé en prévention, en accompagnement et en intervention en matière de violences faites aux femmes, demeurent largement invisibilisés dans les mesures budgétaires.\n\n« La prochaine victime de féminicide est encore vivante. Qu'attend le gouvernement pour nous donner les moyens de sauver des vies ? », affirme Josée Larouche, membre du comité de coordination de L'R.\n\nLes centres de femmes sont des espaces clés pour briser l'isolement, soutenir les femmes et agir en amont des situations de violence. Avec un financement adéquat, ils pourraient en faire beaucoup plus pour prévenir l'irréparable.\n\nDans un contexte où le gouvernement prévoit des centaines de millions de dollars pour faire face aux « imprévus », il est inacceptable que les besoins connus et urgents du communautaire autonome soient ignorés. Investir dans les centres de femmes, c'est investir dans la santé, la sécurité et la vie des femmes.\n\n* * *\n\n**1000 nouveaux logements abordables prévus dans le budget Girard : trop peu pour faire face à la crise de l'inabordabilité, selon le FRAPRU - Front d'action populaire en réaménagement urbain**\n\nQUÉBEC, le 19 mars 2026 - Alors que la crise de l'inabordabilité du logement continue à prendre de l'ampleur, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) est déçu de l'insuffisance des moyens prévus par le Budget Girard pour permettre aux locataires du Québec d'en sortir durablement. Le FRAPRU espérait y trouver enfin un peu de garanties pour le développement du logement social. Or, l'organisme déplore que tout ce que prévoit le budget 2025-2026 soit le financement de 1000 logements « abordables » pour tout le Québec, alors qu'il demandait le financement de 10 000 logements sociaux.\n\n« Il est clair qu'avec 209 millions $ sur 3 ans pour la construction de nouveaux logements abordables et 90 millions $ pour prévenir l'itinérance et aider les personnes en situation d'itinérance sur un budget de dépenses de 134 milliards $, les crises sociales que sont celles du logement cher et de l'itinérance ne sont pas des priorités du gouvernement, même si le budget affirme être centré sur les priorités des Québécois », commente Véronique Laflamme.\n\nMince consolation pour les familles et les personnes mal-logées : le plan budgétaire prévoit que ces 1000 logements soient destinés aux ménages à faible et modeste revenus et principalement réalisés dans le Programme d'Habitation abordable du Québec (PHAQ). Cela laisse espérer qu'il y aura enfin un appel de projets dans le volet généraliste du PHAQ, ce qu'il n'y a pas eu depuis juin 2023. Le FRAPRU presse Québec de lancer sans attendre un appel de projets pour que les milliers de logements sociaux et communautaires en attente de financement puissent avoir une chance d'y déposer. Le regroupement dénonce depuis plusieurs mois le régime à plusieurs vitesses qui s'est installé pour l'accès aux minces fonds publics disponibles pour la création de logements et les pressions sur les organismes pour se plier à une nouvelle ingénierie financière basée sur l'inclusion de logements beaucoup plus chers que les loyers plafonds du PHAQ afin de diminuer la contribution gouvernementale.\n\nLe FRAPRU rappelle que les besoins sont énormes. Selon les données de Statistiques Canada, quelque 187 000 ménages locataires consacrant plus de 30 % de leurs revenus au loyer au Québec ont un revenu inférieur ou égal à 24 000 $ par an. Or, les logements qualifiés d'abordables, même dans le Programme d'habitation abordable Québec, le sont de moins en moins pour ces ménages. Ils se louent autour du loyer médian du marché qui explose. L'organisme rappelle que le PHAQ, mis en place par la CAQ, finance autant de logements privés que des logements sociaux, sans but lucratif. Seul le logement social sous ses différentes formes peut véritablement répondre à la capacité de payer des locataires à faible et modeste revenus, insiste le FRAPRU, qui s'inquiète de l'abandon du logement social par le gouvernement caquiste et de l'absence de cibles claires pour la création de tels logements.\n\nLe FRAPRU espère tout de même que les communautés qui portent des projets de logements sociaux et communautaires partout au Québec pourront rapidement voir leurs projets en développement être financés, notamment sur des terrains réservés à cette fin par des municipalités. En résumé, les 1000 logements abordables annoncés dans le budget pourraient enfin permettre à de nouveaux projets de logements sociaux d'être financés, mais, vu l'ampleur des besoins, il est clair pour le FRAPRU que les fonds seront écoulés très rapidement et que l'attente va perdurer pour plusieurs.\n\nLe FRAPRU espère maintenant que la Société d'habitation du Québec (SHQ) modifiera rapidement le PHAQ afin de s'assurer qu'il réponde réellement et durablement à la capacité de payer des locataires à faible et modeste revenus qu'il vise à aider. Selon le groupe, il est évident que Québec ne devrait pas financer le privé avec des fonds publics déjà insuffisants destinés à la réalisation de nouveaux logements abordables. « Avec aussi peu de financement, on ne peut se permettre de dilapider les fonds publics dans des logements dont l'abordabilité n'est pas pérenne et qui ne contribuent pas à grossir le patrimoine collectif du logement social sans but lucratif pour les générations futures », insiste Véronique Laflamme.\n\nQuébec avait largement les moyens de faire plus\n\nLe gouvernement se targue dans le Plan budgétaire d'avoir priorisé l'amélioration des conditions de vie et fourni des efforts importants dans la prévention de l'itinérance depuis 2018. Ce n'est pas l'impression du FRAPRU. Depuis 2018 le loyer moyen a augmenté de plus de 60 % au Québec, beaucoup plus que le revenu des locataires et des quintiles de la population les moins riches. Le FRAPRU s'inquiète que les mesures insuffisantes prévues dans le budget pour développer rapidement des alternatives aux logements privés trop chers, alors que la très grande majorité des logements neufs construits se louant à des prix exorbitants, ne permettent pas d'empêcher l'itinérance d'augmenter.