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interdiction des réseaux sociaux aux mineurs qui accélère la fin de l'anonymat en ligne Turquie : Campagne internationale pour la libération du prisonnier malade Irfan Yilmaz Philippines : Des défenseurs des droits humains désignés comme “personnes recherchées” par la police Rennes : Action de solidarité pour la prisonnière communiste Seda Baykan en grève de la faim Turquie : Interdiction de sept livres et de numéros des journaux Yeni Demokrasi et Sosyalizm U Azadi Turquie : Président du collectif Polen Ekoloji, Cemre Nayir a été libéré sous contrôle judiciaire France : Campagne des services israéliens contre Salah Hamouri et interdiction d'une conférence à Besançon Allemagne : Mobilisation en soutien à Maja, antifasciste non-binaire détenu·e en Hongrie Turquie : Un projet de loi pour encadrer le retour d'anciens membres du PKK France : Abandon des poursuites contre la présidente de l'UNEF Nanterre Kenya : Cinq militants étudiants anti-impérialistes poursuivis France : Licenciement annulé après une longue procédure pour un militant de la CNT-AIT France : Procès d'Yssoufou Traoré après des violences policières lors d'un hommage à Adama Traoré Carcassonne : La mairie RN envoie les huissiers pour expulser les syndicats de la Bourse du travail Kenya : Deux morts lors de manifestations contre un centre de quarantaine lié à Ebola Grèce : Dispersion des six prévenus dans différentes prisons dans l'affaire de l'expropriation à Kato Tithoréa Allemagne : Une affiche de soutien aux YPJ recouverte par la police à Hambourg France : Le gouvernement annonce la dissolution de l'organisation Front de Rue Antifasciste Pays basque : Vague d'arrestations après une mobilisation antifasciste à Iruñea contre Vito Quiles Europe : Appel à des actions de solidarité pour le deuxième anniversaire de l'extradition de Maja Allemagne : Rassemblement de solidarité avant le transfert de Daniela Klette vers Francfort Chili : Transfert de Mauricio Hernández Norambuena vers une prison de haute sécurité France : Déclaration d'Ali, réfugié palestinien détenu depuis deux ans dans une prison française Bolivie : Rodrigo Paz menace de décréter l'état d'urgence face à la contestation Turquie : Militant de l'ESP, Muhammet Çelik libéré et assigné à résidence France : Des détenus de Condé-sur-Sarthe portent plainte et dénoncent violences et harcèlement Italie : Intervention du prisonnier anarchiste Alfredo Cospito lors d'un procès Chili : Affrontements entre étudiants et policiers lors d'une manifestation contre les coupes budgétaires Europe : Multiples actions de solidarité pour la libération de la prisonnière communiste Seda Baykan France : Enquête ouverte pour tortures et crimes de guerre après l'interception de la flottille pour Gaza Toulouse : Des banderoles de soutien aux détenus des QLCO déployées sur le périphérique Turquie : Mobilisation pour la libération des syndicalistes de Limter-İş emprisonnés Sahara occidental : Libération de deux militants sahraouis après plusieurs mois de détention France : Militante pro-palestinienne, Téba a été condamnée et fait appel Liban : Un communiste libanais tué dans une frappe israélienne Kanaky : Non-lieu pour le président du FLNKS et plusieurs militants de la CCAT, le parquet fait appel Strasbourg : Perquisition d'un militant communiste révolutionnaire pour apologie du terrorisme Suisse : 4 000 militaires mobilisés pour le G7 Turquie : La libération d'un détenu emprisonné depuis 32 ans reportée pour la quatrième fois Pakistan : Interdiction de l'Awami Action Committee, attaque contre un dirigeant et mort d'un militant France : Un militant du NPA-A agressé par un agent de l'université Paris 1 Turquie : Restrictions massives des rassemblements avant le sommet de l'OTAN à Ankara USA : Marius Mason appelle à des actions symboliques en soutien aux prisonniers anarchistes Suisse : Le Grand Conseil bernois veut interdire les « antifas » et les « black blocs » Europe : Nouvelles actions de soutien avec la prisonnière communiste Seda Baykan Paris : Une manifestation en hommage à Clément Méric dénonce la répression des antifascistes France : Plus de 890 interpellations, un mort et un blessé grave après la répression liée au sacre du PSG Les célébrations de la victoire du PSG en Ligue des champions ont été marquées par des scènes de liesses qui ont été violemment réprimées à travers la France. Selon le ministre de l'Intérieur, plus de 890 personnes ont été interpellées entre samedi et dimanche, soit une hausse de plus de 45 % par rapport à 2025 , tandis que 178 policiers et gendarmes ont été blessés. Le président Emmanuel Macron a dénoncé des scènes de violence « inqualifiables » et promis une réponse ferme. Un jeune homme a également perdu la vie à Paris dans un accident de moto survenu durant la nuit, et une autre personne a été grièvement blessé. Depuis, une vaste campagne raciste et sécuritaire a embrasé les médias et le champ politique français. Iran : Deux manifestants kurdes exécutés après leur condamnation à mort Les autorités iraniennes ont procédé à l'exécution de Mehrdad Mohammadinia et Ashkan Maleki, deux Kurdes arrêtés lors des manifestations de janvier dans le Kurdistan iranien. Détenus à la prison de Qezelhesar, à Karaj, ils avaient été condamnés à mort pour plusieurs chefs d'accusation, notamment espionnage et actes de violence. Leur exécution st vivement dénoncée, soulignant qu'elles interviennent suite à des procès inéquitables et des aveux obtenus sous la contrainte, dans un contexte de répression persistante des mouvements de contestation en Iran. Nicaragua : Mort en détention du leader indigène Brooklyn Rivera à 73 ans Brooklyn Rivera, chef de la communauté miskito et leader du parti YATAMA (Les Fils de la Terre Mère), est décédé le dimanche 31 mai à 73 ans après près de trois ans de détention. Arrêté en 2023 après avoir dénoncé la situation des peuples autochtones, les autorités attribuent son décès à une dégradation de son état de santé liée à des complications médicales, tandis que sa famille et ses soutiens mettent en cause les conditions de sa détention. Pays basque : Mobilisation de soutien à 16 personnes jugées pour avoir participé à un accueil d'ancien détenu Des milliers de personnes ont manifesté entre Algorta et Berango, au Pays basque, pour soutenir 16 habitants poursuivis devant l'Audience nationale espagnole pour avoir participé en 2022 à un « Ongi Etorri » (cérémonie de bienvenue) en l'honneur d'Ibai Aginaga, libéré après vingt ans de prison. Les prévenus risquent au total 36 ans d'emprisonnement, 171 ans d'inéligibilité et 76 000 euros d'amendes. Les organisateurs de la mobilisation dénoncent une atteinte aux droits civils et politiques, tandis que les accusés affirment vouloir utiliser leur procès pour défendre la liberté d'expression, l'amnistie et les revendications politiques basques. France : Une salle de tribunal sera construite dans la prison de Fleury-Mérogis d'ici 2027 Le ministère de la Justice a annoncé la création d'une salle d'audience au sein de l'enceinte pénitentiaire de Fleury-Mérogis, en Essonne, une première en France. Prévue pour être opérationnelle fin 2027, cette infrastructure accueillera principalement les procès liés à la criminalité organisée afin de réduire les transferts de détenus considérés comme dangereux. Inspiré du modèle italien de lutte contre la mafia, ce projet vise à renforcer la sécurité et à limiter les risques d'évasion lors des extractions judiciaires, notamment après l'évasion meurtrière du narcotrafiquant Mohamed Amra en 2024. Royaume-Uni : Durcissement judiciaire contre les militants écologistes et