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Répression internationale et solidarités internationalistes - semaine du 08/06/2026

Stuut - Accueil [Unofficial] June 14, 2026
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Sommaire USA : Kevin « Rashid » Johnson placé à l'isolement pour avoir dénoncé des abus carcéraux Grèce : La détenue Perihan Atmaca entame une grève de la faim pour dénoncer sa détention Serbie : Douze manifestants arrêtés lors d'une mobilisation contre une usine de drones Sahara occidental : Un militant sahraoui porté disparu et des combattants du Front Polisario tués au combat Royaume-Uni : Prisonnier politique, Dan réaffirme son soutien à la Palestine depuis sa cellule Suisse : Un projet de loi sur la surveillance numérique menace les VPN et services chiffrés Suède : Une activiste trans kurde dénonce sa détention dans un centre de rétention en vue de son expulsion Iran : Un manifestant exécuté à Hamedan malgré les dénonciations d'aveux forcés Bolivie : L'Etat durcit sa répression tandis que les Etats-Unis menacent d'intervenir Argentine : Le leader mapuche Facundo Jones Huala transféré après près de 40 jours de grève de la faim Inde : Arrestation d'un militant maoïste et saisie d'armes lors d'opérations anti-insurrectionnelles Parallèlement, dans l'État voisin du Chhattisgarh, les forces de sécurité ont annoncé la découverte et la destruction de plusieurs engins explosifs artisanaux ainsi que la saisie d'un important stock d'armes, de munitions et de matériel attribué à la guérilla maoïste dans le district de Dantewada. Turquie : Le partisan emprisonné Dursun Er a été libéré après neuf années de détention Palestine : Interdiction des visites d'avocats et exclusion des familles des audiences à la prison d'Ofer Pays basque : Ouverture du procès Berango Ongi Etorri marqué par l'absence de preuves matérielles USA : Le militant anti-impérialiste Jakhi McCray s'exprime avant sa condamnation à une peine de prison Bruxelles : Manifestation contre les violences policières et débats sur la loi “casseur-payeur” Maroc : Le militant sahraoui Naâma Asfari entame une grève de la faim illimitée Turquie : Amélioration de l'état de santé du prisonnier révolutionnaire Gürkan Türkoglu Royaume-Uni : Rejet d'une demande de récusation dans un procès contre des militants de Palestine Action Grèce : Appel à des journées d'action du 12 au 14 juin en soutien à Prosfygika et aux grévistes de la faim Turquie : Libération de Berfin Polat, coprésidente de la SGDF France : Répression lors d'une mobilisation antifasciste à Angers Libye : Grève de la faim et mobilisation pour la libération de 10 volontaires de la Global Sumud Flotilla France : Appel à rassemblement en soutien aux détenu·es des Baumettes Turquie : Libération des féministes socialistes Tanya Kara et Yaren Tuncer Russie : Les autorités auraient une capacité de brouillage GPS depuis l'espace Istanbul : Mobilisation pour la libération de quatre journalistes d'ETHA France : Toulouse et Clermont-Ferrand prévoient un couvre-feu pour les mineurs durant la Coupe du monde Belgique : La ministre de la Justice veut faciliter l'expulsion de détenus marocains au Maroc Bolivie : Une correspondante de La Izquierda Diario blessée lors de la répression d'une manifestation Mexique : Le gouvernement bloque et intimide des enseignants en grève aux portes de Mexico Royaume-Uni : Mobilisation en soutien aux Filton 25 avant un verdict historique Europe : La mobilisation s'intensifie pour la libération des journalistes Eva Maria Michelmann et Ahmet Polad Grèce : Manifestation à moto en soutien aux huit inculpés suite à l'expropriation d'une banque Chili : Mobilisation après le transfert de Mauricio Hernández Norambuena USA : La Cour suprême suspend une exécution par inhalation d'azote en Alabama Turquie : Libération de la prisonnière kurde Aygül Kapçak après 32 années de détention Niger : Criminalisation de l'homosexualité dans le nouveau code pénal Turquie : Arrestation de cinq militants de l'ESP et du SGDF à Amed et Eskişehir France : Menacé d'extradition, l'antifa Zaid à nouveau devant la cour d'appel de Paris Royaume-Uni : Quatre des Filton 25 condamnés avec une qualification liée au terrorisme France : Le parquet renonce à faire appel, confirmation des décisions pour José Luis et Ahmed Mexique : Affrontements entre manifestants et police lors de l'ouverture de la Coupe du monde 2026 Inde : Les forces de sécurité découvrent plusieurs caches d'armes maoïstes dans l'est du pays Chili : Quatre membres de la Résistance Mapuche Lafkenche placés en détention provisoire Afghanistan : Un adolescent tué lors d'une manifestation contre la police des mœurs Turquie : 14 jeunes arrêtés lors de perquisitions avant le sommet de l'OTAN France : 13 interpellations lors d'une action contre un sous-traitant de l'armement Grèce : Revendication d'une attaque incendiaire en soutien à des prisonniers anarchistes USA : Le prisonnier anarchiste Malik Muhammed transféré dans une prison de haute sécurité Liban : Rassemblement dans le camp de Nahr al-Bared en soutien aux prisonniers palestiniens Iran : Un artiste kurde condamné à six ans de prison et 80 coups de fouet Suisse : Des militants antifascistes lyonnais refoulés à la frontière France : 16 000 policiers et gendarmes mobilisés pour le G7 d'Évian Turquie : Répression policière contre des mobilisations féministes et LGBTQIA+ Toulouse : La mairie interdit un tournoi de foot en hommage à Bilal USA : Kevin « Rashid » Johnson placé à l'isolement pour avoir dénoncé des abus carcéraux Membre de la section Prison du New Black African Panther Party, Kevin « Rashid » Johnson a été transféré en Caroline du Sud, placé à l'isolement le 13 mai 2026 et sanctionné pour avoir publié des articles dénonçant ses conditions de détention. Les autorités pénitentiaires lui reprochent officiellement le maintien d'un réseau social, alors que le dossier disciplinaire s'appuie uniquement sur ses écrits publiés. Cette décision s'est traduite par 60 jours d'isolement et 100 jours de restrictions concernant les communications, les visites et l'accès à certains services. Son avocat dénonce également des entraves à l'exercice de ses droits, notamment la privation de documents juridiques, des interférences lors d'échanges confidentiels et des refus de repas. Grèce : La détenue Perihan Atmaca entame une grève de la faim pour dénoncer sa détention Perihan Atmaca, détenue en Grèce depuis le 3 janvier 2026 avec Ali Aycan après leur arrestation au port de Patras, a entamé une grève de la faim le 1er juin pour protester contre ce qu'elle considère comme une détention arbitraire et contre les accusations de « trafic d'êtres humains » portées à son encontre. Les deux militants, connus pour leur soutien à des révolutionnaires turcs, doivent comparaître devant un tribunal le 13 juin. Parallèlement, plusieurs soutiens en Grèce et dans plusieurs pays européens poursuivent leurs mobilisations en faveur de sa libération et de celle d'Ali Aycan. Serbie : Douze manifestants arrêtés lors d'une mobilisation contre une usine de drones Douze manifestants ont été arrêtés le 7 juin à Belgrade lors d'un rassemblement dénonçant l'implantation en Serbie d'une usine de drones liée à l'entreprise israélienne Elbit Systems, en partenariat avec la société publique d'armement Jugoimport. Les interpellations ont visé des militants opposés à la coopération militaire entre le gouvernement serbe et Israël, parmi lesquels figureraient des membres du Parti de la gauche radicale. Sahara occidental : Un militant sahraoui porté disparu et des combattants du Front Polisario tués au combat Daha Mohamed Fadel Lehbib Mousa, un jeune militant sahraoui, est porté disparu depuis le 7 mai 2026 après avoir quitté Boujdour, au Sahara occidental occupé, à destination des îles Canaries. Selon sa famille, il aurait été jeté à la mer depuis l'embarcation sur laquelle il voyageait. Ancien prisonnier politique après sa participation au camp de Gdeim Izik en 2010, il était engagé en faveur de la cause sahraouie. Ses proches réclament l'ouverture d'une enquête, l'identification des responsables et la récupération de son corps. Par ailleurs, les autorités sahraouies ont annoncé la mort au combat de Lehbib Mohamed Abdelaziz, membre du Secrétariat national du Front Polisario