\n\nAlors que le gouvernement québécois s'est privé depuis 2018 de revenus importants avec les baisses d'impôt et la baisse de taxes scolaires et que des mesures fiscales progressives auraient permis de rapporter des milliards supplémentaires aux coffres de l'État, le FRAPRU est convaincu que le ministre des Finances aurait pu faire beaucoup mieux. Il note que les nouvelles mesures mises en place depuis 2018 pour favoriser l'accès à la propriété ont coûté 3 milliards $. « La protection et la mise en œuvre des droits économiques et sociaux, comme celui à un logement décent doit se faire au maximum des ressources disponibles, selon les engagements que le Québec a pris devant la communauté internationale. On peut affirmer que, malgré des investissements ciblés et ponctuels, le Québec faillit à ses obligations », conclut Véronique Laflamme.\n\nMaisons Canada pourrait maintenant changer la donne\n\nAfin d'augmenter les objectifs de développement du logement social dans les prochains mois, le FRAPRU espère que le Québec, qui s'est réjoui de l'entente avec Ottawa le 21 janvier dernier à propos de Maisons Canada, mettra tout en œuvre pour que ce type de logements soit priorisé. On comprend, à la lecture du budget, que le Québec ne recevra pas les sommes du fédéral pour les logements abordables promis par Ottawa, qui les financera directement. La part à laquelle le Québec est en droit de s'attendre des premiers 13 milliards de Maisons Canada s'élèverait normalement à 3 milliards $. Si les fonds étaient concentrés pour soutenir le financement de logements sociaux, ils permettraient à eux seuls de financer plus de 10 000 logements sociaux — un minimum par année selon le FRAPRU — afin que la trop maigre part de 10 % occupée par le logement social sur le parc locatif puisse progresser.\n\nMinces soulagements : quelques mesures ciblées du budget bien reçues\n\nAu rang des rares mesures ciblées accueillies plus favorablement, le FRAPRU souligne :\n\n**–** Les 185,6 M $ pour le renouvellement des unités de supplément au loyer qui arrivaient à échéance et qui permettent aux locataires à faibles revenus de ne payer que 25 % de leur revenu pour se loger. Sauf pour les cas spécifiques de personnes en situation d'urgence ou de vulnérabilité, le FRAPRU souhaite que ce programme soit modifié pour être réservé aux logements de propriété sociale et collective.\n\n**–** Les 52,7 M$ pour le financement du déficit d'exploitation de HLM dont l'entente d'exploitation avec le fédéral est terminée et des 235,5 M$ pour leur entretien. À l'instar de la Fédération des locataires de HLM, le FRAPRU souligne que c'est le strict minimum et que les investissements dans le maintien du parc de logements publics devront augmenter dans les prochaines années.\n\n**–** Les 7,7 M $ pour la poursuite de l'aide aux ménages sans-logis et à la recherche de logement et les 21,4 M$ pour 1000 nouveaux suppléments au loyer d'urgence autour du 1er juillet. Ces sommes, nécessaires pour aider les locataires autour de la période des déménagements, sont inclues dans les 90 M $ prévus pour aider les personnes en situation d'itinérance ou à risque de le devenir qui dans les faits prévoient comme seule nouvelle mesure 24,8 M$ qui visent à permettre la continuité de services avec les fin de programmes fédéraux qui n'étaient déjà pas suffisants pour répondre aux besoins selon les regroupements d'organismes communautaires impliqués dans la lutte à l'itinérance comme le Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).\n\n**–** Les 30 M$ pour la poursuite du Programme d'adaptation à domicile (PAD), même si ces sommes sont insuffisantes pour répondre à la forte demande de personnes en situation de handicap, trop souvent prisonnières de logements inadaptés.\n\n**–** Les 20,9 M $ pour assurer le maintien d'un parc accessible au Nunavik, même s'il est connu que les besoins de logement de la population du Nunavik nécessiteraient des investissements plus ambitieux.\n\n**–** Les 185,6 M $ pour le renouvellement des unités de supplément au loyer qui arrivaient à échéance et qui permettent aux locataires à faibles revenus de ne payer que 25 % de leur revenu pour se loger. Sauf pour les cas spécifiques de personnes en situation d'urgence ou de vulnérabilité, le FRAPRU souhaite que ce programme soit modifié pour être réservé aux logements de propriété sociale et collective.\n\n* * *\n\n**Budget provincial : la Coalition solidarité santé s'inquiète des impacts du budget provincial - Coalition solidarité santé**\n\nQUÉBEC, le 19 mars 2026 - La Coalition solidarité santé, qui regroupe un large éventail d'organisations communautaires autonomes, de défense des droits, syndicales et citoyennes, s'inquiète vivement du budget d'austérité présenté par le gouvernement de la CAQ. Selon la Coalition, ce budget ne permettra pas de stopper l'effritement du système public de santé ni de renforcer adéquatement le secteur communautaire autonome. Il traduit également un manque de volonté d'agir sur les déterminants sociaux de la santé, ce qui risque d'aggraver les crises sociales déjà bien présentes au Québec.\n\nEn santé, les investissements annoncés sont nettement insuffisants pour réparer les dommages liés à l'austérité. Une telle approche forcera un nombre croissant de personnes à se tourner vers le privé pour accéder à des soins et services essentiels, souvent à grands frais. Le sous-financement compromet également le virage nécessaire vers un véritable soutien à domicile public et limite la capacité du Québec à faire face au vieillissement de la population.\n\n« La CAQ fait preuve d'un flagrant manque de vision en santé et de services sociaux. Le manque de financement ouvre la voie à une privatisation accrue et à la marchandisation de la maladie. À terme, la population paiera plus cher pour un système moins efficace, comme on l'observe partout où ce modèle a été imposé », affirme Hugo Vaillancourt, président de la Coalition solidarité santé.