pro-palestiniens Un rapport publié par des chercheurs de l'Université Queen Mary de Londres et l'organisation Defend Our Juries estime que le Royaume-Uni a considérablement renforcé son arsenal juridique contre les mouvements de protestation depuis 2019. Les auteurs pointent notamment le Police, Crime, Sentencing and Courts Act de 2022, qui a créé une infraction pénale de « nuisance publique » passible de jusqu'à dix ans de prison, ainsi que le Public Order Act de 2023, qui a introduit de nouvelles infractions visant certaines formes d'actions militantes, comme le blocage d'infrastructures ou le fait de s'attacher à des bâtiments ou à des routes lors de manifestations. Le rapport souligne également le recours croissant aux injonctions judiciaires, c'est-à-dire des ordonnances de justice interdisant certaines actions ou manifestations dans des lieux précis. Le non-respect de ces injonctions peut entraîner des poursuites pour outrage au tribunal et des peines d'emprisonnement. Les auteurs citent plusieurs affaires impliquant des militants écologistes et pro-palestiniens, dénonçant des détentions provisoires prolongées et des restrictions imposées aux accusés pour évoquer leurs motivations politiques devant les jurés. Allemagne : Les sanctions contre le journaliste Hüseyin Doğru s'étendent à sa famille Le journaliste germano-turc Hüseyin Doğru , cofondateur de red.media, fait l'objet de sanctions européennes depuis 2025, entraînant notamment le gel de ses comptes bancaires et de fortes restrictions à ses activités. Selon les autorités européennes, ce média aurait diffusé des contenus qualifiés de « réseau de propagande russe », en réalité c'est sa couverture du génocide en cours à Gaza et des mobilisations anti-impérialistes qui est en cause. Après le blocage temporaire des comptes de son épouse, contesté par la justice allemande qui a évoqué de « sérieux doutes » sur sa légalité, les comptes de sa mère ont à leur tour été gelés. La banque justifie cette mesure par un supposé lien de contrôle financier avec son fils. Cette affaire suscite des critiques de la part de soutiens du journaliste et d'organisations dénonçant une forme de sanction collective touchant des proches non visés par les sanctions. Royaume-Uni : Un cafetier affirme avoir été sollicité par la police pour espionner Palestine Action Au Royaume-Uni, le propriétaire de cafés Shams Sadiq affirme que la police de Manchester lui aurait proposé des avantages, voire une tolérance sur certaines infractions mineures, en échange d'informations sur le groupe Palestine Action, interdit par les autorités britanniques . Selon son témoignage relayé par la presse , cette proposition aurait été faite après une arrestation liée à des activités présumées en lien avec ce mouvement, passible de lourdes sanctions en vertu de la législation antiterroriste. L'affaire s'inscrit dans un contexte de durcissement des mesures contre le mouvement pro-palestinien , et en particulier contre Palestine Action depuis son interdiction, laquelle rend illégale toute forme de soutien et expose les personnes concernées à des poursuites pénales. France : Un rapport dénonce un recul historique des droits des travailleurs La Confédération syndicale internationale place la France à son plus mauvais niveau depuis la création de son indice en 2014, alors même que cette organisation n'est pas connue pour sa radicalité. Dans son rapport publié le 19 mai 2026, l'organisation dénonce un recul durable des droits des travailleurs, marqué notamment par la répression de militants syndicaux ou encore par les nombreuses restrictions de manifestations. La France rejoint désormais la catégorie des pays où les violations des droits des travailleurs sont jugées « régulières ». Parmi les nombreux exemples, rappelons que pus de 1000 militants de la CGT ont été réprimés depuis les mouvements sociaux de 2023. Union européenne : Feu vert aux centres de renvoi de migrants hors d'Europe Les eurodéputés et les États membres de l'Union européenne sont parvenus à un accord pour durcir la politique migratoire européenne. Le texte autorise les pays volontaires à créer des centres de retour dans des États tiers afin d'y transférer les personnes dont la demande d'asile a été définitivement rejetée. Il prévoit également un renforcement des mesures d'expulsion, avec des durées de rétention pouvant aller jusqu'à 24 mois et des interdictions de retour sur le territoire européen pouvant atteindre 10 à 20 ans. Plusieurs États, dont la France et l'Espagne, ont exprimé des réserves sur ces centres externalisés, tandis que d'autres, comme l'Allemagne ou l'Autriche, envisagent déjà leur mise en place. Paraguay : Une semaine de solidarité pour trois prisonnières politiques Du 1er au 7 juin, plusieurs organisations lancent une semaine internationale de solidarité pour dénoncerles conditions de détention de Laura Villalba, Carmen Villalba et Francisca Andino . Détenues au complexe pénitentiaire pour femmes d'Emboscada, elles seraient soumises depuis plus d'un an à l'isolement et à des mauvais traitements. La campagne appelle à multiplier les messages de soutien et les actions de visibilité afin d'alerter sur leur situation et de réclamer la fin de leur isolement. Malaisie : Une interdiction des réseaux sociaux aux mineurs qui accélère la fin de l'anonymat en ligne La Malaisie applique depuis le 1er juin une nouvelle réglementation interdisant aux moins de 16 ans de créer des comptes sur les principales plateformes comme TikTok, Facebook, Instagram et YouTube. Les plateformes doivent désormais mettre en place une vérification d'âge obligatoire, fondée sur des documents d'identité officiels ou équivalents. Présentée comme une mesure de protection des mineurs, cette réforme s'inscrit dans une tendance plus large de contrôle accru des usages numériques, avec une vérification renforcée de l'identité des utilisateurs. En exigeant une identification systématique pour accéder aux services, elle est un pas supplémentaire vers la fin de l'anonymat en ligne. Les plateformes risquent des amendes importantes en cas de non-respect des règles. Turquie : Campagne internationale pour la libération du prisonnier malade Irfan Yilmaz Une campagne de solidarité se développe à travers l'Europe pour réclamer la libération de Irfan Yilmaz, détenu en Turquie et souffrant de graves problèmes de santé avec un taux d'invalidité estimé à 96 %. Ses soutiens dénoncent ses conditions de détention et demandent sa libération immédiate, notamment via des actions de mobilisation auprès des autorités turques. Ces derniers jours, des actions ont été menées dans plusieurs villes européennes, dont Paris, Londres et Rotterdam, avec des rassemblements devant des ambassades et consulats turcs. Des campagnes d'e-mails ont également été lancées auprès du ministère de la Justice turc et des établissements pénitentiaires concernés, dans le but de dénoncer les conditions de détention de prisonniers politiques et de personnes souffrant de problèmes de santé graves. Philippines : Des défenseurs des droits humains désignés comme “personnes recherchées” par la police L'organisation KARAPATAN dénonce la publication par la police nationale aux Philippines de messages présentant plusieurs de ses militants et responsables comme des « personnes activement recherchées ». Parmi eux figure Grecian Asoy, ainsi que d'autres acteurs du mouvement, visés via des publications sur les réseaux sociaux avant leur retrait. L'ONG parle de « red-tagging », une pratique consistant à désigner publiquement des militants comme criminels ou ennemis de l'État, qui vise à exposer les personnes concernées à des arrestations arbitraires