La Fin des monstres
Cup Of Coffee
June 13, 2026
Je ne vais pas faire de grosse analyse, non seulement je n'en ai pas la force, mais de toutes façons, je ne suis pas certaine d'y parvenir sans trop en dire, alors que j'apprécie grandement ce qu'offre l'auto-découverte de ce livre.
Ce que je peux dire, c'est que Tal Madesta m'a touchée dans son expérience et que je recommande chaudement la lecture de La Fin des monstres. J'ai d'ailleurs laissé le bouquin à ma mère, c'est dire. J'ai hâte d'en discuter avec elle d'ailleurs.
Il y a dans ce livre des phrases qui sont incroyablement belles et tristement parlantes en même temps. Notamment celle sur l'ironie du coming out qui est d'une justesse qui m'a transperce le cœur.
Ce n'est pas la seule chose, une grande partie de ce qu'il narre trouve écho dans ce que j'ai vécu. C'est pour ça que je l'ai offert à ma mère, c'est une manière de lui dire « voici ce que je suis, ce que je vis » (puis il critique Paul B. Preciado, ce qui ne sera, je pense, jamais pour me déplaire).
Alors, il y a quand même des raccourcis et des choses avec lesquelles je suis sceptique sur la forme, car je pense que c'est surtout par rapport au public plus large à qui s'adresse l'essai. Excepté un passage argumenté, et je le reconnais d'autant plus parce que ça a été un temps un de mes arguments par le passé : le fait de vouloir expliquer aux personnes cis que la transphobie les concerne aussi et qu'elles peuvent en pâtir également (en gros, le « après nous, ce sera vous »). Ce qui est vrai en soi, mais c'est le fait de nous mettre de côté pour les concerner qui est en réalité pas le move qu'on pense être. Non, il ne faudrait pas être concernæ par une oppression pour rejoindre une lutte, car c'est précisément ce qui créé aussi des alliæs de circonstances et non de conviction. Et les alliæs de circonstances ne sons pas des alliances constantes...
D'ailleurs, je ne remercierai jamais assez Magali de m'avoir exposé son point de vue sur le sujet (et pas que) et d'avoir mis en exergue le fond du problème à vouloir concerner les alliæs.
Quoi qu'il en soit, pour La Fin des monstres, il y a aussi des contextes à ces arguments, et la beauté de son écriture (je ne parle pas de la forme, mais du fond) est assez touchante et criante pour pouvoir le lire tout en gardant un esprit critique (de toutes façons, c'est ce qu'il faut toujours faire, anyways).
Pour finir, je ne me permettrais qu'un seul extrait pour donner envie, car je la trouve vraiment savoureuse :
> Mais que voulez-vous ! Les militantes anti-trans ont cela en commun avec les psychanalystes qu'elles sont obsédées par les pénis d'illustres inconnu•es. Les premières auraient certainement besoin se courir dans les cabinets des second•es afin de résoudre cet inquiétant complexe d'Œdipe qu'on aime tant nous diagnostiquer.
Voilà.
Bonne lecture 🥰.
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