\n\nLa Coalition solidarité santé est également déçue, bien que sans surprise, de l'absence de mesures concernant l'assurance médicaments. Il s'agit pourtant d'une question cruciale pour la population alors que de plus en plus de personnes se privent de médicaments faute de moyens. « Le gouvernement passe à côté d'une occasion de remettre de l'argent dans les poches de la population tout en voyant un retour sur investissement à moyen terme, quand il prévoit lui-même qu'il en aura besoin. », déplore Geneviève Lamarche, coordonnatrice de la Coalition.\n\nDepuis 2018, nous avons sans relâche sensibilisé ce gouvernement à la pertinence d'un régime public et universel d'assurance médicaments. Il s'agit non seulement d'une politique publique favorisant la justice sociale, mais cela permettrait également de générer des économies de plusieurs milliards de dollars par année. Alors que des élections auront lieu en octobre prochain, notre coalition insiste sur la nécessité de revoir la Loi sur l'assurance médicaments dans un contexte où celle-ci aura 30 ans cette année et pour face aux défis actuels.\n\n« La mise en place d'un véritable programme public de soutien à domicile, ainsi qu'une assurance médicaments universelle et gratuite, sont des solutions éprouvées pour améliorer l'efficacité du système et mieux contrôler les coûts. Comment expliquer que le gouvernement refuse toujours d'aller dans cette direction ? », questionne Geneviève Lamarche.\n\nLes organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux — pourtant essentiels au filet social québécois — continuent eux aussi de subir les effets du sous-financement. Ce manque de ressources, combiné à l'inaction sur les déterminants sociaux de la santé, comme le logement social ou la lutte contre la pauvreté, fragilise encore davantage le tissu social de la province.\n\n« Le gouvernement actuel agit sans vision pour l'avenir de la société québécoise. On peut se demander pour qui il travaille réellement et quels sont ses véritables objectifs. S'il souhaite créer une société affaiblie, où les personnes sont laissées à elles-mêmes et où le privé profite des maladies, ce budget s'inscrit clairement dans cette voie. Mais si l'ambition est d'offrir un système de santé public fort, un milieu communautaire solide et des conditions favorables à la santé et au bien-être de toute la population, alors ce budget est un échec qui témoigne d'un manque de courage et de vision politique », conclut Hugo Vaillancourt.\n\n* * *\n\n**Le RIIRS réagit au budget provincial 2026-2027 - Un budget sobre qui laisse les aînés derrière - Regroupement interprofessionnel des intervenantes retraitées des services de santé**\n\nQUÉBEC, le 19 mars 2026 - Le Regroupement interprofessionnel des intervenantes retraitées des services de santé (RIIRS) exprime sa profonde inquiétude à la suite du dépôt du budget 2026‑2027 du gouvernement du Québec. Présenté comme un budget « sobre » et axé sur la discipline financière, celui‑ci ne comporte aucune mesure nouvelle significative pour répondre aux besoins croissants des personnes aînées, particulièrement en matière de soutien à domicile, de maintien de l'autonomie et de la hausse du coût de la vie.\n\nAlors que le Québec fait face à un vieillissement accéléré de sa population, le gouvernement maintient un déficit de 8,6 milliards de dollars et concentre ses efforts sur un retour à l'équilibre budgétaire d'ici 2029‑2030. Un objectif louable, certes, mais qui se fait au détriment des services essentiels aux aînés, dont les besoins augmentent année après année.\n\nUn angle mort persistant : le soutien à domicile\n\nMalgré les constats répétés des experts, des organismes et de la Commissaire à la santé et au bien‑être, le budget 2026‑2027 ne prévoit aucun investissement additionnel majeur pour renforcer ce pilier essentiel du maintien de l'autonomie. Les aînés vivant chez eux — la grande majorité — demeurent confrontés à des services insuffisants, fragmentés et souvent inaccessibles.\n\n« Nous sommes extrêmement préoccupés par l'absence de mesures structurantes pour soutenir les aînés qui souhaitent demeurer à domicile. Le gouvernement reconnaît l'importance du vieillissement de la population, mais ce budget ne reflète pas l'urgence d'agir », déclare Mme Solange Tremblay, présidente du RIIRS.\n\nDes choix budgétaires qui ignorent la réalité des aînés\n\nLe budget met l'accent sur la rigueur et la continuité, mais évite toute mesure ambitieuse pour répondre aux défis pressants :\n\n**–** aucune bonification du crédit d'impôt pour maintien à domicile ;\n\n**–** aucune stratégie renforcée pour prévenir la perte d'autonomie ;\n\n**–** aucune action structurante pour améliorer l'accès au logement adapté ;\n\n**–** aucune amélioration ciblée pour les CHSLD, malgré les besoins criants en personnel et en qualité de vie.\n\nPendant ce temps, les familles continuent de porter un fardeau grandissant, et les inégalités s'accentuent pour les personnes qui n'ont ni les moyens financiers ni les réseaux de soutien nécessaires.\n\nUne politique sans financement : un risque de déception\n\nLe RIIRS rappelle qu'il a déposé un mémoire dans le cadre de l'élaboration de la Politique nationale de soutien à domicile, rendue publique en janvier 2026. Bien que cette politique constitue un pas important vers une reconnaissance formelle du maintien de l'autonomie, le budget 2026‑2027 n'alloue pas les ressources nécessaires à sa mise en œuvre réelle.\n\n« Nous avons présenté des recommandations réalistes et essentielles pour assurer un véritable maintien de l'autonomie des aînés vivant à domicile. La Politique nationale de soutien à domicile existe maintenant, mais sans investissements concrets, elle risque de demeurer une déclaration d'intention plutôt qu'un levier de transformation », souligne Mme Tremblay.\nDans un contexte où le vieillissement de la population s'accélère, il est impératif de reconnaître que le maintien de l'autonomie ne peut reposer uniquement sur les individus et leurs familles. Il s'agit d'un enjeu collectif qui exige une vision à long terme et des engagements financiers à la hauteur des besoins. Investir dans des programmes et des services qui soutiennent cette autonomie, c'est bâtir une société inclusive, solidaire et durable.