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[VISIONNAGE] 📼 The Hudsucker Proxy

/home/lord [Unofficial] May 15, 2026
Source

Histoire : 🔗

On est à un mois de 1959, à New-York, alors que tous les résultats sont excellents, le grand patron de l'entreprise Hudsucker saute par la fenêtre du haut du 45ème étage lors de la réunion du conseil d'administration. Mais ce n'est pas la tristesse ni même vraiment l'incompréhension qui va toucher tout le comité présent mais les emmerdes. Le truc c'est que le grand patron était actionnaire majoritaire et que sa disparition fait que ses actions seront mise en vente au premier janvier. Ça n'arrange pas le comité puisque l'action est au plus haut vu les performances actuelles de l'entreprise.

Heureusement, Mussburger pense à tout : il suffit d'embaucher un nullos, de beaucoup communiqué à ce sujet histoire de faire s'écrouler le cours de l'action en un mois afin qu'ils puissent redevenir majoritaire à petit prix. Il n'y aura plus qu'à dégager ce PDG de merde pour faire remonter les actions et hop, tout le comité sera encore plus riche et encore plus au pouvoir.

Mais qui donc pourrait être le nouveau PDG nullos ?

C'est là qu'arrive Norville Barnes qui débarque sans le sou et qui trouve un job de distribution du courrier chez Hudsucker. Il y découvre un monde du travail horrible mais c'est son premier jour, il débarque et découvre les us et coutumes locaux. C'est alors qu'une enveloppe bleue arrive ! C'est le genre de courrier le plus important entre les huiles. Ça terrifie tout le monde et Norville ne se planque pas assez vite et se voit donc attribuer la tâche de la livrer en main propre à Mussburger.

Il n'a pas le temps de livrer la fameuse lettre que Mussburger décèle le potentiel goofesque du type et met à execution son plan : il fait de lui le nouveau PDG de Hudsucker et prend bien soin de le présenter aux médias. Bien entendu, la bourse réagit négativement à cette annonce : un random sorti de nulle part sans aucune formation parachuté patron, boom le cours de l'action dégringole. Il faut que ça se poursuive pendant un mois.

Amy Archer une reporter primée d'un Pullitzer veut mener son enquête et donc va forcer sa rencontre avec ce gentil benet de Norville. Elle sort le grand jeu en prétextant être en galère toussa, elle vient du même bled paumé que lui, bref, elle le charme et se fait embaucher pour être sa secrétaire ce qui lui permet d'avoir plein d'infos et de publier un article sur lui afin de le descendre en flêche.

Norville tombe sur l'article et est abattu. Il la fait venir pour qu'elle tape un droit de réponse. Il est énervé et lance des piques envers la journaliste qui la touchent personnellement. Mais d'un autre côté, il a un ptit côté mignon gentil lorsqu'il se ravise. Le gars a un excellent fond et n'est pas si bête que ça. Bref, petit à petit elle tombe réellement sous le charme.

Maintenant qu'il est PDG, Norville veut lancer un truc qui le travaille depuis des années. Il planche sur une invention pour les enfants mais personne ne l'a jamais pris au sérieux. Il est en position pour la concrétiser, Mussburger approuve d'ailleurs pensant que c'est typiquement le truc qui pourrait précipiter sa chute ainsi que celle de l'action en bourse.

Norville invente donc le hula hoop ! C'est un bide total jusqu'au moment où un vendeur les jarte faute de vente. Un gamin tombe dessus dans la rue, commence à jouer avec quand soudain toute une vague de mioche sortie de l'école tombe sur lui. Ça y est, tout le monde en veut, ça se vend comme des petits pains. Les médias parlent de ce phénomène et Norville est mis en avant comme un visionnaire de génie. Le cours de l'action s'envole, elle n'a jamais été aussi haute.

C'est une catastrophe pour le comité du conseil d'administration dont certains membres avaient vendu leurs actions auparavant pour les acheter au plus bas. L'échéance du premier janvier approche, les actions de l'ancien PDG vont bientôt être misent en vente elles aussi.

Norville commence à changer, il se la pète désormais. Amy s'en rend compte et commence à déchanter : alors qu'à la base elle voulait le descendre, elle l'appréciait réellement. Elle va donc lui remonter les bretelles, pour qu'il arrête de se prendre pour un authentique PDG qui licencie et tout. Ça le tourneboule.

Mais le coup de grâce c'est lorsque le garçon d'ascenseur avec qui il était un pote vient lui présenter son invention : la paille plastique pliante. Mais sa réaction est de le virer pour lui piquer son invention. Mussburger le convoque pour lui révéler que la secrétaire qu'il a embauché (Amy) est en fait une reporter. C'est une faute grave pour laquelle le CA va le sanctionner en le virant (le premier janvier approche, on le rappelle, c'était le plan initial).

Norville est au fond du trou. Il va bientôt être viré et il a été trahi. Amy tente de lui remonter le moral sans succès. Alors qu'il erre dans les rues, il tombe sur le lobby boy qui le tabasse pour avoir volé son invention.

Bref, Norville se réfugie dans son bureau tout en haut du building, ouvre la fenêtre et se jette par la fenêtre mais en fait non, mais il tombe quand même en trébuchant. La chute est interminable. C'est alors que le technicien en charge de l'immense horloge intervient en bloquant le mécanisme ce qui interromp la chute. Là, suspendu dans les airs, le temps arrêté mais les flocons de neige continuant à tomber : une apparition. L'ancien patron lui apparait avec une auréole. Il lui révèle qu'il n'a jamais livré la lettre bleue du début de l'histoire et qu'il l'a toujours dans la poche de son tablier qu'il vient d'ailleurs d'enfiler avant de sauter.

Bref, il lit la fameuse lettre à destination de Mussburger. Il est écrit qu'il se suicide mais que ses actions iront directement au prochain PDG. Bref, il se retrouve soudainement avec plus de 51% des parts de l'entreprise et donc le CA ne pourra pas le virer.

L'horloge reprend et Norville finit sa chute mais la hauteur n'est plus un problème. Bref, il est le nouveau PDG, il a appris une bonne leçon, il n'a plus à s'en faire. Il invente le frisbee ! Tout est bien qui fini bien.

Ressenti : 🔗

On est en 1994 et c'est le quatrième film des frêres Coen.

On est sur un film très drôle qui se déroule dans les années 50 au mois de Décembre avec un chouilla de fantastique et une histoire peu crédible. C'est un peu un conte moderne et franchement ça ressemble beaucoup à du Franck Capra mais beaucoup plus drôle.

J'ai adoré. Il y a pleins d'éléments qui séparément sont très cool. Le ptit côté 50s naïf, l'absurdité total du monde de l'entreprise, le CA horrible, la journaliste virulente à souhait mais tenace et grande gueule, le type gentillet qui contre toute attente retourne tout ce qu'on tente de lui foutre à la tronche… Ça pourrait être indigeste et foutraque mais ça marche trop bien.

Faisait longtemps que je m'étais pas autant marrer devant un film. Il y a de la blague à coup de baffe dans la gueule, de la blague sur le décalage absurde, du potache, du plus subtil. Vraiment il y a de tout et ça fait mouche. Ça joue avec les codes, c'est très fort.

J'ai pas vu toute leur filmographie mais j'ai rarement été déçu. Ils sont forts.

Visuellement le film est très beau avec ces décors, ses costumes. Il y a une grosse vibe art déco et j'y suis très réceptif.

Avis cool
Réal Joel Coen
Acteur(s) Tim Robbins
Tags 50s
Année 1994
liens Wikipedia − Imdb
Visionnage 2026-05-13

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