Descent : Légendes des Ténèbres. Entrons dans la troisième dimension

Les Teammates July 10, 2024
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A la lecture de ce titre, vous vous dites sûrement que ça fait un moment qu’on y est, dans la troisième dimension. Depuis que le monde est monde, en fait. En revanche, dans l’univers des jeux de société, on a souvent du mal à décoller du sol. Il y a bien quelques exceptions, c’est certain, mais Descent va plus loin, et surtout et plus haut ! On prend les mêmes et on recommence ? Première chose à dire, Descent : Légendes des Ténèbres est la troisième édition de Descent, un dungeon crawler situé dans un univers d’heroic fantasy assez classique. Nous avions un peu pratiqué la deuxième édition, qui avait la particularité d'être asymétrique : un des joueurs incarnait le « Seigneur du mal » et gérait les sbires qui s’opposaient aux héros. Qu’apporte donc cette nouvelle édition ? HAL vous veut du bien Première énorme différence : plus besoin de Seigneur du mal. Maintenant, le jeu vient avec une application (gratuite) qui gère les monstres, ce qui permet à tous les joueurs de faire front contre l’adversaire. Mais ce n'est pas sa seule utilité. C’est aussi elle qui sert de narrateur, incarne les PNJs, vous sert de hub entre les scénarios, affiche le plateau et les décors… Elle calculera également les dommages pendant les combats. Ça n’a l’air de rien, mais cela permet au jeu d’utiliser des mécaniques habituellement absentes des jeux de plateaux. Par exemple, certains effets d'armes ne s'activeront que dans X% des cas. Ainsi, le jeu ajoute de la complexité sans peser sur vos neurones pendant la partie. L’ajout de l’informatique permet aussi la dématérialisation de nombreux aspects. Parmi eux, la gestion d'un inventaire, les choix que vous ferez pour vos personnages, les malus-bonus des ennemis... En d'autres termes, elle aura le rôle du maître de jeu et ne laissera à votre charge que le plaisir de jeu. Autre grosse différence avec l’ancienne édition : vous incarnerez non plus un personnage mais tout un groupe. Le jeu vous oblige à utiliser certains personnages en fonction des scénarios, ce qui vous force à changer votre manière de jouer d’une partie sur l’autre. Toujours plus loin, plus fort, plus vite Dernière différence importante : le plateau. Le principe est exactement le même que pour le Seigneur des anneaux, c’est-à-dire que vous découvrez les lieux en progressant dans le scénario. Mais là où Descent va plus loin, c’est par son relief. Le jeu est en effet fourni avec beaucoup d’éléments de décors et, surtout, avec des piliers qui permettent de surélever les morceaux de plateau. Il y a 3 altitudes possibles pour le terrain de jeu, à laquelle on ajoute des arbres, étagères, coffres et tous les autres éléments de décor. Le plateau est donc vraiment magnifique. Le relief ajoute vraiment quelque chose et permet un niveau d’immersion rarement vu dans un jeu de plateau de ce type. Toutefois, un beau plateau fait-il un bon jeu ? Évidemment non, mais Descent est avant tout un jeu de plateau bien fait. Le système de jeu est, comme tout bon système, simple à comprendre mais assez complexe pour vous faire réfléchir avant d’utiliser vos précieuses actions. On ne détaillera pas tout ici, mais le cœur du système se base sur des cartes recto/verso que vous retournerez pour faire varier les compétences de votre personnage pendant la partie. Chaque personnage ayant ses propres caractéristiques et compétences, le héros et la manière avec lesquelles vous aborderez les problématiques seront essentielles pour triompher du mal. Pour finir, il faut noter que même si Descent : troisième édition est un jeu à scénarios, et donc théoriquement jouable une seule fois, la campagne proposée est très longue. Comptez une cinquantaine d'heures pour en venir à bout.

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