\n\nÀ quelques mois des élections, le gouvernement choisit la prudence budgétaire plutôt que l'audace sociale. Le RIIRS exhorte le gouvernement à reconnaître la réalité des aînés et la diversité de leurs besoins — des besoins essentiels, urgents et encore trop souvent laissés de côté.\n\n* * *\n\n**Budget : le SCFP salue l'aide aux médias - Syndicat canadien de la fonction publique**\n\nMONTRÉAL, le 19 mars 2026 - Le SCFP-Québec et le Syndicat des employé(e)s de TVA (SCFP 687) accueillent avec soulagement la décision du ministre des Finances d'élargir son aide aux médias pour les stations de radio et de télévision qui produisent des nouvelles. Concrètement, le gouvernement a annoncé un crédit d'impôt de 40 millions de dollars de plus sur cinq ans pour couvrir tout ce qui a trait à la production d'information factuelle (recherchistes, caméramans, monteurs).\n\n« Cette aide est cruciale. Nous sommes contents de voir que les efforts mis conjointement avec l'employeur pour convaincre le gouvernement de la nécessité de ce financement ont enfin porté fruit. Espérons maintenant que cet argent permettra de récupérer et de sauvegarder des emplois de qualité dans nos stations partout au Québec », de dire Carl Beaudoin, président du SCFP 687.\n\nLe SCFP-Québec et son secteur des communications tiennent à remercier les ministres de la Culture et des Communications ainsi que des Finances, sans oublier les représentants de leur cabinet respectif, pour leur écoute. Dans un contexte de fermeture de nombreuses salles de nouvelles et de la montée de la désinformation, cette aide est une rare bonne nouvelle pour la démocratie.\n\n« Avec toutes les compressions subies au cours des dernières années, cette décision a l'effet d'un baume et contribuera à pérenniser la production d'information locale et d'intérêt public par les stations de télévision et de radio pour lesquelles travaillent nos membres. On espère que rapidement cette aide aura une incidence positive sur l'information régionale et qu'on augmentera le nombre de ressources pour la production et la collecte d'information locale », d'ajouter Steve Bargone, conseiller syndical et coordonnateur du secteur des communications du SCFP-Québec.\n\nMaintenant, il est plus qu'urgent que le gouvernement du Canada offre la même aide, comme il le fait déjà pour la presse écrite.\n\n* * *\n\n**Budget 2026-2027 et enseignement supérieur : une stabilisation qui ne corrige pas le sous-financement chronique des universités - Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université**\n\nMONTRÉAL, le 19 mars 2026 - La Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université (FQPPU) note la hausse de 5,5 % des crédits alloués à l'enseignement universitaire annoncée dans le budget 2026-2027, tout en déplorant l'absence de mesures pour combler le manque à gagner imputable aux récentes décisions gouvernementales. Entre l'adoption du projet de loi 74, plafonnant les admissions internationales, et le sous-financement chronique du réseau, ce gouvernement laisse les universités québécoises dans un état critique.\n\n« Ce budget évite que la situation ne se dégrade davantage, mais il ne corrige en rien le sous-financement structurel de nos universités, identifié par tous les acteurs du milieu (dont la Table des partenaires universitaires et le Bureau de coopération interuniversitaire). On sauve les meubles, mais on laisse la maison brûler », déclare Madeleine Pastinelli, présidente de la FQPPU. « Sur le fond, ce qui est le plus frustrant, c'est que ce gouvernement tente de stabiliser aujourd'hui une situation qu'il a lui-même aggravée par ses décisions des dernières années. Le prochain gouvernement devra s'attaquer au rattrapage si le Québec veut redevenir un phare en matière d'enseignement supérieur. »\n\nLe bilan : une crise provoquée\n\nEn moins d'un an, le gouvernement a multiplié les décisions qui fragilisent les universités québécoises. Le projet de loi 74, adopté en décembre 2024, donne à l'État le pouvoir de plafonner les admissions internationales, privant les universités d'une source de revenus essentielle et portant atteinte à leur autonomie.\n\nLe budget 2025-2026 a ensuite gelé le financement des universités. Résultat : un déficit estimé à 47 millions de dollars pour l'ensemble du réseau en 2025-2026, des bâtiments qui se dégradent et des professeur•es de plus en plus en surcharge de travail.\n\nCes décisions s'ajoutent au sous-financement chronique des universités québécoises.\n\nInvestissements reconnus, mais insuffisants\n\nLa FQPPU reconnaît la hausse de 3,7 % du budget de l'enseignement supérieur, qui passe de 11,3 G$ à 11,7 G$. Ces mesures visent à préserver les services actuels et à tenir compte de la croissance de la population étudiante. Toutefois, mentionnons de nouveau que ces investissements ne font que stabiliser une situation que le gouvernement a lui-même dégradée.\n\nUn fonds « éventuel » : un aveu d'insuffisance\n\nLa création d'un fonds de 100 M$ pour « répondre aux besoins éventuels » des établissements constitue un aveu du fait que le financement de base demeure inadéquat. Cette approche réactive ne permet pas aux universités de planifier adéquatement la mise en œuvre de leurs missions d'enseignement et de recherche.\n\nUn défi de taille pour le prochain gouvernement\n\nCe budget clôt le mandat d'un gouvernement qui aura d'abord affaibli les universités par des décisions malavisées, avant de tenter de stabiliser une situation de son propre fait. Le prochain gouvernement héritera du même sous-financement du réseau universitaire et des mêmes défis d'attractivité.\n\n« Les universités québécoises sont un levier essentiel de développement économique, social et culturel », conclut Madeleine Pastinelli. « Mais pour ce faire, il faudra plus que des mesures de maintien : il faudra une vision et des investissements à la hauteur de nos ambitions collectives. Et surtout, il faudra cesser de saboter ce que l'on prétend soutenir. »\n\nLa FQPPU continuera de plaider pour un financement adéquat, prévisible et essentiellement public des universités, dans l'intérêt de la recherche, de l'enseignement et de la société québécoise.