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"publishedAt": "2026-06-07T20:38:16.670Z",
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"Contrôle social / Répression",
"Droits sociaux / Services publics",
"Bruxelles",
"Âgisme",
"Violences policières"
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"textContent": "Depuis des mois, nous sommes des milliers d'élèves, d'enseignant·es, d'éducateur·rices, de parents et de citoyen·nes à nous mobiliser contre les réformes imposées à l'enseignement. Depuis des mois, nous alertons, argumentons, manifestons, interpellons. Depuis des mois, nous ne sommes ni entendus, ni écoutés, ni respectés. Au Parlement, les droits de l'opposition sont bafoués. Les procédures destinées à garantir un débat démocratique sont contournées ou ignorées. Les demandes de dialogue sont rejetées. Les alertes du terrain sont méprisées. Les acteurs de l'enseignement, pourtant directement concernés, sont traités comme s'ils n'existaient pas. Lorsque la parole n'est plus entendue, il ne reste que la mobilisation. Et lorsque la mobilisation est à son tour réprimée, c'est la démocratie elle-même qui vacille. Les événements survenus ces 4 et 5 juin nous ont profondément choqués et constituent à cet égard un signal horrifiant. Des jeunes, parfois âgés de seulement 12 ou 13 ans et des adultes cherchant à les protéger, ont été poursuivis, nassés, gazés, matraqués et arrêtés au cours d'opérations policières qui ont duré de longues heures. Nombreux sont les témoignages faisant état d'insultes, de propos humiliants et d'usage de la force brutale totalement disproportionnés à l'égard de jeunes manifestants. Nous avons entendu des policiers qualifier des jeunes de « sauvages » de « petites putes », de « gauchiasses ». Des propos racistes et sexistes qui ne sont pas sans rappeler les dérives de l'extrême droite. À notre plus grande consternation, ce rassemblement pacifiste de jeunes et de membres de l'enseignement a été transformé par la police en une véritable « chasse à l'homme » qui a duré plus de dix heures et qui ne s'arrêtera probablement pas aujourd'hui, samedi 6 juin. Nous rappelons une évidence : un enfant reste un enfant, même lorsqu'il manifeste. La participation à une mobilisation sociale ne retire à aucun mineur les droits et protections particulières qui lui sont garantis par la Constitution, par la Convention européenne des droits de l'homme et par la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le droit à l'intégrité physique, le droit à la dignité, le droit à la protection contre les traitements dégradants, le droit à la liberté d'expression et le droit de manifester ne sont pas des privilèges accordés par le pouvoir. Ce sont des droits fondamentaux. Ce qui s'est produit ces derniers jours pose une question qui dépasse largement le cadre de l'enseignement. Comment notre société garantit-elle aujourd'hui l'épanouissement, la sécurité et l'avenir des jeunes générations ? La réponse reçue : répression policière violente et stigmatisation systémique de la jeunesse. Nous refusons que la jeunesse soit traitée comme une menace lorsqu'elle exerce ses droits démocratiques. Nous refusons que les élèves soient réduits au silence par la peur. Nous refusons que la violence remplace le débat. Ce lundi 08 juin, nous appelons les écoles à faire de ce lundi une journée différente. Un temps pour écouter, comprendre et échanger. Un temps pour accueillir la parole des élèves, répondre à leurs questions, décrypter ensemble les événements et réfléchir aux enjeux démocratiques qu'ils soulèvent. Dans un contexte où beaucoup de jeunes ont été témoins, directement ou indirectement, de la violence étatique et policière, l'école a un rôle essentiel à jouer comme espace d'écoute, de dialogue, de sensibilisation et de débriefing collectif. Faire une pause dans le cours ordinaire des choses, c'est aussi faire vivre concrètement l'éducation à la citoyenneté. En tant qu'enseignant·es, éducateur·rices, personnels de l'enseignement et parents, nous avons une responsabilité particulière envers ces jeunes. Nous ne pouvons pas leur enseigner des valeurs en classe ou à la maison et détourner le regard lorsqu'elles sont piétinées à l'extérieur. Ce lundi 8 juin, à 16h place Poelaert, nous appelons toute la société civile, tou.te.s celles et ceux qui refusent qu'on démolisse les jeunes à coups de réformes et de matraques, à marcher dans la rue. Nous appelons à une manifestation la plus large possible, pacifiste, contre toute forme de violence à l'égard des jeunes. Nous demanderons que toute la lumière soit faite sur les violences commises à l'encontre des mineurs et des manifestants. Nous saisirons les instances compétentes, notamment le Comité P, afin que les responsabilités soient établies. Parce qu'il ne s'agit plus seulement de réformes. Il s'agit du respect des droits humains. Il s'agit de la protection de nos élèves et de nos enfants. Il s'agit du respect des règles démocratiques. Nous ne laisserons pas ces faits être banalisés. Une démocratie ne meurt pas seulement lorsqu'on lui interdit de parler. Elle s'affaiblit aussi lorsque ceux qui parlent ne sont plus écoutés, lorsque ceux qui manifestent ne sont plus entendus, lorsque ceux qui contestent sont réprimés. Nous n'oublierons pas cette nuit du jeudi 4 au vendredi 5 juin où tout a basculé. Nous ne détournerons pas le regard. Nous ne nous tairons pas. Nous ferons en sorte de finir par être entendus. Collectifs Mars Attacks - FWB, Parents Attacks, Students Attacks, Ecole En Lutte et autres signataires",
"title": "Manifestation contre les violences policières et celles des réformes",
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