et commandant de la Première Brigade de Réserve de l'Armée de libération populaire sahraouie. Selon le ministère sahraoui de la Défense, il est tombé le 7 juin avec deux autres combattants lors d'affrontements contre les forces marocaines au niveau du mur de séparation au Sahara occidental. Royaume-Uni : Prisonnier politique, Dan réaffirme son soutien à la Palestine depuis sa cellule Dan, l'un des six militants arrêtés après une action menée sur la base aérienne de RAF Brize Norton et actuellement détenu à la prison d'Elmley, a adressé un message de soutien à la cause palestinienne depuis sa cellule. Il y dénonce le colonialisme de peuplement en Palestine et souligne que son emprisonnement fait partie d'une lutte plus large en faveur de la justice et de la solidarité internationale. Occupation militaire, apartheid, nettoyage ethnique, génocide, colonialisme de peuplement. Ces mots ne sont pas de simples étiquettes auxquelles nous devrions nous habituer. Ils sont chargés de violence contre des vies et des noms. Ils sont perpétrés en Palestine en ce moment même. Depuis la prison, notre justice viendra. Notre sacrifice fait partie de quelque chose de plus grand. Une graine dans une oliveraie qui grandira, noueuse et forte. Les jeunes joueront et se rafraîchiront à son ombre, et pieds nus, ils arroseront ses racines durant de longues générations. Je vais partager quelques mots d'un poète appelé Nâzim Hikmet, un poète de la résistance turque, intitulé « 24 septembre 1945 » : La plus belle mer n'a pas encore été traversée. Le plus beau enfant n'a pas encore grandi. Nos plus beaux jours, nous ne les avons pas encore vus. Les plus beaux mots que je voulais te dire, je ne les ai pas encore dits. Ils nous ont faits prisonniers, ils nous ont enfermés. Moi à l'intérieur des murs, toi à l'extérieur. Mais ce n'est rien. Le pire, c'est quand les gens, consciemment ou non, portent la prison en eux-mêmes. La plupart des gens y ont été contraints, des gens honnêtes, travailleurs, de bonnes personnes qui méritent d'être aimées autant que je vous aime. Suisse : Un projet de loi sur la surveillance numérique menace les VPN et services chiffrés La Suisse envisage une réforme de son ordonnance sur la surveillance des télécommunications (VÜPF) qui pourrait imposer aux VPN, services de messagerie et emails chiffrés la collecte d'identités officielles, la conservation des adresses IP et des données de connexion, ainsi que la possibilité de déchiffrer les informations des utilisateurs à la demande des autorités. Le projet, porté par le gouvernement fédéral via une procédure réglementaire sans passage systématique par référendum, suscite de vives critiques de la part d'acteurs du secteur et de défenseurs de la vie privée. Plusieurs entreprises basées en Suisse, dont Proton et d'autres services de communication sécurisée, alertent sur un risque majeur pour la confidentialité en ligne et envisagent un départ du pays si le texte est adopté en l'état. Les autorités justifient cette évolution par la nécessité de lutter contre la cybercriminalité et le terrorisme, tout en affirmant que des garanties seraient prévues. Suède : Une activiste trans kurde dénonce sa détention dans un centre de rétention en vue de son expulsion Bella, activiste trans kurde détenue en Suède dans l'attente de son expulsion , décrit dans une lettre ses conditions de vie en centre de rétention marquées par la violence, l'isolement et un profond sentiment de déshumanisation. Elle y évoque les conditions matérielles de détention, les dispositifs de surveillance, la transphobie ainsi que l'impact psychologique de son enfermement. J'ai pris ma première douche. C'est mon deuxième jour dans le centre de déportation. Je ne sais pas comment j'ai dormi ni comment je me suis réveillée. Je n'arrive pas à décider si je dois qualifier ce lit de lit d'hôpital ou de lit de prison. Il est en cuir synthétique, dur comme pas permis. Ceux qui me connaissent savent que je dors avec cinq oreillers. Je ne sais pas pourquoi, mais je m'entoure d'oreillers. Je suppose que c'est un instinct de survie. Cela me permet de me sentir plus à l'aise. Vous savez comment les gens disent : « Gardons une certaine distance, mettons un oreiller entre nous » ? C'est probablement de là que vient mon amour pour les oreillers. J'ai commencé à dormir avec cinq oreillers après avoir été abusée sexuellement par quelqu'un que j'appelais mon grand frère. Avec les oreillers dont je m'entourais, j'essayais de protéger à la fois mon corps et ma vie. Non pas parce qu'ils étaient réellement sûrs, mais, enfin, l'esprit d'un enfant… L'oreiller en cuir synthétique n'est ni froid ni chaud, mais collant. Il donne l'impression de ne pas être lavée. Dans les salles de bain d'ici, on appuie sur un bouton toutes les 40 secondes et de l'eau est pulvérisée ; il n'y a pas de pommeau de douche ou quoi que ce soit. Je n'ai jamais aimé prendre des douches froides, parce que lorsque mes grands frères ont découvert que j'étais une lubunya [terme queer turc], ils me forçaient à aller dans la salle de bain et me torturaient à l'eau froide. La douche du centre de détention et de déportation n'est pas différente. Architecturalement, elle est différente bien sûr, mais son esprit, ce qu'elle me fait ressentir, est le même. Je prends le rasoir et je rase les poils de mon visage, et pendant que j'efface ma masculinité, une femme officier se tient derrière moi et me surveille. Pour que je ne me coupe pas… Mais ce qu'elle ne sait pas, c'est que je ne veux pas me couper ; je veux réduire ce monde en cendres. Ils gâchent nos vies et, en coopération les uns avec les autres, nous regardent brûler vifs dans le feu dans lequel ils nous ont jetés, nous regardent pourrir sur des murs moisissants. Et ils appellent cela des relations internationales. Politiques migratoires, politiques familiales, structure sociale… cela porte toutes sortes de noms. Ce qu'ils ont tous en commun, c'est notre destruction. Depuis un endroit reculé de Suède, depuis ce centre de détention et de déportation où j'ai été enfermée de force, salutations à tous les travestis qui portent une lame de rasoir sous la langue. Salutations à ceux qui ont appris et enseigné aux autres à se protéger en plaçant une lame de rasoir sous leur langue. Maudit soit le système qui nous a poussés à faire cela. Maudit soit le patriarcat, ma famille et ces politiques migratoires pourries — qu'ils soient tous maudits ! Maudit soit ce monde qui m'a fait vivre sur le fil du rasoir dans un pays où j'ai vécu, où j'ai été mariée et où j'ai construit une vie pendant tant d'années. Malgré tout cela, je tiens à remercier tous ceux qui ne m'ont pas laissée seule, qui ont fait preuve de la grâce de la solidarité et qui se sont battus pour faire entendre ma voix. Irlande : Des perquisitions policières ont visé des militants à Dublin L'Anti Imperialist Action Ireland affirme que des militants ont été visés par des perquisitions menées à l'aube du 7 juin à Dublin par la police, qui a forcé l'entrée de plusieurs domiciles et saisi du matériel électronique appartenant aux personnes présentes, y compris à des individus non impliqués dans l'activisme politique. Aucune arrestation n'a été effectuée, soulignant que c'est une opération d'intimidation visant le mouvement républicain socialiste irlandais. En réaction, plusieurs actions de solidarité ont eu lieu pour réaffirmer leur solidarité avec les militants réprimés. Iran : Un manifestant exécuté à Hamedan malgré les dénonciations d'aveux forcés Les autorités iraniennes ont exécuté le 2 juin à la prison centrale de Hamedan Fathollah Avary, arrêté lors des manifestations de janvier 2026 et condamné à mort pour atteinte à la sécurité de l'État, après avoir été accusé du meurtre d'un membre des forces de sécurité. Si le pouvoir judiciaire affirme que des preuves matérielles et des aveux ont confirmé sa culpabilité, l'ONG kurde Hengaw dénonce des aveux obtenus sous la torture, l'absence de garanties d'un procès équitable et l'usage de la peine de mort comme outil de répression contre les manifestants. L'organisation critique également le recours fréquent à des accusations liées à la sécurité nationale pour justifier de lourdes condamnations, y compris la peine capitale. Bolivie : L'Etat durcit sa répression tandis que