\n\n* * *\n\n**Budget 2026-2027 : Un budget sans perspective pour la population étudiante - Fédération étudiante collégiale du Québec**\n\nQUÉBEC, le 19 mars 2026 - À la suite de la publication du budget 2026-2027 du gouvernement de la CAQ, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) dresse un constat clair : malgré quelques montants intéressants, ce budget manque d'ambition et ne corrige en rien les reculs imposés au réseau collégial au cours des dernières années.\n\nAprès lecture, le réseau de l'enseignement supérieur n'a rien à célébrer ni à craindre : le gouvernement choisit le statu quo. Pour un budget préélectoral, les attentes étaient pourtant élevées.\n\nAlors qu'en 2021 le gouvernement lançait le Plan d'action sur la réussite et le Plan d'action sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur, ces programmes, pourtant reconnus pour leur efficacité, sont totalement absents du budget 2026‑2027. Par ailleurs, malgré un investissement annoncé pour les Banques alimentaires du Québec, le réseau de l'enseignement supérieur ne devra pas s'attendre à avoir accès à un fonds d'urgence nécessaire pour lutter contre l'insécurité alimentaire sur les campus. Enfin, la rémunération des stages reste, encore une année, la grande absente des priorités budgétaires.\n\nAlors que plusieurs acteurs espéraient que le budget apporte enfin de bonnes nouvelles pour l'enseignement supérieur, la FECQ déplore que les compressions de 151 M$ imposées aux cégeps n'aient toujours pas été annulées. Les établissements devront continuer d'en absorber les conséquences, tout en composant avec un gel de recrutement qui fragilise les services étudiants.\n\nSur le plan des infrastructures, le constat demeure tout aussi décevant. Le gouvernement investit le strict minimum pour pouvoir affirmer que ses objectifs financiers sont atteints, mais après deux années consécutives sans aucune donnée publique sur l'état du parc immobilier collégial, il est impossible de déterminer si la situation s'est aggravée. Les chiffres qu'avance le gouvernement deviennent ainsi impossibles à interpréter de manière crédible. Sur le terrain, les infrastructures des cégeps continueront de se détériorer, les salles de classe resteront surchargées et les personnes étudiantes continueront à se faire refuser faute de places disponibles.\n\n« Si le gouvernement souhaitait se dégager des allégations d'austérité, il y est parvenu, mais sans offrir de véritable vision. Ce qui aurait pu être un budget audacieux, aligné sur les priorités de la population québécoise, se transforme en exercice fade, sans personnalité, qui se contente de répondre aux critiques plutôt que de bâtir l'avenir. » constate Christopher Zéphyr, président de la FECQ.\n\nCe budget est le reflet direct des choix budgétaires des dernières années. En refusant de corriger ses propres erreurs, le gouvernement prive encore une fois les personnes étudiantes des conditions nécessaires à leur réussite et laisse l'enseignement supérieur dans un état préoccupant.\n\n* * *\n\n**Budget du Québec 2026 - Enfin un appui aux médias électroniques - Fédération de la culture et des communications-CSN**\n\nMONTRÉAL, le 18 mars 2026 - La Fédération nationale des communications et de la culture-CSN (FNCC-CSN) salue avec beaucoup d'enthousiasme la création du crédit d'impôt remboursable pour les médias d'information québécois, qui inclut finalement les salles de nouvelles des médias électroniques.\n\n« C'est une revendication historique pour laquelle nous militons depuis des années. De même que la hausse du seuil salarial admissible. Bravo ! La survie de l'information professionnelle en dépend », réagit la présidente de la FNCC-CSN, Annick Charette.\n\nLa FNCC-CSN tient aussi à souligner l'annonce de la bonification du programme Aide au fonctionnement pour les institutions muséales, qui souffre de sous-financement chronique, spécifiquement en ce qui concerne les musées en régions éloignées. À cet égard, la reconnaissance de l'incontournable mission du Musée McCord est aussi à signifier.\n\n« Le maintien du financement des activités culturelles à l'école est aussi une excellente nouvelle, car la promotion de la souveraineté culturelle québécoise passe d'abord par la connaissance de celle-ci, et les jeunes publics doivent y être exposés dès le plus jeune âge », ajoute la présidente.\n\nFinalement, la volonté du ministre de la Culture et des Communications concernant la mise en œuvre de certains pans du rapport du Groupe de travail sur l'avenir de l'audiovisuel au Québec donne espoir que les choses bougeront à l'égard de cette industrie sous haute tension.\n\nLes membres de la FNCC-CSN qui œuvrent dans les secteurs concernés par ces annonces reconnaissent les efforts faits pour les soutenir. L'avenir et la vitalité de la culture québécoise se dessineront dans la poursuite de ces investissements et dans une vision de l'apport essentiel des travailleurs et travailleuses de la culture et des médias.\n\n* * *\n\n**Budget 2026-2027 - La colère monte dans le milieu communautaire et la riposte s'organise - Réseau québécois de l'action communautaire autonome**\n\nKÉ'BEC/QUÉBEC, le 18 mars 2026 - Le Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA) s'indigne du budget austère de la CAQ, qui tourne le dos au filet social, dont les groupes d'action communautaire autonome (ACA) constituent une assise incontournable. Le gouvernement ignore une fois de plus les besoins criants des 4 500 organismes du milieu et ce, malgré l'annonce d'une vague de grève sans précédent qui sera déclenchée la semaine prochaine, à l'initiative du mouvement Communautaire à boutte.\n\nAlors que nous entamons la dernière année du Plan d'action gouvernemental en action communautaire (PAGAC 2022-2027), le RQ-ACA souligne la confirmation, obtenue à sa demande, de l'intention du ministre Girard d'élaborer un prochain plan pour 2027-2032.