Communiqué : 11 juin 2026 Non à l'accueil de l'extrême droite française au Parlement flamand
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June 4, 2026
Ce 11 juin, le Vlaams Belang invite Jordan Bardella, le président du Rassemblement national français, à s'exprimer au sein du Parlement flamand, à Bruxelles. Nous nous opposons à cette venue et refusons que nos institutions politiques servent de palais d'hiver aux personnalités d'extrême droite tenues à distance du débat politique belge par le principe du cordon sanitaire. Le Rassemblement national et ses dirigeant·es portent un projet politique fondé sur la stigmatisation des personnes étrangères, racisées, musulmanes, des travailleur·euse·s avec ou sans papiers, et plus largement de toutes celles et ceux que l'extrême droite désigne comme des ennemis de l'intérieur. Leur présence dans une institution parlementaire n'est pas un fait neutre : elle participe à la normalisation d'un camp politique dont l'histoire, les alliances et le programme restent incompatibles avec l'égalité, la justice sociale et les libertés démocratiques. Derrière leurs discours “antisystème”, l'extrême droite défend partout les mêmes politiques antisociales que les partis au pouvoir depuis des décennies : attaques contre les syndicats, destruction des services publics, criminalisation des pauvres, précarisation du travail et protection des intérêts des plus riches. Le 11 juin, pendant que les Bruxellois·es seront maintenu·es dehors, l'extrême droite sera protégée derrière la zone neutre et d'importants dispositifs policiers mobilisés pour l'occasion. Nous refusons que la démocratie soit confisquée par celles et ceux qui prétendent parler au nom du peuple tout en se mettant à l'abri des travailleur·euse·s, des habitant·es et des premier·es concerné·es par leurs politiques racistes, autoritaires et antisociales. Nous appelons à un rassemblement le plus large et massif possible afin de montrer l'opposition des travailleur·euse·s, des habitant·es de Bruxelles, des organisations syndicales, associatives, antiracistes, féministes, antifascistes et de toutes les personnes attachées aux libertés démocratiques. Notre colère est légitime. Notre refus s'exprimera par tous les moyens propres à protéger notre démocratie. Nous reconnaissons la diversité des tactiques démocratiques, collectives et populaires face à la montée internationale de l'extrême droite. Se rassembler, occuper l'espace public, faire nombre, alerter, dénoncer, organiser la solidarité et refuser la normalisation du fascisme sont nos moyens légitimes de défense démocratique. Dans ce contexte, nous dénonçons également le Pacte européen sur la migration et l'asile, qui organise une Europe du tri, du contrôle, de l'enfermement et de l'expulsion. Nous refusons également le projet de loi sur les visites domiciliaires du gouvernement Arizona qui mettent en danger font encore reculer la constitution et l'Etat de droit Ce n'est pas en chassant les migrant·es que l'on ameliora la qualité de vie des travailleur.euse.s. Ce ne sont pas les personnes exilées qui volent nos salaires, nos logements, nos soins ou nos droits : ce sont les politiques capitalistes, racistes et antisociales qui détruisent nos conditions de vie. Enfermer des personnes pour le simple fait d'avoir cherché refuge ou une vie dignenous rappelle les heures les plus sombres de l'histoire. Face à cette logique de déshumanisation, nous le répétons : aucun être humain n'est illégal. Nous voulons un avenir antiraciste, solidaire et égalitaire. Nous voulons une démocratie qui ne serve plus d'abri aux discours de haine. Nous voulons un monde où les dirigeant·es ne peuvent pas imposer des politiques antisociales tout en se cachant derrière des dispositifs sécuritaires. Nous affirmons que les travailleur·euse·s doivent se réapproprier collectivement le pouvoir politique, économique et social, car seule une démocratie réellement populaire, portée par celles et ceux qui produisent les richesses, peut garantir l'expression et la protection des personnes minorisées : femmes, personnes racisées, travailleur·euse·s avec ou sans papiers, précaires, exploité·es et opprimé·es. Face à l'extrême droite, il ne peut y avoir ni banalisation, ni accommodement, ni hospitalité institutionnelle. Nous appelons toutes les organisations et toutes les personnes attachées à nos libertés à s'élever contre ce recul de notre bien commun : une démocratie populaire, antiraciste, sociale et incompatible avec l'extrême droite.
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