les Etats-Unis menacent d'intervenir Alors que la mobilisation réclamant la démission du président Rodrigo Paz entre dans sa sixième semaine, le Parlement bolivien a autorisé le recours à l'armée pour lever les barrages routiers organisés à travers le pays. Cette décision intervient après plusieurs affrontements, notamment à San Julian. Les tensions se sont encore accrues avec l'arrestation de cinq dirigeants de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), interpellés par des policiers en civil lors d'une opération visant à intimider du mouvement social. La loi adoptée prévoit également que les actions des forces de sécurité bénéficieront d'une présomption de légalité pendant l'état d'exception. La crise prend aussi une dimension internationale avec le soutien affiché de Washington au gouvernement bolivien. Le secrétaire états-unien à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que les États-Unis rejetaient toute tentative de renverser le gouvernement de Rodrigo Paz et se tenaient prêts à renforcer leur coopération contre ce qu'ils qualifient de « narcotrafic ». Cette rhétorique vise en réalité à discréditer la contestation populaire et légitimer ses menaces d'ingérence. Argentine : Le leader mapuche Facundo Jones Huala transféré après près de 40 jours de grève de la faim La justice fédérale argentine a ordonné le transfert de Facundo Jones Huala, dirigeant mapuche et figure de la Résistance Ancestrale Mapuche (RAM), vers la prison d'Esquel, où il restera détenu en détention préventive dans le cadre d'une enquête pour association illicite aggravée. Incarcéré depuis juin 2025, il observait depuis près de quarante jours une grève de la faim pour obtenir son transfert vers un établissement plus proche de son territoire et de sa communauté. Son état de santé s'étant fortement dégradé, il a été hospitalisé à Rawson sous surveillance policière. Le transfert vers Esquel sera effectué dès que les médecins estimeront son état de santé compatible avec le voyage. Inde : Arrestation d'un militant maoïste et saisie d'armes lors d'opérations anti-insurrectionnelles Les forces de sécurité indiennes ont intensifié leurs opérations contre l'insurrection maoïste dans le centre-est du pays. Dans l'État du Jharkhand, Mukesh Ganjhu, présenté par la police comme un membre du Parti Communiste d'Inde (Maoïste) et proche du dirigeant maoïste Ravindra Ganjhu, a été arrêté dans le district de Latehar. Âgé de 32 ans, il était recherché dans le cadre de plusieurs affaires. Les autorités indiquent que neuf procédures judiciaires sont en cours à son encontre dans différents districts de la région. Parallèlement, dans l'État voisin du Chhattisgarh, les forces de sécurité ont annoncé la découverte et la destruction de plusieurs engins explosifs artisanaux ainsi que la saisie d'un important stock d'armes, de munitions et de matériel attribué à la guérilla maoïste dans le district de Dantewada. Turquie : Le partisan emprisonné Dursun Er a été libéré après neuf années de détention Accusé d'être proche du TKP/ML, le prisonnier Dursun Er a été libéré le 8 juin après avoir purgé l'intégralité de sa peine. Détenu depuis 2017, il était initialement incarcéré à la prison fermée de Marmara avant d'être transféré l'an dernier à la prison de haute sécurité d'Adana. Sa libération est intervenue à la mi-journée à l'issue de sa période d'incarcération. Palestine : Interdiction des visites d'avocats et exclusion des familles des audiences à la prison d'Ofer Les autorités israéliennes ont décidé de suspendre toutes les visites des avocats aux prisonniers palestiniens prévues lundi. Cette mesure est dénoncée comme un isolement supplémentaire des prisonniers, déjà privés de contacts réguliers avec l'extérieur. Dans le même temps, les familles ont été interdites d'assister aux audiences devant la cour militaire d'Ofer. Les autorités ont également restreint les procédures judiciaires aux seules prolongations de détention et aux affaires de détention administrative, tout en maintenant l'interdiction d'accès des proches aux salles d'audience et toute communication directe avec les détenus. Pays basque : Ouverture du procès Berango Ongi Etorri marqué par l'absence de preuves matérielles Le procès de 16 personnes accusées d'avoir participé en 2022 à un événement de soutien à l'ancien prisonnier politique basque Ibai Aginaga à Berango s'est ouvert devant l'Audience nationale. Les prévenus encourent des peines de prison ainsi que de lourdes sanctions politiques, dans une affaire qui repose principalement sur leur participation supposée à cette réunion publique. Dès la première audience, les témoignages des agents de la Garde civile ont mis en évidence l'absence de preuves matérielles directes, les éléments du dossier étant principalement issus de publications sur les réseaux sociaux. Aucune preuve audiovisuelle ou photographique solide n'a été présentée, et plusieurs irrégularités ont été signalées durant l'audience, notamment l'expulsion d'un avocat pour avoir parlé en basque. USA : Le militant anti-impérialiste Jakhi McCray s'exprime avant sa condamnation à une peine de prison Jakhi McCray, militant anti-impérialiste et défenseur des prisonniers, a plaidé coupable pour avoir incendié près d'une douzaine de véhicules de la police de New York (NYPD) durant l'été 2025 . Après une traque de plusieurs semaines menée par plusieurs agences, il s'était rendu à la suite de négociations judiciaires. Il a ensuite été placé sous contrôle judiciaire à domicile dans le New Jersey, où il a poursuivi ses études universitaires en attendant sa condamnation, prévue dans le courant de l'année. Neuf mois après s'être rendu,il a publié un texte intitulé “Neuf mois plus tard” , présenté comme la continuité de sa “Lettre au mouvement” et paru dans la newsletter du Sénat populaire. Il y décrit son quotidien sous bracelet électronique, tout en revenant sur son arrestation, la surveillance policière et la répression entourant son affaire. Le texte aborde également ses analyses sur la séquence actuelle. […] Dans ma première lettre, j'ai dit que je n'avais pas peur, et que je n'avais jamais eu peur. Je veux revenir là-dessus parce que ce sont de sacrées conneries. J'avais peur de ne plus jamais revoir les gens que j'aime, peur que ma famille souffre à cause de mes actes, peur d'être complètement dépassé par les événements. J'ai toujours peur, vous savez, à l'idée de faire les 20 ans de prison complets, que ma maison puisse être à nouveau perquisitionnée, que les gens de ma ville chuchotent sur mon compte dans mon dos. J'ai appris que la chose la plus révolutionnaire qu'on puisse faire n'est pas de prétendre qu'on n'a pas peur, mais de continuer à avancer malgré elle jusqu'à ce qu'elle ne soit plus un obstacle, mais un rappel de ce contre quoi on se bat. J'ai peur que les fascistes détruisent tout ce que j'aime, mais je continue à m'organiser contre eux parce que je ne veux pas que ma petite sœur ait un jour peur de la même manière que moi. La peur est faite pour être maîtrisée, retournée contre l'entité qui cherche à vous opprimer. Dans ma déclaration de reddition, j'ai dit que ce que je traversais n'avait rien de nouveau. Les Noirs continuent d'être battus, lynchés et déshumanisés. Le racisme anti-Noirs persiste dans nos communautés et nos mouvements. Mais mon peuple est toujours là, devenant plus fort malgré tout, et construisant nos propres infrastructures et réseaux pour nous protéger, de Lincoln Heights à Philadelphie. L'ICE continue de sévir, bénéficiant désormais de l'immunité accordée par les alcooliques du parti Turning Point au pouvoir, mais les Haïtiens, les Latinos, les Somaliens, les Palestiniens et toutes les communautés immigrées construisent des réseaux de réponse rapide et des communautés d'entraide pour riposter. Ils ont survécu à l'ICE sous Obama, Clinton et Bush, et ils survivront sans aucun doute à ces enfoirés. J'ai rencontré tant de révolutionnaires et d'anciens prisonniers ces dernières années, mais les personnes les plus fortes que je connaisse restent les membres ordinaires des communautés noires et métissées. […] Bruxelles : Manifestation contre les violences policières et débats sur la loi “casseur-payeur” À Bruxelles, ce lundi 8 juin, des milliers de personnes se sont réunies devant le Palais