\n\nOn aurait néanmoins espéré un budget qui va plus loin que le maintien des sommes déjà promises. En réalité, Québec n'injectera qu'un maigre 32 millions $ supplémentaires pour les organismes du domaine de la Santé et les services sociaux, dont 12 M$ pour les organismes en violence conjugale. Ces investissements se situent bien en deçà des besoins que nous évaluons à 2.6 G$ pour l'ensemble de l'action communautaire autonome. Aucune annonce quant à une indexation des subventions selon l'indice des coûts de fonctionnement communautaire (ICFC), ce qui nous plongera dans un autre cycle d'appauvrissement.\n\n« Les quelques 50 000 travailleuses et travailleurs d'ACA sont au bout du rouleau, affirme Caroline Toupin, coordonnatrice du RQ-ACA, et ce ne sont pas les quelques miettes dispersées dans certains secteurs qui vont freiner la mobilisation. Nous sommes confronté•e•s à une détresse psychologique, un épuisement généralisé et à des conditions salariales indécentes, avec un écart salarial allant jusqu'à 42 % avec la moyenne québécoise. C'est un enjeu d'équité car ce sont majoritairement les femmes qui sont touchées par cette situation intenable, tant sur le plan des travailleuses que des personnes soutenues », insiste la porte-parole.\n\nLes voyants sont au rouge. À l'heure actuelle, c'est la survie des organismes qui est en jeu car le gouvernement ne contribue, en moyenne, qu'à 17,5% de leur budget de fonctionnement, les forçant à multiplier les projets par ententes de financement non récurrentes pour joindre les deux bouts. Il faudrait minimalement doubler cette contribution, mais le gouvernement refuse d'agir. Le « saupoudrage » doit cesser au profit d'une reconnaissance pleine et entière à la hauteur de leur contribution sociale, économique et démocratique.\n\n« Actuellement, notre travail est invisible et non reconnu. Ça suffit les tapes dans le dos et la langue de bois ! Ça nous prend des engagements sérieux et sans équivoque quant à notre autonomie et notre financement. C'est pourquoi le RQ-ACA soutient le mouvement Le communautaire à boutte et répond présent à l'appel à la grève qui aura lieu du 23 mars au 2 avril prochain », conclut Caroline Toupin.\n\n* * *\n\n**Budget Québec 2026-2027 : 1,3 M$ de plus pour l'action communautaire autonome en éducation alors que les besoins supplémentaires sont de plus de 46,4 M$ - Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec**\n\nMONTRÉAL, le 18 mars 2026 - Le Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ) constate que le rehaussement du budget du Programme d'action communautaire sur le terrain de l'éducation (PACTE) du ministère de l'Éducation se limite à 1,3 million de dollars, alors que les besoins additionnels se chiffrent à plus de 46,4 millions de dollars.\n\nPour le seul réseau des groupes d'alphabétisation populaire, composé de 131 organismes, les besoins exprimés se chiffrent à plus de 22,5 millions de dollars supplémentaires.\n\n« Le RGPAQ regrette que les 222 organismes reconnus et financés par le PACTE devront encore patienter avant de pouvoir consolider et développer leur capacité d'action et ainsi répondre aux besoins des populations à qui ils s'adressent. Nous nous attendons au moins à ce que leur subvention à la mission soit indexée, ce qui leur permettra tout juste de maintenir le même niveau d'activités qu'en 2025-2026 », souligne Caroline Meunier, coordonnatrice politique du RGPAQ.\n\nRappelons que les organismes d'action communautaire autonome reconnus et financés par le ministère de l'Éducation œuvrent dans les domaines de l'alphabétisation populaire, la prévention de l'analphabétisme, la formation continue ou encore la lutte au décrochage et le raccrochage scolaire (écoles de la rue). Ces organismes s'adressent à des populations, dont les besoins éducatifs sont diversifiés et parmi lesquelles on retrouve des personnes qui vivent ou sont à risque d'exclusion sociale et économique. Ils contribuent donc à outiller les personnes les fréquentant afin qu'elles puissent améliorer leurs conditions de vie et exercer en toute autonomie leurs droits et leurs multiples rôles sociaux dans un monde de plus en plus complexe et exigeant.\n\n« Au Québec, 22 % des adultes québécois âgés de 16 à 65 ans, soit plus de 1,2 million de personnes, ont un très faible niveau de littératie et moins de 5 % sont en démarche d'alphabétisation populaire. Les défis sont énormes pour rejoindre ces personnes. Et une fois ces personnes rejointes, l'accompagnement offert par les organismes d'alphabétisation populaire se déploie avec des moyens limités et repose sur de petites équipes à qui l'on ne peut offrir que de modestes conditions de travail », déplore Caroline Meunier.\n\nLe RGPAQ et ses 78 groupes membres constatent encore et toujours que le financement qui leur est octroyé n'est pas à la hauteur de la tâche qui les attend au quotidien. Le RGPAQ estime même qu'il faudrait tripler l'enveloppe du PACTE pour que l'ensemble des organismes réalise pleinement leur mission sociale et éducative. « Si le dernier budget du gouvernement actuel n'est pas à la hauteur de nos attentes, nous espérons que tous les partis aspirant à diriger le Québec comprendront l'urgence d'agir et s'engageront à assurer la consolidation et le développement des organismes d'action communautaire autonome, dont la pertinence de la mission sociale et éducative n'est plus à démontrer », conclut madame Meunier.\n\n* * *\n\n**Budget provincial 2026 : un manque de vision de la CAQ pour reconstruire un Québec en santé - Fédération de la santé et des services sociaux-CSN**\n\nMONTRÉAL, le 18 mars 2026 - La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) accueille avec amertume le budget de la Coalition avenir Québec (CAQ) présenté plus tôt aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Ce budget, qui se devait de répondre aux crises sociales en cours, de réparer les dégâts causés par l'austérité en santé et de compléter le réseau de services de garde éducatifs à l'enfance rate la cible, même si le pire semble évité à court terme en santé.