ou des violences. Rennes : Action de solidarité pour la prisonnière communiste Seda Baykan en grève de la faim Une campagne d'affichage et d'écriture de lettres a été organisée à Rennes en soutien à Seda Baykan, prisonnière communiste en Turquie et en grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention en isolement. Elle réclame soit son transfert vers une prison avec d'autres détenues politiques, soit son déplacement dans un autre établissement. Cela intervient dans le cadre d'une semaine internationale de solidarité où plusieurs actions sont menées en Europe. Ces initiatives visent à dénoncer les conditions de détention de prisonniers politiques en Turquie et à soutenir les détenus engagés dans leurs luttes. Turquie : Interdiction de sept livres et de numéros des journaux Yeni Demokrasi et Sosyalizm U Azadi En Turquie, le tribunal de Tunceli a ordonné le retrait de sept ouvrages, ainsi que l'interdiction de leur publication, distribution et vente. Les titres concernés sont des écrits d'auteurs proches de la gauche révolutionnaire : « Chants héroïques » de Muzaffer Oruçoğlu, « L'Aube du communisme » d'Arif Çelebi, « Le Guide du courage » de Nazlı Gürbüz Top, « Notre Çakır : La vie d'un révolutionnaire » de Mukaddes Erdoğdu, « À propos de la vie » de Kutsiye Bozoklar, « Philosophie matérialiste » d'İbrahim Okçuoğlu et « Sur les pentes illuminées de la lutte » de Serkan Günebakan. Les autorités judiciaires estiment que ces ouvrages contiendraient des éléments relevant de la « propagande d'organisation terroriste », justifiant leur confiscation et leur interdiction. Dans le même temps, plusieurs numéros de journaux, dont 4 numéros de Yeni Demokrasi et 14 de Sosyalizm U Azadi, ont également fait l'objet de décisions similaires de la justice, avec des suspensions de diffusion et des saisies. Ces mesures s'inscrivent dans une série de procédures visant des publications accusées de relayer des contenus considérés comme illicites par les autorités. Turquie : Président du collectif Polen Ekoloji, Cemre Nayir a été libéré sous contrôle judiciaire Cemre Nayir, président du collectif écologiste Polen Ekoloji, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire lors de la première audience de son procès à Istanbul. Arrêté puis placé en détention après une opération menée le 3 février contre le Parti socialiste des opprimés (ESP) et différentes organisations de la gauche révolutionnaire, il est poursuivi pour « appartenance à une organisation illégale ». Lors de l'audience, Nayir a contesté les accusations, affirmant que l'acte d'accusation reposait notamment sur des conversations téléphoniques et des transferts d'argent effectués avec des proches. Il a demandé son acquittement. Le tribunal a ordonné sa libération sous contrôle judiciaire et reporté la prochaine audience au 20 octobre. France : Campagne des services israéliens contre Salah Hamouri et interdiction d'une conférence à Besançon L'avocat et militant franco-palestinien Salah Hamouri est au cœur d'une nouvelle controverse après la publication, le 25 mai 2026, d'accusations du Shin Bet, le service de renseignement intérieur israélien. Celui-ci l'accuse d'avoir organisé et dirigé depuis la France une cellule liée au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une organisation de gauche palestinienne considérée comme terroriste par Israël et l'Union européenne. Salah Hamouri rejette ces accusations, tandis que ses avocats dénoncent des allégations « artificielles et infondées » visant un opposant au gouvernement israélien. Afin de le soutenir, de très nombreuses personnalités ont publié une tribune de soutien dans les colonnes de Médiapart. Dans ce contexte, la préfecture du Doubs a interdit une conférence que Salah Hamouri devait tenir le 4 juin à Besançon dans le cadre du « Besac Antifa Fest ». Les autorités ont invoqué un risque de troubles à l'ordre public soit disant lié à la situation actuelle en Palestine et au Liban. Déporté de Palestine vers la France en 2022 après plusieurs périodes de détention, Hamouri poursuit depuis son engagement en faveur des droits des Palestiniens depuis l'Europe. Allemagne : Mobilisation en soutien à Maja, antifasciste non-binaire détenu·e en Hongrie Des organisations antifascistes appellent à manifester le 13 juin à Heidelberg pour soutenir Maja, une personne non binaire extradée d'Allemagne vers la Hongrie en juin 2024 et détenue depuis dans une prison hongroise. Les soutiens de Maja dénoncent des conditions de détention particulièrement dures, marquées notamment par l'isolement, une surveillance permanente et des fouilles corporelles répétées. Ils estiment que cette extradition a privé Maja d'un procès équitable dans un pays dont l'état de droit est régulièrement critiqué au niveau européen. Maja a été condamné·e en février 2026 à huit ans de prison pour des faits liés à une mobilisation antifasciste survenue en marge du « Jour de l'Honneur » à Budapest, un rassemblement annuel de l'extrême droite hongroise. Par ailleurs, les organisateurs de la manifestation dénoncent la criminalisation des mouvements antifascistes en Hongrie comme en Allemagne et réclament la libération de Maja ainsi que celle d'autres militant·es poursuivi·es dans des affaires similaires. Turquie : Un projet de loi pour encadrer le retour d'anciens membres du PKK Alors que le mouvement kurde participe au processus dit de « Paix et société démocratique », des informations publiées par des médias turcs indiquent que le gouvernement prépare un projet de loi destiné à encadrer le sort des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui abandonneraient la lutte armée. Le texte, qui pourrait être présenté au Parlement avant la pause estivale de mi-juillet, définirait les conditions de retour en Turquie des combattants et les procédures judiciaires qui leur seraient appliquées. Selon les éléments divulgués, les personnes concernées disposeraient d'un délai limité (possiblement d'un an) pour déposer les armes et bénéficier de ces dispositions, avec une distinction entre celles accusées d'infractions et celles qui ne le sont pas. Le projet prévoirait également un traitement spécifique pour les dirigeants et cadres du mouvement qui ne seraient pas autorisés à revenir en Turquie. Ceux-ci pourraient être orientés vers des « pays tiers », ouvrant la voie à une forme d'exil politique hors du territoire turc. Par ailleurs, les demandes formulées par le parti pro-kurde DEM Parti en faveur d'une levée des obstacles à l'engagement politique des anciens membres du PKK ne semblent pas avoir été retenues. Des responsables de l'AKP cités dans la presse estiment qu'une interdiction d'activité politique de cinq ans devrait s'appliquer aux personnes revenant en Turquie, même en l'absence de participation directe à des actes considérés comme « criminels ». Elles pourraient également être soumises à des mesures de contrôle judiciaire pendant cette période. France : Abandon des poursuites contre la présidente de l'UNEF Nanterre Les poursuites engagées contre Coppélia, présidente de l'UNEF Nanterre , ont été annulées par le tribunal de Nanterre lors d'une audience consacrée à une procédure en diffamation. Selon la décision rendue, l'assignation du parquet a été jugée non conforme et les faits reprochés étaient prescrits, mettant ainsi fin à la procédure sans qu'une date de procès ne soit fixée. L'UNEF Nanterre et le collectif des Sans-facs dénoncent depuis plusieurs mois un acharnement visant à affaiblir leur mobilisation contre la sélection dans l'enseignement supérieur. Le syndicat accuse la présidence de l'université d'avoir multiplié les démarches judiciaires et administratives