de justice puis ont défilé vers le Mont des Arts pour protester contre les violences policières survenues lors de précédentes mobilisations contre les mesures d'austérité dans l'enseignement . Le rassemblement était composé principalement de jeunes et a été émaillé de quelques incidents, dont des incendies de poubelles, de vélos et de trottinettes. La répression s'est déployée en fin d'après-midi avec des jets de projectiles et l'intervention de la police, qui a utilisé des gaz lacrymogènes et une autopompe pour disperser la foule dans plusieurs quartiers du centre de Bruxelles. Plusieurs arrestations ont été signalées. Les autorités locales ont indiqué l'ouverture d'enquêtes sur certains incidents et vidéos circulant sur les réseaux sociaux. Afin de soutenir les manifestants, le Secours Rouge de Belgique avait déployé son fil info live sur le site ainsi que sur son canal Telegram. Dans ce contexte, le ministre Bernard Quintin a réclamé l'adoption rapide de la loi dite « casseur-payeur », prévue dans l'accord de gouvernement, qui vise à durcir la répression des manifestants en faisant peser une responsabilité élargie et potentiellement collective sur les personnes accusées de dégradations lors des mobilisations. Maroc : Le militant sahraoui Naâma Asfari entame une grève de la faim illimitée Détenu au Maroc depuis 2010, le militant indépendantiste sahraoui Naâma Asfari, 56 ans, a commencé le 8 juin une grève de la faim illimitée pour dénoncer ses conditions de détention et attirer l'attention sur le sort des prisonniers sahraouis. Membre du groupe dit de « Gdeim Izik », il purge une lourde peine à la prison de Kénitra avec 18 autres détenus arrêtés après le démantèlement, en 2010, d'un camp de protestation sahraoui au Sahara occidental. Cette action intervient après plusieurs grèves de la faim symboliques et l'absence de progrès sur leurs revendications. De nombreuses organisations et instittutions de défense des droits humains contestent la régularité des condamnations, affirmant que des aveux ont été obtenus sous la torture, et qualifient la détention du groupe d'arbitraire. Outre sa remise en liberté, Naâma Asfari réclame le transfert des prisonniers sahraouis vers le Sahara occidental, ainsi qu'une meilleure prise en charge médicale et la fin des représailles dénoncées dans les prisons marocaines. Turquie : Amélioration de l'état de santé du prisonnier révolutionnaire Gürkan Türkoglu Des évolutions encourageantes ont été signalées concernant Gürkan Türkoglu, hospitalisé en soins intensifs après une grève de la faim illimitée de 265 jours contre les prisons dites de type « puits ». Il a repris pleinement conscience, a dépassé la phase critique et sa moelle osseuse recommence à produire du sang, même si des transfusions restent parfois nécessaires. Son scanner cérébral n'a révélé aucune anomalie. Son état reste toutefois fragile : des problèmes rénaux persistent, sa musculature demeure très affaiblie et il ne peut être débranché du respirateur que quelques minutes en raison de la faiblesse de son diaphragme. Ses poumons continuent également de développer des infections et d'accumuler du liquide. Royaume-Uni : Rejet d'une demande de récusation dans un procès contre des militants de Palestine Action Le juge Jeremy Johnson a rejeté une demande de récusation déposée par plusieurs militants de Palestine Action, dans le cadre du procès dit des Filton 25 , estimant qu'aucun observateur impartial ne pourrait conclure à un risque réel de partialité. Les prévenus contestaient sa présence lors de l'audience de détermination de la peine, prévue le 12 juin, où il pourrait retenir un « lien avec le terrorisme » comme circonstance aggravante, bien qu'ils n'aient pas été condamnés pour des infractions terroristes. Quatre militants ont été reconnus coupables de dégradations lors d'une action contre une usine du fabricant d'armes Elbit Systems près de Bristol, tandis que deux autres ont été acquittés. La demande de récusation s'appuyait notamment sur la décision du juge de signaler l'avocat principal de la défense pour outrage au tribunal, une procédure ensuite jugée irrégulière par la Cour d'appel. Lors de l'audience, le juge a présenté ses excuses à l'avocat pour la manière dont cette affaire avait été gérée. Grèce : Appel à des journées d'action du 12 au 14 juin en soutien à Prosfygika et aux grévistes de la faim Les soutiens du quartier autogéré de Prosfygika, menacé de gentrification à Athènes, appellent à trois journées d'actions du 12 au 14 juin en solidarité avec les grévistes de la faim Aristotelis Chantzis et Suzon Doppagne. Le premier doit atteindre 130 jours de grève de la faim et la seconde 45 jours le 14 juin, dans le cadre d'une mobilisation en défense de la communauté et du lieu de vie. Les organisateurs invitent à multiplier les initiatives de soutien, notamment devant les ambassades et consulats grecs, ainsi qu'à travers des manifestations, événements solidaires et grèves de la faim. Turquie : Libération de Berfin Polat, coprésidente de la SGDF La coprésidente de la Fédération des associations de jeunesse socialiste (SGDF), Berfin Polat, arrêtée lors de la vague de répression visant le Parti Socialiste des Opprimés (ESP) et d'autres organisations le 3 février 2026 , a été remise en liberté à l'issue de sa première audience devant le tribunal pénal d'Istanbul. Le procès a été renvoyé au 3 septembre 2026. Lors de sa défense, Berfin Polat a affirmé que les faits retenus contre elle relevaient exclusivement de ses activités politiques légales : manifestations, mobilisations féministes, commémorations du massacre de Suruç et participation à des réunions publiques. Elle a dénoncé une atteinte à la liberté d'organisation politique, soulignant que sa participation à ces événements était publique et ne nécessitait pas le recours à des témoins anonymes pour être établie. À sa sortie de prison, elle a été accueillie par ses camarades, affichant un large sourire et faisant le signe « V » de la victoire. France : Répression lors d'une mobilisation antifasciste à Angers Entre 300 et 400 personnes se sont rassemblées à Angers le 9 juin pour protester contre une conférence sur la « remigration » organisée par le groupe d'extrême droite RED et animée par la figure d'extrême droite Jean-Yves Le Gallou. À l'appel de plusieurs organisations antifascistes et associatives, le cortège a quitté la place Kennedy en direction du centre-ville. Des affrontements ont éclaté lorsque plusieurs dizaines de manifestants ont tenté de se rapprocher du lieu de la conférence. Les forces de l'ordre ont bloqué leur progression et fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule. Libye : Grève de la faim et mobilisation pour la libération de 10 volontaires de la Global Sumud Flotilla Dix volontaires de la Global Sumud Flotilla sont détenus en Libye dans des lieux de détention tenus secrets et hors cadre légal, sans accès à une assistance juridique ni à des visitesdepuis le 24 mai 2026. Ils faisaient partie d'un convoi international transportant du matériel médical et humanitaire destiné à briser le siège de Gaza. Les dix personnes concernées sont Achraf Khoja, Lucas Ezequiel Aguilera, Maria Paula Giménez, Ana Margarida França Santana Baptista, Domenico Centrone, Leonarda « Dina » Alberizia, Jenelle Jones, Matías Álvarez, Laura Kwoczała-Alsubaih et Alicia Armesto. Ils sont originaires d'Argentine, Italie, Pologne, Portugal, Espagne, Tunisie, États-Unis et Uruguay. En signe de protestation, ces dix personnes ont entamé une grève de la faim pour exiger leur libération, tandis que leur état de santé reste inconnu. Plusieurs personnes solidaires ont également entamé des grèves de la faim solidaires, à l'image du Le 10 juin, un appel à mobilisation est lancé devant les ambassades libyennes dans le monde entier afin d'exiger des informations et la libération immédiate des détenus. France : Appel à rassemblement en soutien aux détenu·es des Baumettes Un rassemblement de soutien aux personnes incarcérées à la prison des Baumettes est prévu le 28 juin à Marseille, suivi d'un temps d'échange et d'écoute de podcast sur l'isolement carcéral à la Friche, avec une rencontre conviviale. L'initiative s'inscrit dans une campagne de mobilisation contre les conditions de détention et l'extension du parc