\n\nLe Québec fait actuellement face à plusieurs crises sociales. Devant ces nombreux défis, la CAQ n'a pas cru bon prendre ses responsabilités afin de répondre convenablement aux besoins de la population. « Le réseau de la santé et des services sociaux va mal et ne parvient plus à répondre aux besoins grandissants de la population, souligne Réjean Leclerc, président de la FSSS-CSN. Malheureusement, le gouvernement a manqué de courage et n'a pas su s'engager dans des mesures fortes qui auraient permis de se sortir de la crise qui a cours actuellement dans le réseau de la santé et des services sociaux. »\n\nDes établissements qui demeureront vétustes\n\nAlors que plusieurs établissements du réseau de la santé et des services sociaux tombent littéralement en ruine, la Fédération s'explique mal le choix du gouvernement de réduire le budget accordé aux infrastructures. « Il y a de quoi s'inquiéter de l'avenir de nos hôpitaux et de leur capacité à continuer de prodiguer des soins et d'offrir des services dans de telles conditions, renchérit Réjean Leclerc. Si le gouvernement avait comme souhait réel d'améliorer le réseau, il aurait fait preuve de courage et aurait choisi de prioriser ces investissements, plutôt que de se limiter aux dépenses minimales qui décroîtront au cours des prochaines années. »\n\nLes dépenses administratives grandissantes de Santé Québec\n\nAvec des effectifs réduits de près de 5% en un an seulement, le personnel administratif paie les frais du régime minceur imposé par Santé Québec. Malgré cette baisse de personnel, cela n'a toutefois pas empêcher les coûts administratifs d'exploser, sans compter les 132M$ de dépenses administratives supplémentaires prévues en 2025-2026. « Il n'y a vraiment pas de quoi se réjouir de l'équilibre comptable presqu'atteint dont se vante Santé Québec, gronde Réjean Leclerc. Ces sommes économisées sont redirigées soit pour nourrir la bureaucratie de Santé Québec elle-même, soit vers des firmes privées externes qui facturent l'État à grands frais, et ce, au détriment des soins et des services offerts à la population et sur le dos du personnel administratif. C'est totalement inacceptable. »\n\nConversions de places en services éducatifs : un petit pas dans la bonne direction\n\nEn amont du dépôt du budget, une conversion de 5 000 places en services éducatifs non subventionnés en places subventionnées avait déjà été annoncé comme mesure afin d'aider les familles face à la hausse du coût de la vie. Malgré cela, ce plus de 30 000 enfants n'auront toujours pas accès à une place en service éducatif sans but lucratif. « Même si nous nous réjouissons de cette nouvelle, notamment pour les parents qui pourront enfin bénéficier de ces places, il n'en demeure pas moins qu'il reste encore beaucoup de travail à faire afin de compléter le développement du réseau des services éducatifs sans but lucratif, ajoute Réjean Leclerc. Et au-delà de la conversion des places, il faut toutefois se rappeler que ces services éducatifs recevront des fonds publics qui ne seront pas pleinement réinvestis. Les profits réalisés iront plutôt directement dans les poches des propriétaires, contrairement aux CPE qui réinjectent les sommes dans les services qu'ils offrent. »\n\nLes organismes communautaires, les grands négligés\n\nNotre filet social est hautement fragilisé par la hausse du coût de la vie. Pour maintenir une population en bonne santé globale, il aurait été judicieux de donner aux organismes communautaires les moyens nécessaires qui leur permettrait de continuer de réaliser leur mission d'intervention. « Les organismes communautaires sont des ressources essentielles pour les plus vulnérables de notre société, rappelle Réjean Leclerc. En sous-finançant leurs services et leurs activités, le gouvernement met volontairement un pan de la population à risque de se retrouver dans des situations encore plus précaires. » À cela s'ajoute l'abandon total du développement des logements sociaux par la CAQ avec une maigre annonce de 1000 nouveaux logements dits abordables.\n\nDes sources de revenus supplémentaires volontairement ignorées\n\nAvec son régime fiscal actuel, il n'est actuellement pas possible pour la CAQ de récupérer davantage de sommes qui permettraient une meilleure distribution de la richesse et des mesures de financement adéquates. Pour ce faire, une réforme de la fiscalité était nécessaire. À terme, elle aurait pu engendrer des milliards de revenus. « Le gouvernement est rendu maître dans l'art de se priver soi-même de revenus substantiels, note Réjean Leclerc. Il aurait été possible de générer des nouveaux revenus en faisant autre chose que des compressions budgétaires. La CAQ choisi plutôt de nous condamner collectivement à voir notre société se fragiliser davantage. »\n\n* * *\n\n**Budget du Québec 2026-2027 - Huit ans de perdus en matière de lutte contre la pauvreté - Collectif pour un Québec sans pauvreté**\n\nQUÉBEC, le 18 mars 2026 - En réaction au budget québécois 2026-2027, le Collectif pour un Québec sans pauvreté dénonce l'inaction gouvernementale en matière de lutte contre la pauvreté. De toute évidence, les différentes crises (itinérance, insécurité alimentaire et logement), qui durent depuis plusieurs années, ne sont pas encore assez graves pour que le gouvernement donne un sérieux coup de barre et qu'il investisse les sommes nécessaires pour améliorer les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté. Ce budget est à l'image des huit dernières années du gouvernement : du temps perdu pour la lutte contre la pauvreté et les inégalités socioéconomiques.