à son encontre afin de criminaliser son action militante. À la suite de cette décision, les organisations ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur mobilisation en faveur de l'accès à l'université et contre la répression du mouvement étudiant. Pour les aider financièrement à payer les frais d'avocats, une cagnotte a été mise en place. X Kenya : Cinq militants étudiants anti-impérialistes poursuivis Cinq membres de la Revolutionary Students Commission (RSC) ont été arrêtés au Kenya lors de protestations contre l'Africa Forward Summit en mai 2026, une rencontre visant à renforcer l'influence de l'impérialisme français sur le continent africain. Les militants ont comparu devant la justice lors d'une audience préliminaire, et leur affaire a été renvoyée au 6 juillet 2026. Ils font face à des poursuites politiquement motivées, dans un contexte de criminalisation des mouvements étudiants et anti-impérialistes. Le collectif appelle à une solidarité internationale, notamment financière , et demande l'abandon des charges ainsi que la fin des poursuites engagées contre ses membres. France : Licenciement annulé après une longue procédure pour un militant de la CNT-AIT Entre 2021 et 2026, dans une entreprise du secteur chimique située en France et appartenant à une filiale de multinationale, un salarié militant de la CNT-AIT a été licencié après avoir diffusé, avec d'autres travailleurs, un tract syndical à l'entrée de l'usine et échangé sur des revendications liées aux conditions de travail. Le document critiquait le management et défendait des positions anarchosyndicalistes, notamment l'autogestion et une opposition aux formes hiérarchiques de l'organisation du travail. L'employeur a justifié le licenciement par le contenu du tract et le contexte de diffusion, estimant qu'il pouvait nuire à l'entreprise dans ses relations commerciales. Le salarié a contesté cette décision devant les juridictions prud'homales et judiciaires, engageant une procédure qui s'est étalée sur plusieurs années. Les tribunaux ont successivement examiné la légalité du licenciement, la réalité de l'activité syndicale et la liberté d'expression dans le cadre professionnel. Au terme de ces procédures, le licenciement a été annulé, les juges estimant qu'il constituait une atteinte à la liberté d'expression et relevait de l'exercice d'une activité syndicale. L'entreprise a été condamnée à verser environ 24 000 euros de dommages et intérêts au salarié concerné. France : Procès d'Yssoufou Traoré après des violences policières lors d'un hommage à Adama Traoré Le 4 juin 2026, Yssoufou Traoré doit comparaître devant le tribunal de Paris dans une affaire liée à des faits survenus lors d'une manifestation à Paris le 8 juillet 2023, organisée en hommage à son frère Adama Traoré, décédé en 2016 suite à l'intervention des gendarmes. À la suite de la dispersion de cette marche, il avait été interpellé par des agents de la BRAV-M. L'interpellation a été très violente, incluant un plaquage ventral ayant entraîné plusieurs blessures graves (fracture du nez, traumatisme crânien et contusions multiples). Pris en charge à l'hôpital, il a ensuite été placé en garde à vue alors qu'il était encore hospitalisé. Une plainte déposée concernant ces violences policières a été classée sans suite, tandis qu'une procédure judiciaire a été engagée à son encontre. Ses soutiens organisent un rassemblement devant le tribunal de Paris le 4 juin à 13H afin de le soutenir. Carcassonne : La mairie RN envoie les huissiers pour expulser les syndicats de la Bourse du travail Depuis fin avril 2026, les organisations syndicales de l'Aude sont en conflit avec la nouvelle municipalité de Carcassonne, dirigée par le maire Rassemblement national Christophe Barthès, après la décision de mettre fin à leur mise à disposition de locaux municipaux, notamment la Bourse du travail. Cette décision a été annoncée lors du conseil municipal du 30 avril, puis mise en œuvre début juin, entraînant l'intervention d'un huissier le 1er juin pour constater le maintien des syndicats dans les lieux qu'ils occupent parfois depuis plusieurs décennies. Kenya : Deux morts lors de manifestations contre un centre de quarantaine lié à Ebola Deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors de manifestations organisées à Nanyuki, au Kenya, contre un projet de centre de quarantaine destiné à accueillir des citoyens états-uniens exposés au virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Les protestataires dénoncent un risque sanitaire pour le pays, alors qu'aucun cas d'Ebola n'y a été recensé. Des affrontements avec les forces de l'ordre ont éclaté et plusieurs arrestations ont également eu lieu à Nairobi lors d'un rassemblement similaire. Soutenu par le président William Ruto et les États-Unis, le projet fait l'objet d'une contestation croissante. La Haute Cour kényane a prolongé la suspension de son ouverture et ordonné au gouvernement de rendre publics les accords conclus autour de cette infrastructure. Parallèlement, des élus démocrates états-uniens ont critiqué cette initiative, estimant que les ressortissants états-uniens exposés au virus devraient être pris en charge aux États-Unis plutôt qu'à l'étranger. Grèce : Dispersion des six prévenus dans différentes prisons dans l'affaire de l'expropriation à Kato Tithoréa Le 11 mai 2026, un groupe d'anarchistes a revendiqué l'expropriation d'une banque à Kato Tithoréa, un village de la région de Grèce-Centrale. Quelques heures plus tard, cinq personnes ont été arrêtées lors d'une opération policière accompagnée de perquisitions, portant à huit le nombre total de prévenus dans cette affaire. Poursuivis notamment pour braquage de banque et détention d'armes, six d'entre eux ont été placés en détention provisoire après leur audition du 15 mai. Ces six détenus ont été répartis dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays. Une femme a été incarcérée à la prison de Korydallos, tandis que les cinq autres prévenus ont été répartis entre les établissements de Korydallos, Tríkala, Larissa, Malandrino et Nauplie. Les collectifs de soutien dénoncent cette dispersion géographique qui est une mesure visant à isoler les prévenus et à limiter leurs communications. Allemagne : Une affiche de soutien aux YPJ recouverte par la police à Hambourg Une affiche en soutien à la campagne « Nous sommes tous YPJ », installée sur le mur du centre autonome Rote Flora dans le quartier de Schanzenviertel à Hambourg, a été recouverte de peinture par la police quelques jours après son installation. Cette censure intervient alors même que les YPG et le YPJ ne sont pas interdits en Allemagne. Plusieurs militants ont saisi la justice administrative afin de contester ces pratiques et d'obtenir des éclaircissements sur les directives qui les encadrent. Réalisée à l'occasion d'une journée internationale d'action dans le cadre d'une campagne internationale. Celle-ci vise à soutenir le maintien des Unités de protection des femmes (YPJ) au sein du futur système de défense syrien, dans le cadre de leur intégration à une Syrie démocratique après l'accord conclu le 29 janvier 2026 entre le gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS). Cette campagne estime que la reconnaissance institutionnelle et constitutionnelle des YPJ est essentielle pour garantir les droits des femmes, la sécurité et l'égalité dans la future Syrie. France : Le gouvernement annonce la dissolution de l'organisation Front de Rue Antifasciste Le gouvernement français a annoncé son intention de dissoudre simultanément deux organisations : le groupe identitaire d'extrême droite Patria Albiges, implanté dans le