pénitentiaire. Les organisateurs dénoncent la construction des Baumettes 3 et critiquent plus largement les effets de l'enfermement sur les détenu·es et leurs proches. Ils s'opposent également à la création de quartiers de haute sécurité, qui sont des dispositifs d'isolement extrême, et défendent une position abolitionniste appelant à la suppression des prisons et à la fin des politiques pénales répressives. Turquie : Libération des féministes socialistes Tanya Kara et Yaren Tuncer Les militantes socialistes Tanya Kara, porte-parole générale des Conseils socialistes des femmes (SKM), et Şükran Yaren Tuncer ont été remises en liberté le 10 juin 2026, à l'issue de la première audience de leur procès devant la 27e Cour pénale lourde d'Istanbul. Arrêtées le 3 février dans le cadre d'une vaste opération visant le Parti Socialiste des Opprimés et différentes organisations , elles étaient jugées aux côtés de la militante Azze Deniz Akşar, poursuivie dans la même affaire mais laissée en liberté pendant la procédure. Lors de l'audience, les deux femmes ont rejeté les accusations, affirmant être visées pour leurs activités politiques et associatives légales. Tanya Kara a notamment déclaré que les éléments retenus contre elle concernaient sa participation à des mobilisations contre les féminicidess, ainsi qu'à des manifestations organisées par des organisations démocratiques. Les prévenues ont dénoncé un dossier fondé principalement sur des témoignages anonymes et ont dénoncé la procédure comme une atteinte à la liberté d'organisation et d'expression politique. Russie : Les autorités auraient une capacité de brouillage GPS depuis l'espace Une étude publiée en mai 2026 par des chercheurs de l'Université du Texas affirme avoir identifié une constellation de satellites russes capable de perturber intentionnellement les signaux GPS depuis l'orbite terrestre. Les chercheurs ont recensé 75 épisodes d'interférences entre 2019 et 2026 en Europe du Nord, au Groenland et au Canada. Selon eux, ces perturbations, brèves mais puissantes, ciblent spécifiquement la fréquence GPS la plus utilisée et présentent des caractéristiques incompatibles avec un simple dysfonctionnement technique. Les auteurs estiment que cette capacité pourrait permettre à la Russie de brouiller les systèmes de navigation sur de vastes zones géographiques, avec des conséquences potentielles pour l'aviation civile, les infrastructures de transport et les opérations militaires. Plusieurs incidents de brouillage signalés ces dernières années dans les pays baltes, y compris sur des vols transportant des responsables européens, avaient déjà suscité des soupçons à l'égard de Moscou. La Russie n'a pas réagi à ces nouvelles accusations. Istanbul : Mobilisation pour la libération de quatre journalistes d'ETHA Des journalistes, représentants d'organisations professionnelles et responsables politiques se sont rassemblés le 10 juin 2026 à Taksim, à Istanbul, pour réclamer la libération de Pınar Gayıp, Nadiye Gürbüz, Elif Bayburt et Müslüm Koyun, journalistes de l'agence de presse ETHA détenus depuis leur arrestation lors de l'opération menée contre des militants du Parti Socialiste des Opprimés (ESP) et divers organisations le 3 février. Les manifestants ont dénoncé le maintien en détention des quatre journalistes alors qu'aucun acte d'accusation n'aurait encore été finalisé pour la plupart d'entre eux, près de cinq mois après leur arrestation. Dans un message transmis depuis la prison, les journalistes emprisonnés ont affirmé être poursuivis en raison de leur travail d'information et ont réaffirmé leur engagement en faveur de la liberté de la presse. Leurs reportages portaient notamment sur les mouvements sociaux, les droits des femmes, les minorités et les violations des droits humains. Les intervenants ont estimé que leur détention s'inscrivait dans un contexte plus large de pressions contre les médias indépendant et de gauche en Turquie. France : Toulouse et Clermont-Ferrand prévoient un couvre-feu pour les mineurs durant la Coupe du monde Les municipalités de Toulouse et de Clermont-Ferrand ont annoncé leur intention de limiter les déplacements nocturnes des mineurs non accompagnés pendant la Coupe du monde de football 2026, qui se déroule du 11 juin au 20 juillet. Cette décision fait suite à la polémique sécuritaire et raciste suite à des célébrations sportives, notamment après la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions. À Clermont-Ferrand, le maire a déjà instauré un couvre-feu interdisant aux mineurs de moins de 16 ans non accompagnés de circuler entre 23 heures et 7 heures dans un périmètre élargi du centre-ville pendant toute la compétition. À Toulouse, le principe d'une mesure similaire a été validé par la municipalité, même si ses modalités précises et sa période d'application doivent encore être définies. Ces restrictions s'accompagnent d'autres mesures de prévention, comme l'absence de fan-zone à Clermont-Ferrand et l'interdiction d'installer des écrans extérieurs devant les bars. Belgique : La ministre de la Justice veut faciliter l'expulsion de détenus marocains au Maroc La ministre belge de la Justice, Annelies Verlinden, effectue le 11 juin 2026 une visite officielle au Maroc afin de renforcer la coopération judiciaire et sécuritaire entre les deux pays. Parmi les principaux sujets à l'ordre du jour figure le renvoi au Maroc de détenus marocains condamnés en Belgique afin qu'ils y purgent leur peine. Selon la ministre, environ un détenu sur dix dans les prisons belges est de nationalité marocaine. La ministre a indiqué que de nouveaux accords conclus avec les autorités marocaines avaient permis des avancées concrètes, avec déjà 33 dossiers préparés par la justice belge ces derniers mois. Lors de son déplacement, elle doit également évoquer le cas de Marc Moerman, un ressortissant belge condamné au Maroc, pour lequel elle souhaite obtenir un retour en Belgique afin qu'il y exécute sa peine. Bolivie : Une correspondante de La Izquierda Diario blessée lors de la répression d'une manifestation Violeta Tamayo, correspondante du média trotskyste La Izquierda Diario Bolivia, a été blessée le 10 juin 2026 lors de la répression policière d'une manifestation organisée à La Paz par la Fédération paysanne Tupac Katari et la Centrale ouvrière bolivienne (COB). Selon le média, la journaliste couvrait le rassemblement et réalisait des interviews lorsqu'elle a été touchée au cours de l'intervention des forces de l'ordre. Des arrestations et plusieurs autres blessés ont également été signalés. Mexique : Le gouvernement bloque et intimide des enseignants en grève aux portes de Mexico Au Mexique, la mobilisation nationale des enseignants regroupés au sein de la Coordination nationale des travailleurs de l'éducation (CNTE) s'intensifie depuis le début du mois de juin 2026 contre l'austérité et la réforme des retraites. Dans ce contexte, les autorités ont déployé des forces de police et des unités anti-émeutes pour empêcher l'arrivée de cortèges venus de plusieurs régions vers la capitale, où un sit-in est prévu. Le 9 juin 2026, des enseignants et étudiants arrivant notamment de l'État de Guerrero ont été stoppés à l'entrée de Mexico par des barrages policiers et des dispositifs de contrôle visant à limiter leur accès aux points de rassemblement. Cette opération s'inscrit dans une stratégie d'intimidation à l'approche de la Coupe du monde 2026. Les autorités locales, dont la maire Clara Brugada et la présidente Claudia Sheinbaum, sont accusées par les organisateurs du mouvement de répondre aux revendications sociales par la répression, dans un contexte de contestation élargie impliquant non seulement les étudiants, mais aussi les familles des 43 étudiants disparus d'Ayotzinapa, qui poursuivent leurs mobilisations pour la vérité et la justice depuis 2014. Royaume-Uni : Mobilisation en soutien aux Filton 25 avant un verdict historique Des actions militantes ont eu lieu le 11 juin dans les gares londoniennes de Waterloo et Liverpool Street, où des banderoles ont été déployées pour attirer l'attention sur le procès de quatre membres de l'affaire des « Filton 25 » : Lottie, Sam, Ellie et Fatema Zainab. Ces militants risquent d'être condamnés au titre de la législation antiterroriste britannique pour leur