\n\nUn budget irresponsable\n\n« Au moment où le ministre des Finances, Eric Girard, fait son discours sur le budget, des centaines de milliers de personnes ne parviennent pas à couvrir leurs besoins de base. Et tout ce que le ministre trouve à leur offrir, c'est un budget \"sobre\" et \"responsable\". Les personnes en situation de pauvreté sont les mieux placées pour comprendre ce que signifie \"un budget sobre\", elles qui doivent se priver de tout, même de l'essentiel. Nous avons donc sous les yeux un budget irresponsable, qui ne fait rien pour améliorer même minimalement les conditions de vie des personnes les plus pauvres de notre société. Nous aurions pu dire la même chose des sept autres budgets présentés par le ministre des Finances », explique M. Serge Petitclerc, porte-parole du Collectif.\n\n« Depuis 2018, le gouvernement n'a mis en place aucune mesure structurante capable de rehausser le niveau de vie des personnes en situation de pauvreté. Le quatrième Plan de lutte contre la pauvreté (juin 2024) contient presque quatre fois moins d'investissements que le plan précédent. La réforme de l'assistance sociale (automne 2024), quant à elle, est financée à même les coupes dans les prestations des familles monoparentales avec un enfant d'âge préscolaire et celles des personnes âgées de 58 ans et plus. C'est un échec sur toute la ligne. »\n\nDes choix fiscaux qui limitent la capacité d'action de l'État\n\n« Avec tout l'argent dont le gouvernement s'est privé au cours des années, il aurait pourtant eu les moyens de faire une différence dans la vie des personnes en situation de pauvreté. Rappelons que les baisses d'impôt accordées en 2024 privent le Trésor public québécois d'au moins 1,8 milliard $ par année. Cette mesure dépouillera les finances publiques de la rondelette somme de 11,1 milliards $ sur 6 ans. Rappelons également que les différentes aides ponctuelles pour faire face à la hausse du coût de la vie pendant les années pandémiques ont représenté une dépense totale frisant les 6,7 milliards $.\n\n« Avec cet argent et d'autres mesures fiscales, le gouvernement aurait pu financer des protections publiques à la hauteur de la mesure du panier de consommation pour tous les ménages québécois. Selon Statistique Canada, il coûterait annuellement 4,7 milliards $ pour garantir la couverture des besoins de base à toutes et tous). »\n\nDes engagements fermes, ça presse !\n\n« Dans les prochains mois, les partis politiques vont présenter aux Québécois∙es leur plateforme en vue des élections générales. Le Collectif les enjoint à prendre des engagements fermes en faveur de la lutte contre la pauvreté et à détailler comment ils comptent financer ces engagements. Il est temps d'agir », de conclure Serge Petitclerc.\n\n* * *\n\n**Budget 2026 : La réfection de l'HMR n'est (toujours) pas une priorité pour le gouvernement - Coalition HMR**\n\nMONTRÉAL, le 18 mars 2026- Pour une deuxième année consécutive, le gouvernement refuse de faire passer le projet de modernisation et d'agrandissement de l'HMR à l'étape suivante, mettant en péril sa réalisation dans sa forme actuelle et le respect de l'échéancier établi. En conservant le projet dans sa phase de planification, le gouvernement se laisse la marge de manœuvre afin de procéder à de nouvelles modifications aux plans, ce qui pourrait entraîner des coûts et des délais additionnels.\n\nVendredi dernier, lors d'un point de presse, la coalition HMR avait exigé du gouvernement une séquence d'investissements prévisibles et la fin des coupures additionnelles exigées aux projets en planification au Programme québécois d'infrastructures (PQI). Force est de constater que malgré l'urgence du projet et la mobilisation de l'ensemble des acteurs l'Est de Montréal, le gouvernement actuel ne priorise pas, encore une fois, le projet de l'HMR.\n\n« Nous avons l'impression que nous avons perdu un an en planification et en tergiversation pour aboutir au même point : c'est-à-dire un projet toujours au stade de l'ébauche, sans prévisibilité et sans calendrier. Nous n'avons tout simplement plus le luxe de retarder le projet à une date encore inconnue : la population de l'Est de Montréal a droit à un hôpital moderne et mérite d'être soignée dans la dignité », a déclaré le Dr François Marquis, chef des soins intensifs à l'HMR et membre du CMDPSF du CIUSS de l'Est-de-l'île-de-Montréal.\n\nLes élus municipaux de l'Est appuient les revendications de la Coalition\n\nCe matin, les sept maires et mairesses de l'Est de Montréal ont fait paraître une lettre ouverte dans Le Devoir appuyant les demandes de la coalition HMR émises la semaine dernière. Les élus municipaux ont tenu à mettre en garde le gouvernement sur un éventuel report du projet qui, dans un tel contexte, ne ferait qu'alourdir la facture humaine, sociale et financière pour les années à venir.\n\n« Le budget rate sa cible ne confirmant pas noir sur blanc la réalisation du projet de l'HMR. Non seulement HMR ne se retrouve pas à l'étape de réalisation, mais les 300 millions nécessaires pour l'avancement du projet pour l'année en cours demeurent flous. Le gouvernement continue d'ouvrir la porte aux coupures et n'offre aucune prévisibilité quant à la réalisation du projet dans un échéancier de 8 ans ! La mobilisation devra malheureusement se poursuivre », a lâché Jean-Denis Charest, PDG de la Chambre de commerce de l'Est de Montréal.\n\nLe projet HMR est déjà pleinement optimisé\n\nLe projet a déjà été réduit de façon importante depuis 5 ans, avec des compressions de 3,28 milliards de dollars et une réduction majeure de sa superficie. Chaque mois de report engendre des coûts s'élevant à 10 millions de dollars. « Alors qu'il se targe de 'sobriété économique', le gouvernement continue de dépenser dans la bureaucratie au lieu d'investir dans ce projet vital », se questionne le président du Syndicat des professionnels en soins de l'Est-de-l'Île-de-Montréal (FIQ SPS ESTIM), Denis Cloutier.\n\nLe président du comité des usagers de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CUHMR), Patrick Cothenet poursuit : « Chaque année, l'incertitude s'ajoute à l'impatience pour les usagers. Il faut cesser de planifier et passer à l'action, afin de pouvoir assurer une fin à ces travaux qui perturbent les activités normales », a-t-il conclu.\n\n* * *\n\n**Budget du Québec 2026-2027 - Des avancées modestes p**",
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