Tarn, et l'organisation antifasciste Front de Rue, active notamment à Lille et dans le Nord. Cette décision s'inscrit dans un contexte plus large de renforcement des politiques de dissolution visant divers mouvements politiques ou militants, en particulier issus de la gauche révolutionnaire. Le cas de Front de Rue s'inscrit dans une série plus large de procédures visant des collectifs antifascistes, écologistes ou propalestiniens, déjà engagées ces dernières années. À travers cette répression administrative, le gouvernement impose une forme de censure brutale des contenus et pratiques politiques contestant sa politique et celle de l'extrême droite. En particulier, l'antifascisme est durement réprimé à travers ce nouvel épisode, mais aussila confirmation de la dissolution de la Jeune Garde , plusieurs affaires judiciaires en cours dans différentes villes, ou encore l'emprisonnement de neuf antifascistes de Lyon après la mort du néonazi Quentin Deranque. Pays basque : Vague d'arrestations après une mobilisation antifasciste à Iruñea contre Vito Quiles La police espagnole a procédé à au moins 26 arrestations dans le cadre d'une enquête ouverte après une mobilisation antifasciste survenue le 30 octobre à Iruñea, visant l'intervention du militant d'extrême droite Vito Quiles dans la région. D'autres interpellations avaient déjà eu lieu auparavant : quatre personnes le 21 novembre et deux autres le 6 février, tandis que l'enquête reste toujours en cours avec de nouvelles convocations policières par téléphone. La mobilisation avait été organisée en réaction à un appel de Vito Quiles à tenir des rassemblements dans plusieurs universités, dont celle de Navarre. Le 30 octobre, des rassemblements antifascistes ont réuni de nombreuses personnes sous le slogan « prendre les rues face au fascisme », donnant lieu à des affrontements avec la police et à deux premières arrestations. Depuis, la répression judiciaire s'est intensifiée autour de ces événements. Europe : Appel à des actions de solidarité pour le deuxième anniversaire de l'extradition de Maja À l'occasion du deuxième anniversaire de l'extradition de l'antifasciste non-binaire Maja vers la Hongrie, des collectifs appellent à un week-end d'actions les 27 et 28 juin 2026 afin de dénoncer sa situation et de réclamer son retour en Allemagne. Maja avait été extradé·e le 28 juin 2024, avant d'être placé·e en détention en isolement, puis condamné·e en février 2026 à huit ans de prison à l'issue d'un procès politique visant à criminaliser l'antifascisme. Depuis, une procédure d'appel est en cours. Les organisateurs dénoncent le maintien de conditions de détention très difficiles malgréune grève de la faim menée en 2025 , et estiment que les améliorations obtenues restent insuffisantes. Ils appellent à multiplier les initiatives de solidarité (réunions publiques, projections, concerts, rassemblements ou actions militantes) dans plusieurs villes, afin de maintenir la pression pour une libération et un rapatriement rapide. Allemagne : Rassemblement de solidarité avant le transfert de Daniela Klette vers Francfort Un rassemblement de solidarité est prévu le 6 juin 2026 à 13h00 devant la prison pour femmes de Vechta, en Allemagne, à l'annonce du transfert prochain de Daniela Klette vers Francfort-sur-le-Main au cours de la seconde moitié du mois de juin. Selon les organisateurs, cette décision intervient dans le contexte de procédures judiciaires en cours et de nouveaux procès attendus. L'acte d'accusation déposé par le parquet fédéral, qui comprend des charges liées à deux opérations de la Fraction Armée Rouge (RAF) en 1991 et 1993, devrait être accepté par la cour d'appel dans les prochains mois, entraînant le transfert du procès vers Francfort. Condamnée en mai 2026 à 13 ans de prison dans un premier procès portant sur plusieurs actions de financement d'années de clandestinité, Daniela Klette a précédemment fait l'objet de périodes d'isolement et de conditions de détention inhumaines. Les mobilisations ont contribué à l'assouplissement de son régime de détention. Le rassemblement vise ainsi à protester contre ses conditions d'incarcération et son transfert. Chili : Transfert de Mauricio Hernández Norambuena vers une prison de haute sécurité Dans un communiqué , la famille de Mauricio Hernández Norambuena, prisonnier politique du Front patriotique Manuel Rodríguez (FPMR), connu sous le nom de « Commandant Ramiro », a dénoncé son transfert, le 3 juin 2026, du complexe pénitentiaire de Rancagua vers le centre pénitentiaire spécial de haute sécurité (REPAS) à Santiago. Selon ses proches, cette décision a été prise sans préavis ni justification et s'est accompagnée d'un durcissement de ses conditions de détention. Malgré son âge et son état de santé, il est désormais soumis à un régime particulièrement restrictif, marqué notamment par des fouilles quotidiennes, des déplacements entravés, l'absence de suivi médical adapté, la limitation des visites et l'interruption de certains traitements. La famille affirme que Mauricio Hernández Norambuena ne correspond pas au profil des détenus destinés au REPAS et rappelle que plusieurs organisations avaient déjà dénoncés ses conditions de détention particulièrement sévères. Par ailleurs, ses soutiens mettent en cause le président José Antonio Kast ainsi que le ministre de la Sécurité publique, Martín Arrau, qu'ils tiennent pour responsables de son intégrité physique et de son état de santé. Enfin, ils appellent à renforcer les actions de solidarité, à l'image du soutien exprimé par Georges Abdallah depuis le Liban, après plus de quarante années de détention en France. France : Déclaration d'Ali, réfugié palestinien détenu depuis deux ans dans une prison française Détenu en France depuis plus de deux ans à la suite d'accusations israéliennes, Ali livre depuis sa cellule un témoignage personnel sur son parcours, son incarcération et son vécu en tant que Palestinien . Dans ce texte adressé « à toutes les personnes libres », il évoque la situation du peuple palestinien, son éloignement de ses enfants et le sentiment d'injustice qui l'accompagne depuis son arrestation. Plus qu'un récit individuel, son message se veut un appel à la solidarité et une invitation à s'engager pour sa libération, un combat porté parla campagne « Libérez Ali ». JE SUIS VOTRE FRÈRE ALI, LE PALESTINIEN Salutations à toutes les personnes libres, mes salutations à vous toutes et tous. Salutations à chaque personne qui croit encore que l'injustice n'est pas une fatalité et qu'aucune nation ni autorité n'a le droit ni le pouvoir d'écraser la dignité humaine. Salutations à la Palestine opprimée, à ses enfants qui n'ont jamais vécu ne serait-ce qu'une journée normale et qui n'ont jamais pu connaître les droits les plus élémentaires de l'enfance : Pas de sécurité, pas de foyer, pas d'avenir clair… seulement la peur, le blocus et la mort qui les attend chaque matin. Je suis votre frère Ali, le Palestinien. Depuis plus de deux ans aujourd'hui, je suis détenu dans les prisons françaises. Deux années de souffrance, de douleur et d'interrogations. Chaque jour, je me demandais : comment un pays peut-il devenir complice de l'injustice infligée à une personne qui s'est tournée vers lui en quête de protection ? Je suis un homme dont il a été reconnu qu'il était menacé et persécuté par Israël, et pourtant… À la demande d'Israël lui-même, j'ai été emprisonné et séparé de mes enfants. Je n'aurais jamais imaginé, alors que je cherchais la sécurité, que l'entité qui a tué mon frère et m'a privé de mon enfance serait la même qui déciderait de mon sort, même par delà les frontières. En prison, j'ai appris une chose