participation à des actions de sabotage visant des drones produits au Royaume-Uni par Elbit Systems, entreprise israélienne. Cette décision qui pourrait constituer une première au Royaume-Uni : l'application de lois antiterroristes à des militants engagés dans des actions directes de désobéissance politique. À l'approche du jugement, plusieurs actions appellent à la mobilisation et réclament la libération et la relaxe des « Filton 25 ». A Bruxelles ou encore Genève, des sections du Secours Rouge ont fait une campagne d'affichage affirmant : « Liberté pour les prisonnier·es pour la Palestine ! » Europe : La mobilisation s'intensifie pour la libération des journalistes Eva Maria Michelmann et Ahmet Polad Des rassemblements ont été organisés les 11 et 12 juin à Berlin, Hambourg, Stuttgart, Londres, Vienne ou encore Paris pour exiger la libération des journalistes Eva Maria Michelmann et Ahmet Polad , détenus depuis le 18 janvier par les autorités syriennes. À travers des stands d'information, distributions de tracts, affichages et prises de parole, les organisateurs ont dénoncé leur détention et appelé les gouvernements européens, notamment l'Allemagne, à intervenir pour obtenir leur libération. À Paris, une action s'est tenue devant le consulat syrien, tandis qu'à Londres, un rassemblement a eu lieu devant la bibliothèque de Wood Green. Leurs soutiens soulignent que les deux journalistes ont été arrêtés alors qu'ils documentaient la situation dans le nord de la Syrie et dénoncent les conditions de leur détention ainsi que les exactions des nouvelles autorités syriennes. Ils réclament leur libération immédiate et inconditionnelle, ainsi que celle de l'ensemble des prisonniers politiques, et annoncent la poursuite de la campagne internationale jusqu'à leur remise en liberté. Afin de promouvoir cette campagne, ils ont également mis en place un site internet. Grèce : Manifestation à moto en soutien aux huit inculpés suite à l'expropriation d'une banque Le 24 mai, plusieurs dizaines de militant·e·s ont participé à une manifestation à moto à Athènesen soutien aux huit personnes poursuivies pour l'expropriation d'une banque à Kato Tithorea. Le cortège a traversé plusieurs axes de la capitale, marquant des arrêts devant les sièges de médias nationaux et les bureaux du parti au pouvoir, où des tracts ont été distribués et des slogans scandés. L'action s'est achevée lors de la 4e Foire du livre anti-autoritaire organisée dans le quartier d'Ano Petralona. Les organisateurs dénoncent le traitement médiatique réservé aux personnes inculpées, accusant les médias de chercher à les présenter comme de simples délinquants afin de discréditer la portée politique de leur action. Ils affirment au contraire que les prévenu·s assument publiquement leurs choix et leur responsabilité politique, tout en appelant à poursuivre la mobilisation face à la répression. Une assemblée ouverte de solidarité continue d'organiser des initiatives pour soutenir les huit inculpés dans l'attente de leur procès. Chili : Mobilisation après le transfert de Mauricio Hernández Norambuena Les proches de Mauricio Hernández Norambuena, prisonnier communiste connu sous le nom de « Commandant Ramiro », se sont rassemblés le 11 juin devant le siège régional de la gendarmerie à Valparaíso pour dénoncer son transfert, le 3 juin, de la prison de Rancagua vers le centre pénitentiaire de haute sécurité REPAS , dans la région métropolitaine de Santiago. La famille affirme n'avoir reçu aucune justification à cette décision, alors que plusieurs rapports officiels publiés en 2025 avaient conclu que le détenu, âgé de 68 ans, ne correspondait pas au profil requis pour ce type d'établissement. Selon ses proches, il purgeait sa peine dans des conditions stables à Rancagua, où il bénéficiait d'un suivi médical et psychologique régulier. Ils soutiennent que son déplacement à Santiago devait initialement être limité à des examens médicaux avant un retour à son établissement d'origine. Dans une lettre adressée à la Direction nationale de la gendarmerie, la famille demande la communication des motifs administratifs et techniques ayant conduit à ce transfert, qu'elle considère comme arbitraire et susceptible d'aggraver l'état de santé du détenu. Son frère, Patricio Hernández, dénonce ce qu'il qualifie de « recul » et de mesure de représailles. Afin de le soutenir, ils appellent à multiplier les actions de soutien. USA : La Cour suprême suspend une exécution par inhalation d'azote en Alabama La Cour suprême des États-Unis a empêché, le 11 juin, l'exécution de Jeffery Lee, un détenu de 49 ans condamné pour un double meurtre commis en 1998 en Alabama. L'homme devait être exécuté par inhalation d'azote, une méthode consistant à administrer de l'azote gazeux à travers un masque jusqu'à provoquer l'asphyxie. La décision intervient après qu'une juridiction fédérale a estimé que cette procédure pourrait être contraire à la Constitution états-unienne. Saisie en urgence par l'État de l'Alabama, la Cour suprême a refusé de lever le sursis, sans motiver sa décision. L'inhalation d'azote est largement décriée comme une méthode particulièrement cruelle et inhumaine. Cinq exécutions ont été réalisées de cette manière aux États-Unis l'an dernier, sur un total de 47 mises à mort. Si la peine de mort demeure en vigueur dans une partie du pays, elle a été abolie dans 23 États et suspendue par moratoire dans trois autres. Cette décision relance le débat sur les méthodes d'exécution et l'avenir de la peine capitale aux États-Unis. Turquie : Libération de la prisonnière kurde Aygül Kapçak après 32 années de détention Aygül Kapçak, emprisonnée depuis 1995 après son arrestation à Dersim, a été libérée le 11 juin de la prison fermée pour femmes de Şakran, après 32 années passées dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays. Sa sortie avait été retardée d'une semaine en raison d'une sanction disciplinaire prononcée après qu'elle eut échangé avec les visiteurs d'autres détenues lors d'un parloir. À sa libération, elle a été accueillie par sa famille ainsi que par des représentants du parti DEM et de l'association EGE-TUHAYDER. Dans sa première déclaration, Aygül Kapçak s'est dite heureuse de retrouver la liberté en affirmant : : « Je suis heureuse d'être libérée, mais notre Leader [Abdullah Öcalanhttps://www.google.com/search?sca_esv=a0947f9821f2bd45&sxsrf=ANbL-n455gDDRj ] et nos amis sont toujours emprisonnés. De ce fait, je ne peux être pleinement heureuse. Nous sommes certains qu'ils recouvreront eux aussi leur liberté. Être libérée dans cette atmosphère me remplit de fierté. Nos rêves se sont réalisés. C'est merveilleux de ressentir cet honneur au nom du combat mené, et il est de notre devoir de poursuivre ce combat. » Niger : Criminalisation de l'homosexualité dans le nouveau code pénal Le Niger a officiellement intégré la criminalisation de l'homosexualité dans son nouveau code pénal. Le texte, désormais en vigueur, prévoit des peines de cinq à dix ans de prison ainsi que de lourdes amendes pour les relations entre personnes de même sexe, qualifiées d'« actes impudiques ou contre-nature ». Les mariages entre personnes de même sexe, ainsi que l'organisation ou la participation à des structures liées à l'homosexualité, sont également visés par des peines pouvant aller jusqu'à 20 ans d'emprisonnement. Cette réforme s'inscrit dans un durcissement régional des législations concernant les personnes LGBTQIA+. Le Niger devient ainsi le quatrième pays de la sous-région à renforcer de telles mesures depuis l'an dernier, après le Burkina Faso, le Ghana et le Sénégal . Le texte avait été préparé sous la présidence de Mohamed Bazoum, renversé en 2023, mais n'avait pas encore été appliqué. Des campagnes de répression et des arrestations ont également été évoquées dans les médias locaux ces derniers jours. Turquie : Arrestation de cinq militants de l'ESP et du SGDF à Amed et Eskişehir Le 12 juin 2026, des opérations policières ont conduit à l'arrestation de trois militant·e·s en Turquie. À Amed (Diyarbakır), les socialistes Fethiye Ok et Soner Çiçek, membres de l'ESP (Parti Socialiste des Opprimés), ont été interpellés et placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet de Diyarbakır. À Eskişehir, les trois militants de la SGDF (Fédération des Associations de Jeunesse Socialiste) Bensu Özkan, Poyraz Aksu et Rümeysa Batırana ont également été arrêtés lors d'une perquisition à son domicile. Aucune information officielle détaillée n'a été communiquée à ce stade sur les motifs de ces arrestations. France : Menacé d'extradition, l'antifa Zaid à nouveau devant la cour d'appel de Paris Lors de l'audience du 10 juin devant la cour d'appel de Paris, le dossier de Zaid, menacé d'extradition vers la Hongrie , a de nouveau été examiné. En avril, la Cour avait demandé à la Hongrie des informations complémentaires concernant les garanties d'un procès équitable et les conditions de détention. À ce jour, les autorités hongroises n'ont pas répondu aux questions relatives au droit à un procès équitable et n'ont apporté que des éléments insuffisants sur les conditions carcérales. La Cour a accordé un nouveau délai à la Hongrie jusqu'au 8 juillet pour compléter ses réponses. Cette date correspondra également à la dernière audience de la procédure concernant Zaid, dont le verdict est attendu d'ici la fin de l'été. Malgré le changement de Premier ministre, les autorités hongroises continuent d'assimiler les activités antifascistes à des actes terroristes. Royaume-Uni : Quatre des Filton 25 condamnés avec une qualification liée au terrorisme Le 12 juin, quatre militants de l'affaire dite des Filton 25 ont été condamnés à des peines de prison aggravées par une qualification liée au terrorisme retenue par le juge. Les condamnations prononcées sont de six ans de prison pour Lottie, six ans pour Ellie, cinq ans et huit mois pour Fatema Zainab, et huit ans et huit mois pour Sam. En raison du temps passé sous contrôle judiciaire, Lottie, Ellie et Fatema Zainab bénéficieront d'une réduction de 45 jours sur leur peine. À leur libération, les quatre militants seront officiellement classé·es comme terroristes et soumis à un régime de surveillance renforcé pouvant durer jusqu'à quinze ans. Ils devront notamment déclarer à la police tout nouvel appareil électronique, compte bancaire, adresse électronique ou immatriculation de véhicule. Tout manquement à ces obligations pourra entraîner un retour en détention. France : Le parquet renonce à faire appel, confirmation des décisions pour José Luis et Ahmed Le 12 juin à Montpellier, le parquet s'est désisté de la procédure d'appel engagée contre José Luis et Ahmed, militants de BDS/Urgence Palestine poursuivis pour avoir mis de la peinture sur un drapeau. Cette décision confirme donc les jugements rendus en première instance. Ahmed bénéficie d'une relaxe totale et définitive. Pour José Luis, la condamnation reste limitée à une amende de 150 euros avec sursis ainsi qu'au paiement de 30 euros correspondant au remplacement du drapeau des États-Unis. Pour leurs soutiens, ce désistement du parquet met un terme à la procédure et valide les décisions obtenues en première instance. Mexique : Affrontements entre manifestants et police lors de l'ouverture de la Coupe du monde 2026 Le 11 juin, des heurts ont éclaté à l'extérieur du stade Azteca de Mexico, où se tenait le match d'ouverture de la Coupe du monde 2026 entre le Mexique et l'Afrique du Sud. Plusieurs dizaines de manifestants réclamant justice pour les personnes disparues au Mexique se sont confrontés aux forces de l'ordre après avoir retiré certaines barrières de sécurité installées autour du stade. Les affrontements ont donné lieu à des échanges de coups entre manifestants et policiers. Cette mobilisation a mis en lumière la question des disparitions forcées, un phénomène massif dans un pays marqué par les violences liées au narcotrafic. Les incidents se sont déroulés alors que la cérémonie d'ouverture et le premier match du tournoi attiraient des dizaines de milliers de spectateurs dans l'enceinte du stade Azteca. Inde : Les forces de sécurité découvrent plusieurs caches d'armes maoïstes dans l'est du pays Les forces de sécurité indiennes ont annoncé avoir saisi une importante quantité d'armes, de munitions et d'explosifs dans plusieurs caches attribuées à la guérilla maoïste dans les États d'Odisha et à la frontière du Chhattisgarh. Ces découvertes ont été réalisées à la suite d'informations fournies par des informateurs ayant déposé les armes, conduisant au lancement de vastes opérations de ratissage dans plusieurs zones forestières. Parmi le matériel récupéré figurent notamment des fusils d'assaut, une mitrailleuse légère INSAS, des grenades, des détonateurs électriques, des engins explosifs improvisés et diverses munitions. La police affirme que ces équipements étaient destinés aux activités armées de la guérilla maoïste contre les forces de sécurité. Les opérations de recherche et de contrôle du territoire se poursuivent dans la région, où l'insurrection naxalite reste active malgré l'intensification des campagnes de contre-insurrection. Chili : Quatre membres de la Résistance Mapuche Lafkenche placés en détention provisoire La justice chilienne a ordonné le placement en détention provisoire de quatre membres de la Résistance Mapuche Lafkenche (RML), arrêtés lors d'une vaste opération policière menée dans la commune de Cañete, au sud du pays. Alexis Llanquileo, Eduardo Donoso Tromelao, Diego Lincopan et César Millanao sont poursuivis pour plusieurs faits qui auraient été commis dans la province d'Arauco. L'accusation porte notamment sur la mort de Moisés Orellana, brigadier forestier tué lors d'une attaque incendiaire en septembre 2020, ainsi que sur plusieurs autres actions attribuées à la RML. Recherchés depuis plusieurs années, les quatre hommes ont été interpellés lors de perquisitions mobilisant environ 150 agents de la police d'investigation et de la marine chilienne. Le tribunal de Cañete a fixé à quatre mois la durée de l'enquête avant la tenue des prochaines étapes de la procédure judiciaire. Afghanistan : Un adolescent tué lors d'une manifestation contre la police des mœurs Le 10 juin, la mission des Nations unies en Afghanistan (MANUA) a confirmé la mort par balle d'un adolescent lors d'une manifestation organisée à Hérat contre l'arrestation de femmes accusées par la police des mœurs talibane de ne pas respecter le code vestimentaire imposé par le régime. Selon plusieurs témoins, les forces de sécurité ont dispersé le rassemblement en utilisant des armes à feu, ainsi que des bâtons et des fouets. Les autorités talibanes contestent toutefois avoir fait usage d'armes lors de l'intervention. La manifestation faisait suite à l'arrestation d'au moins trente femmes à Hérat pour non-respect présumé des règles vestimentaires. Depuis le retour des talibans au pouvoir, les femmes afghanes sont soumises à des restrictions croissantes, notamment l'obligation de se couvrir presque intégralement dans l'espace public. Turquie : 14 jeunes arrêtés lors de perquisitions avant le sommet de l'OTAN Le 12 juin 2026, 14 jeunes membres de la Devrimci Gençlik Dernekleri (DGD) ont été arrêtés lors d'opérations policières menées dans dix villes de Turquie, dans le cadre d'enquêtes ouvertes à Eskişehir et Zonguldak. Selon l'organisation, les interpellations ont eu lieu au cours de perquisitions domiciliaires simultanées dans plusieurs provinces, notamment Balıkesir, Eskişehir, Karabük, Kastamonu, Mardin, Muğla, Van et Zonguldak. Ces arrestations interviennent à l'approche du sommet de l'OTAN prévu à Ankara début juillet. Les autorités auraient interrogé les personnes interpellées sur les activités prévues par leur organisation lors de cet événement international. France : 13 interpellations lors d'une action contre un sous-traitant de l'armement Treize militants ont été interpellés dans la nuit du 12 au 13 juin sur le site de Nicomatic, en Haute-Savoie. Les organisateurs dénoncent le rôle de cette entreprise, sous-traitante du secteur de l'armement, accusée de fournir des composants utilisés notamment par Thalès. Une précédente action de sensibilisation avait déjà visé l'entreprise deux semaines plus tôt. Selon des témoins, l'intervention policière s'est accompagnée de violences lors des arrestations. Les militants dénoncent la participation de Nicomatic au complexe militaro-industriel et ses activités commerciales avec la Russie après l'invasion de l'Ukraine. L'entreprise, spécialisée dans les composants électroniques, a fortement accru