amère : Il suffit d'être Palestinien pour devenir suspect. Mais aujourd'hui, je ne suis pas ici pour demander la pitié de qui que ce soit. Je suis ici pour dire que le peuple palestinien mérite de vivre, mérite la justice. Que nous méritons de vivre auprès de nos enfants sans peur, sans blocus, sans être traité comme des criminels simplement parce que nous sommes nés Palestiniens. Nous ne demandons pas l'impossible. Nous demandons ce que tout être humain sur cette planète demande : La liberté… La dignité… Et la justice. Et si ce monde a perdu une partie de son humanité, nous sommes ici aujourd'hui pour lui rappeler que l'humanité vit encore dans la voix des femmes et des hommes libres. Liberté pour la Palestine… Miséricorde pour les martyrs… Et dignité pour tous les opprimés. Votre frère Ali, prisonnier palestinien sur les terres françaises Bolivie : Rodrigo Paz menace de décréter l'état d'urgence face à la contestation Confronté à plus d'un mois de manifestations, de barrages routiers et à une crise politique aggravée par la démission de deux ministres, le président bolivien Rodrigo Paz a averti que le pays se trouvait à un « point de rupture » et n'exclut plus de décréter l'état d'urgence. Cette mesure exceptionnelle permettrait d'élargir les pouvoirs des forces de sécurité et d'accroître l'intervention de l'armée afin de rétablir le contrôle des autorités, alors que les blocages continuent dans plusieurs villes du pays. La menace d'un état d'urgence suscite des inquiétudes quant à une possible escalade répressive. Déjà, plus d'une centaine de personnes ont déjà été arrêtées lors des mobilisations et les forces de l'ordre ont eu recours à des gaz lacrymogènes contre certains rassemblements. Turquie : Militant de l'ESP, Muhammet Çelik libéré et assigné à résidence Détenu depuis l'opération menée le 3 février contre le Parti Socialiste des Opprimés (ESP) , Muhammet Çelik a été remis en liberté sous assignation à résidence à l'issue de sa première audience devant la 28e cour d'assises d'Istanbul. Lors de sa défense, il a rejeté les accusations portées contre lui, affirmant que les faits retenus par l'accusation relevaient exclusivement de ses activités politiques légales au sein de l'ESP, notamment sa participation à des manifestations, commémorations et réunions publiques. Ses avocats ont dénoncé une atteinte à la liberté d'organisation et d'expression, soulignant que des activités politiques publiques et des actions de solidarité avaient été présentées comme des preuves à charge. Malgré la demande du procureur de maintenir sa détention, le tribunal a ordonné sa libération sous contrôle judiciaire avec assignation à résidence. France : Des détenus de Condé-sur-Sarthe portent plainte et dénoncent violences et harcèlement Six détenus du quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de la prison de Condé-sur-Sarthe ont déposé une plainte pénale contre la direction de l'établissement, qu'ils accusent d'imposer un régime de pression psychologique, d'humiliations et de violences allant au-delà de leurs préorogatives. Les plaignants dénoncent notamment des fouilles à nu systématiques, un accès très limité aux activités et aux promenades, ainsi que des conditions de détention visant à les intimider et à les déshumaniser. L'administration pénitentiaire rejette ces accusations et affirme que les procédures appliquées respectent la réglementation en vigueur. Créés en 2025 sur le modèle du régime d'isolement italien 41bis, les QLCO font déjà l'objet de nombreuses contestations. Cette plainte constitue toutefois l'une des premières démarches pénales visant directement les pratiques mises en œuvre dans ces quartiers de haute sécurité. Italie : Intervention du prisonnier anarchiste Alfredo Cospito lors d'un procès Dans le cadre de la deuxième audience d'un procès visant six personnes poursuivies pour des faits liés aux mobilisations contre le régime carcéral du 41-bis et la réclusion à perpétuité,le prisonnier anarchiste Alfredo Cospito a été entendu comme témoin de la défense par vidéoconférence depuis la prison de Bancali, en Sardaigne, le 18 mai 2026. Afin de rendre son témoignage plus accessible et diffusable en dehors de la salle d'audience, une retranscription a été traduite en français, maquettée et publiée au format PDF. Chili : Affrontements entre étudiants et policiers lors d'une manifestation contre les coupes budgétaires Des affrontements ont éclaté mercredi 3 juin à Santiago entre la police antiémeute et des milliers d'étudiants, lycéens et enseignants mobilisés contre les coupes budgétaires décidées par le gouvernement du président José Antonio Kast. Les forces de l'ordre ont empêché la progression du cortège vers le palais présidentiel en recourant à des gaz lacrymogènes et des canons à eau, tandis que des manifestants ont répliqué en lançant des projectiles. Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions sociales liées à la politique d'austérité du gouvernement, qui a récemment annoncé une réduction des dépenses publiques. Aucun bilan officiel n'a été communiqué, mais plusieurs interpellations ont été constatées sur place. Europe : Multiples actions de solidarité pour la libération de la prisonnière communiste Seda Baykan Dans le cadre de la semaine de solidarité organisée par la Plateforme de la voix des prisonniers (Tutsakların Sesi Platformu, TSP) , plusieurs actions ont été menées en Europe pour soutenir la prisonnière communiste Seda Baykan, détenue dans la prison pour femmes de Diyarbakır en Turquie et en grève de la faim depuis le 1er avril contre son isolement. À Paris, des militants de l'ACTIT ont envoyé des cartes et lettres en exigeant son transfert vers une autre cellule ou prison, tandis qu'à Bâle des rassemblements ont appelé à la satisfaction de ses revendications et à la solidarité avec les prisonniers politiques. À Cologne, une action publique a également réclamé sa libération. La mobilisation s'est également poursuivie à Francfort devant le consulat général de Turquie , où les manifestants ont exigé la fin de l'isolement et le respect des droits fondamentaux de Baykan. À Bruxelles, des affiches appelant à sa libération ont été diffusées par le Secours Rouge, tandis qu'à Leipzig des jeunes de Young Struggle ont déployé une banderole et scandé des slogans en soutien à la prisonnière. France : Enquête ouverte pour tortures et crimes de guerre après l'interception de la flottille pour Gaza Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert le 5 juin 2026 une enquête préliminaire pour « tortures » et « crimes de guerre »concernant le traitement réservé à des ressortissants français arrêtés par Israël lors de l'interception de la flottille pour Gaza en mai dernier. L'enquête, confiée à l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité, fait suite à un signalement du ministre des Affaires étrangères, après la diffusion d'images montrant des militants interpellés, agenouillés et les mains liées. La flottille, composée d'une cinquantaine de navires partis de Turquie pour contester le blocus de Gaza, a été interceptée dans les eaux internationales par les autorités israéliennes, qui ont kidnappé 430 militants, dont 37 Français, avant leur expulsion. Les avocats de plusieurs participants ont salué l'ouverture de l'enquête tout en rappelant que les violences dénoncées s'inscrivent dans un contexte plus large de violences subies par la population palestinienne. Plusieurs plaintes individuelles sont également en préparation. Toulouse : Des banderoles de soutien aux détenus des QLCO déployées sur le périphérique Le site IAATA rapporte que des banderoles de soutien aux prisonniers mobilisés contre les Quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) ont été aperçues début juin sur le périphérique de Toulouse. Cette action fait écho au mouvement de protestation engagé depuis mai par une partie des détenus des établissements de Condé-sur-Sarthe et de Vendin-le-Vieil, qui dénoncent des abus de pouvoir, des conditions de détention jugées dégradantes et réclament de meilleures conditions d'accès aux activités, aux communications avec leurs proches et à l'exercice de leurs droits. Turquie : Mobilisation pour la libération des syndicalistes de Limter-İş emprisonnés Le syndicat Limter-İş, affilié à la confédération DİSK, a organisé un rassemblement à Istanbul pour dénoncer l'incarcération de plusieurs de ses dirigeants et militants syndicaux, détenus depuis quatre mois dans le cadre d'une opération visant le Parti Socialiste des Opprimés (ESP) et plusieurs organisations . Les organisations présentes ont affirmé que ces poursuites visent à affaiblir les luttes ouvrières et la défense des droits syndicaux, soulignant que les personnes emprisonnées sont engagées de longue date dans les combats contre les accidents du travail, la précarité et les atteintes aux droits des travailleurs. Tout en saluant la libération récente d'un responsable syndical , ils ont dénoncé la détention prolongée de plusieurs autres dirigeants sans jugement et appelé syndicats, organisations professionnelles et défenseurs des droits à se mobiliser en vue des prochaines audiences judiciaires. Sahara occidental : Libération de deux militants sahraouis après plusieurs mois de détention Les militants sahraouis Salah Eddine Sabar et Ibrahim Babit ont été libérés après plusieurs mois de détention, malgré un important dispositif policier déployé autour du tribunal le jour de leur sortie. Cette présence visait à limiter les rassemblements de solidarité et les manifestations de soutien organisées à l'occasion de leur libération. À leur sortie, les deux hommes ont brandi un dessin du drapeau sahraoui réalisé durant leur détention, un symbole de résistance et d'attachement à l'identité sahraouie. Les réseaux de solidarité ont salué leur libération et rendu hommage à la mobilisation qui s'est poursuivie tout au long de leur emprisonnement malgré les pressions et les restrictions. France : Militante pro-palestinienne, Téba a été condamnée et fait appel Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Téba, étudiante à l'université Paris 1, à quatre mois de prison avec sursis, 800 euros d'amende, plus de 8 000 euros de dommages et intérêts et un stage obligatoire au Mémorial de la Shoah pour « provocation non publique à la discrimination, à la haine ou à la violence » et harcèlement scolaire. L'affaire porte sur l'exclusion de plusieurs personnes pro-israéliennes d'un groupe Instagram de promotion universitaire et sur des échanges liés à la question du sionisme. L'étudiante, qui dénonce l'amalgame entre antisionisme et antisémitisme, a annoncé faire appel de cette décision. Au moment du verdict, un rassemblement de soutien avait lieu devant le tribunal judiciaire de Paris à l'initiative de la Fédération Syndicale Etudiante et d'autres collectifs. Par ailleurs, de nombreuses organisations dénoncent une criminalisation croissante des mobilisations en faveur de la Palestine et soulignent que cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de convocations policières, poursuites judiciaires et sanctions visant militants, syndicalistes et responsables associatifs engagés sur cette question. Les soutiens de Téba soulignent également qu'elle a été la cible de campagnes de harcèlement et de menaces après la diffusion de son identité sur des réseaux pro-israéliens. Liban : Un communiste libanais tué dans une frappe israélienne Ramadan Farhat a été tué le 3 juin 2026 lors d'une frappe israélienne visant la localité d'Az-Zrariyah (Zrariyeh), dans le sud du Liban. Il a été tué aux côtés de plusieurs membres de sa famille. Selon les informations relayées par des médias libanais, il avait combattu dans sa jeunesse au sein du Parti communiste libanais et de Jammoul avant de passer plusieurs années à l'étranger, puis de revenir au Liban. Cela intervient dans un contexte d'intensification de l'agression israélienne qui a déjà fait des milliers de morts, dont une grande majorité de civils. Kanaky : Non-lieu pour le président du FLNKS et plusieurs militants de la CCAT, le parquet fait appel Les juges d'instruction parisiens ont ordonné un non-lieu général en faveur de Christian Tein, président du FLNKS , et de plusieurs militants kanak de la CCAT, mis en examen dans le cadre de l'enquête ouverte après les révoltes de 2024 en Kanaky, déclenchées par le projet colonial de dégel du corps électoral. Ces militants avaient été déportés en France et placé en détention provisoire durant plusieurs mois. Ils ont estimé qu'il n'existait pas de charges suffisantes et ont écarté les accusations d'insurrection, considérant que les éléments du dossier ne permettaient pas de caractériser une volonté de renversement des institutions. Le parquet de Paris a toutefois annoncé faire appel de cette décision et demander des actes d'investigation complémentaires. Parallèlement, plusieurs Kanak restent détenus en France suite aux révoltes de 2024, après avoir été déportés à plus 16 000 kilomètres de chez eux. Strasbourg : Perquisition d'un militant communiste révolutionnaire pour apologie du terrorisme Gabriel Cardoen, militant communiste révolutionnaire et propalestinien, a été perquisitionné à son domicile à Strasbourg le 1er juin 2026, dans le cadre d'une enquête ouverte pour « apologie du terrorisme ». L'opération fait suite à une plainte déposée en octobre 2025 par le Crif Alsace, visant plusieurs publications datant de 2023 sur les réseaux sociaux. Les messages incriminés portent notamment sur des contenus liés à la Palestine publiés après le 7 octobre 2023. Lors de la perquisition, les policiers ont également saisi et photographié divers ouvrages présents dans son logement, avant de le placer en garde à vue puis de l'auditionner. Le militant, qui défend le droit des peuples à l'autodétermination et la liberté d'expression, doit être jugé en octobre 2026 à Strasbourg. Suisse : 4 000 militaires mobilisés pour le G7 La Suisse déploiera près de 4 000 militaires du 12 au 17 juin afin de soutenir les cantons de Genève, Vaud et Valais dans le dispositif de sécurité du sommet du G7 organisé à Évian, en France. L'armée sera chargée de protéger des infrastructures jugées « sensibles », comme l'aéroport de Genève, de renforcer la surveillance des frontières, du Léman et des axes routiers, tandis que les Forces aériennes assureront un contrôle accru de l'espace aérien soumis à des restrictions temporaires. En complément, l'armée mettra à disposition des moyens spécialisés pour faire face à des menaces spécifiques. Cela inclut la cybersécurité, afin de détecter et contrer d'éventuelles cyberattaques visant les réseaux ou infrastructures critiques ; la lutte antidrones, pour repérer, suivre et neutraliser des drones non autorisés pouvant représenter un risque pour la sécurité du sommet ; ainsi que la protection NBC (nucléaire, biologique et chimique), avec des équipes et équipements capables de prévenir, détecter ou gérer un incident impliquant des substances dangereuses. Le maintien de l'ordre restera toutefois de la compétence exclusive des autorités civiles et des forces de police. Turquie : La libération d'un détenu emprisonné depuis 32 ans reportée pour la quatrième fois Détenu depuis 32 ans à la prison fermée de Siverek, Ahmet Tüneli voit sa libération conditionnelle une nouvelle fois repoussée