son chiffre d'affaires ces dernières années, notamment grâce à ses marchés dans les secteurs de la défense et de l'aérospatial. Grèce : Revendication d'une attaque incendiaire en soutien à des prisonniers anarchistes Les « Cellules d'action directe » ont revendiqué une attaque incendiaire menée fin mai contre un bâtiment de l'OPEKEPE, l'organisme grec chargé de gérer et contrôler les aides agricoles de l'Union européenne. Dans leur communiqué , les auteurs affirment avoir ciblé cette institution malgré une forte présence policière et présentent l'action comme une réponse à la précarité sociale, au capitalisme et aux politiques qu'ils jugent oppressives. En particulier, le groupe rend hommage à Kyriakos Xymitiris, figure de la mouvance anarchiste grecque, et exprime sa solidarité avec plusieurs militants poursuivis ou emprisonnés : les anarchistes arrêtés après le braquage d'une banque à Kato Tithoréa , ainsi que Marianna Manoura et Dimitra Zarafeta. Le communiqué apporte aussi son soutienaux grévistes de la faim Aristoteli Hantzi et Suzon Doppagne contre les menaces d'expulsion visant le quartier autogéré Prosfygika. L'attaque intervient alors que l'OPEKEPE est au cœur d'un vaste scandale de corruption lié au détournement de subventions agricoles européennes entre 2020 et 2025, impliquant plusieurs responsables politiques et administratifs. USA : Le prisonnier anarchiste Malik Muhammed transféré dans une prison de haute sécurité Le militant anarchiste et antifasciste Malik Muhammed a été transféré à la prison de Broad River, à Columbia (Caroline du Sud), après un passage par le centre de réception de Kirkland. Ce transfert s'est déroulé dans un contexte de forte opacité, sans communication claire sur sa localisation à son entourage ni à son avocat. À son arrivée, il a été confronté à des conditions de détention particulièrement dures, marquées par des restrictions de correspondance, une alimentation jugée insuffisante et des difficultés d'accès aux produits de première nécessité en raison des frais liés à son transfert. L'envoi de Malik Muhammed à Broad River est une mesure d'isolement et d'intimidation visant à entraver son activité politique et ses liens avec les mouvements antifascistes. Cet établissement abrite également la chambre d'exécution de la Caroline du Sud, État qui a récemment rétabli le recours au peloton d'exécution. Les soutiens de Malik dénoncent une stratégie répressive destinée à faire un exemple et poursuivent leurs appels à la solidarité afin de maintenir un soutien matériel et politique au détenu. Liban : Rassemblement dans le camp de Nahr al-Bared en soutien aux prisonniers palestiniens Un rassemblement de solidarité avec les prisonniers palestiniens s'est tenu le 13 juin dans le camp de Nahr al-Bared, au nord du Liban, à l'initiative du club sportif Yabous et du réseau Samidoun. Les participants ont dénoncé l'intensification des attaques contre les milliers d'hommes, de femmes et d'enfants détenus dans les prisons israéliennes , notamment sous l'impulsion du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir. Des drapeaux palestiniens, des mises en scène symboliques et diverses animations ont rythmé la mobilisation. Les interventions ont insisté sur la place centrale de la question des prisonniers dans la lutte nationale palestinienne, tout en appelant à renforcer les campagnes de soutien populaires, médiatiques et juridiques. Les associations de jeunesse, les clubs sportifs et les organisations de femmes présents ont également réaffirmé leur engagement à maintenir la question des prisonniers et prisonnières palestiniennes au cœur des mobilisations dans les camps de réfugiées. Iran : Un artiste kurde condamné à six ans de prison et 80 coups de fouet L'artiste et chanteur kurde Mehdi Pakmehr, originaire de Bojnurd, a été condamné par la justice iranienne à un total de six ans de prison avec sursis et 80 coups de fouet dans le cadre de deux procédures distinctes. Les autorités ont refusé de lui remettre une copie écrite des jugements, en violation des garanties de la défense. Âgé de 41 ans, Pakmehr avait été blessé par des tirs des forces de sécurité lors des manifestations de janvier 2026 avant d'être arrêté et détenu près de deux mois à la prison centrale de Bojnurd. Figure culturelle connue dans la région, il avait déjà été condamné à plusieurs reprises en raison de ses activités artistiques et de ses prises de position liées à l'identité kurde, notamment après la diffusion en 2017 de sa chanson Biji Kurdistan (« Vive le Kurdistan »), qui faisait référence au Kurdistan, aux peshmergas et au drapeau kurde. Suisse : Des militants antifascistes lyonnais refoulés à la frontière D'anciens membres de Groupe antifasciste Lyon et environs (GALE), organisation dissoute par le gouvernement français en 2022, ont été contrôlés puis refoulés par les autorités fédérales suisses alors qu'ils tentaient d'entrer sur le territoire pour participer à une table ronde consacrée à la montée du fascisme. Pusieurs personnes se sont vu notifier une interdiction d'entrée fondée notamment sur un soupçon de participation à des « actions violentes ». France : 16 000 policiers et gendarmes mobilisés pour le G7 d'Évian Le sommet du G7, qui se tient du 15 au 17 juin à Évian, est placé sous un dispositif de sécurité exceptionnel mobilisant 16 000 membres des forces de l'ordre. Près de 10 000 policiers et 6 100 gendarmes sont déployés sur un territoire de 1 670 km², avec l'appui d'unités spécialisées, d'hélicoptères, de drones, d'enquêteurs antiterroristes et anticybercriminalité, ainsi que de moyens militaires. La sécurisation de l'événement a fait l'objet de plusieurs mois de préparation et d'exercices préalables. Le dispositif reprend largement les méthodes expérimentées lors des Jeux olympiques de Paris en 2024, avec des zones d'accès réglementées, des contrôles renforcés et des laissez-passer munis de QR codes. Les autorités présentent cette « bulle sécuritaire » comme nécessaire à l'accueil des délégations internationales, tandis que son ampleur illustre la place croissante des dispositifs exceptionnels de surveillance et de contrôle lors des grands événements politiques. Turquie : Répression policière contre des mobilisations féministes et LGBTQIA+ Des manifestations organisées dans plusieurs villes de Turquie contre le 12e paquet judiciaire ont donné lieu à une répression particulièrement marquée à Ankara. La marche appelée par l'Ankara Kadın Platformu a été bloquée par la police, qui a encerclé les participantes, utilisé du gaz lacrymogène et procédé à l'interpellation de quatre femmes après des violences physiques. Les journalistes présents pour couvrir l'événement ont également été pris pour cible. Trois personnes arrêtées ont ensuite été libérées, tandis qu'une quatrième, blessée lors de l'intervention policière, est restée hospitalisée avant sa remise en liberté. Les organisations féministes et LGBTQIA+ mobilisées dénoncent une répression visant à empêcher les contestations du 12e paquet judiciaire, présenté par le pouvoir comme une réforme mais critiqué pour ses atteintes aux droits des femmes, des enfants et des personnes LGBTQIA+. Elles accusent ce dispositif législatif de fragiliser des acquis en matière de droits familiaux, de protection contre les violences et d'autonomie économique, tout en criminalisant les mobilisations sociales qui s'y opposent. Des rassemblements similaires à Antakya, Amed, Istanbul et Eskişehir ont également été réprimés. Toulouse : La mairie interdit un tournoi de foot en hommage à Bilal À Toulouse, le tournoi de foot en hommage à Bilal a été empêché par la mairie, qui invoque un prétexte administratif pour justifier son interdiction d'utiliser le stade de Bagatelle. Cette décision a suscité l'indignation des proches et du Comité Vérité et Justice pour Bilal, qui dénoncent une censure et contestent le refus d'autorisation. L'événement visait à rendre hommage à ce Toulousain décédé en 2025 où l'intervention de la police municipale est mise en cause. Depuis, les attaques se multiplient pour entraver le combat pour la vérité : un rassemblement d'hommage a été interdit, plainte en diffamation contre la porte-parole du comité et maintenant cette nouvelle interdiction.

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