par la commission pénitentiaire d'évaluation et d'observation. Condamné à la réclusion à perpétuité par une ancienne Cour de sûreté de l'État, il était théoriquement éligible à une libération depuis le 31 octobre 2024. Les autorités lui reprochent notamment de ne pas reconnaître les faits qui lui sont reprochés et de refuser d'exprimer des regrets, un élément déjà invoqué lors des trois précédents reports. En particulier, il refuse de qualifier le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) d'« organisation terroriste ». Le prochain examen de son dossier est fixé au 2 décembre 2026. Pakistan : Interdiction de l'Awami Action Committee, attaque contre un dirigeant et mort d'un militant Les autorités du Cachemire administré par le Pakistan ont interdit l'Awami Action Committee (AAC), principal mouvement de contestation populaire de la région, en le qualifiant d'« organisation terroriste ». Le 5 juin, quelques heures après cette décision et la coupure d'internet, Sardar Umar Nazir, l'un des dirigeants du mouvement, a été visé par une tentative d'assassinat près de Rawalakot. Il a survécu, mais un militant de l'AAC, Shahzeb Habib, a été tué. L'AAC accuse les autorités pakistanaises et les forces paramilitaires d'être à l'origine de cette attaque, ce que le gouvernement n'a pas confirmé. L'événement a déclenché des manifestations, des grèves et des blocages d'axes routiers dans plusieurs villes. Selon les organisateurs, plus de 70 militants ont été arrêtés. Cette escalade intervient à quelques jours d'une grande marche prévue le 9 juin vers Muzaffarabad, où l'AAC entend défendre ses revendications sociales et politiques. Né de mobilisations contre la hausse du coût de la vie, le mouvement avait déjà obtenu d'importantes baisses des prix de l'électricité et de la farine. France : Un militant du NPA-A agressé par un agent de l'université Paris 1 Antoine B, membre du NPA L'anticapitaliste, a été agressé lors d'une action menée le 28 mai à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne contre un décret augmentant fortement les frais d'inscription des étudiants étrangers. Le militant a été violemment projeté au sol par un agent de l'université alors qu'une délégation d'étudiants et de personnels menait une intervention. Blessé, il a subi plusieurs points de suture et une incapacité temporaire de travail de plus de huit jours. La présidence de l'université a justifié l'intervention de son employé et menacé de poursuites disciplinaires les participants à l'action. Turquie : Restrictions massives des rassemblements avant le sommet de l'OTAN à Ankara À l'approche du sommet de l'OTAN des 7 et 8 juillet à Ankara, les autorités turques ont imposé d'importantes restrictions à la vie publique dans la capitale. Du 6 au 12 juillet, tous les événements ouverts au public seront suspendus : concerts, festivals, cérémonies de remise de diplômes, panels, colloques ou examens organisés par des institutions publiques et des organisations de la société civile. Des interdictions de rassemblement s'appliqueront également autour du palais présidentiel et du centre de congrès accueillant le sommet. Ces mesures, officiellement justifiées par des impératifs de sécurité, sont une limitation préventive de l'espace public et du droit de réunion. Les autorités ont par ailleurs placé en congé administratif la majorité des agents publics de neuf districts centraux d'Ankara durant toute la semaine du sommet, transformant la capitale en zone hautement sécurisée avant l'arrivée des dirigeants de l'Alliance atlantique. USA : Marius Mason appelle à des actions symboliques en soutien aux prisonniers anarchistes Depuis un centre de réinsertion de Detroit, l'éco-anarchiste et ancien prisonnier politique Marius Mason a lancé un appel à la solidarité à l'occasion de la première initiative « Freedom Tree », prévue le 11 juin . Il invite ses soutiens à accrocher autour d'arbres des créations tressées, tricotées ou crochetées symbolisant l'unité et la résistance collective. L'action vise à rappeler l'importance de la solidarité envers les militants ayant subi la répression et l'incarcération pour leurs engagements politiques. Selon Marius Mason, ces rubans multicolores doivent représenter l'idée que « nous sommes plus forts ensemble qu'un seul fil isolé ». Suisse : Le Grand Conseil bernois veut interdire les « antifas » et les « black blocs » Le Grand Conseil du canton de Berne a adopté, à une courte majorité, une motion demandant d'étudier l'interdiction de groupes associés à l'extrême gauche, notamment les « antifas » et les « black blocs ». Initiée par le parti d'extrême droite UDC, la proposition estime que ces mouvements représenteraient une menace pour la sécurité publique, notamment après certaines manifestations ayant été le théâtre d'affrontements avec la police. En réaction, plusieurs centaines de personnes ont manifesté spontanément à Berne contre cette initiative, affirmant leur opposition à ce projet liberticide. Le Conseil fédéral, de son côté, avait déjà exprimé des réserves sur une proposition similaire, rappelant que « le mouvement antifa » ne constitue pas une organisation formelle mais un réseau informel sans structure définie. Europe : Nouvelles actions de soutien avec la prisonnière communiste Seda Baykan Des actions et rassemblements ont été organisées à Toulouse, Paris, Londres ou encore Hambourg dans le cadre de la semaine de solidarité avec la détenue communiste turque Seda Baykan , en grève de la faim depuis le 1er avril dans la prison pour femmes de Diyarbakır. Ses soutiens dénoncent ses conditions d'isolement et réclament l'acceptation de ses demandes, notamment son transfert vers un quartier avec d'autres détenues politiques. À Paris et Londres, des rassemblements ont mis en avant la solidarité internationale avec les prisonniers politiques, tandis qu'à Hambourg une action devant le consulat de Turquie a également dénoncé les conditions de détention en Turquie et l'isolement carcéral. A Toulouse, une campagne d'affichage a été réalisée dans plusieurs quartiers de la ville. Ces initiatives viennent compléter les nombreuses initiatives réalisées dans plusieurs pays européens en faveur de la militant révolutionnaire à l'initiative de la Plateforme de la voix des prisonniers (Tutsakların Sesi Platformu, TSP). Paris : Une manifestation en hommage à Clément Méric dénonce la répression des antifascistes À l'appel de l'Action Antifasciste Paris Banlieue, de l'Union syndicale Solidaires et du Comité pour Clément , plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris lors d'une manifestation contre le fascisme et la guerre. Le cortège a rendu hommage à Clément Méric, 13 ans après l'assassinat du jeune militant antifasciste par des néonazis. Les participants ont dénoncé la criminalisation de l'antifascisme dans plusieurs pays européens, quelques jours après la dissolution du groupe lillois Front de Rue Antifasciste. En particulier, des drapeaux et des banderoles appelaient à la libération de tous les antifascistes emprisonnés, alors que neuf antifascistes sont en détention provisoire en France et que d'autres sont actuellement détenus en Espagne, en Allemagne ou encore en Hongrie. Au-delà de l'hommage, la manifestation a également témoigné de la nécessité de construire un front antifasciste face à la séquence politique actuelle, comme en témoignent les nombreuses délégations présentes venues de différentes villes de France et d'Europe. Elle s'inscrivait dans le cadre du festival anti-impérialiste Organize, Fight, Win , auquel ont participé des sections du Secours Rouge International.",
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