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"description": "Une exposition qui dépasse la commémoration et qui révèle des aspects encore méconnus de la plus grande légende du 7è art - à travers l'objectif des plus grands photographes mais aussi de son entourage intime et très privé.",
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"publishedAt": "2026-06-25T09:00:28.000Z",
"site": "https://francaisalondres.com",
"textContent": "Le 1er juin 2026 marque le centenaire de la naissance **_Marilyn Monroe_** - l'icône qui semble éternelle et que nous pensons tous bien connaitre après tant de témoignages plus ou moins sincères, de photos plus ou moins posées, d'articles plus ou moins scandaleux...\n\nphoto F. Joyce à la National Portrait Gallery\n\nEn 10 ans à peine de carrière cinématographique, **le total de ses portraits dans les média dépasse ce qu'on a pu photographier de la reine Élisabeth II en soixante-dix ans de règne !** Ce n'est pas une métaphore : c'est une réalité statistique. Ainsi en 2026, Marilyn demeure l'une des plus grandes légendes mondiales de l'histoire du cinéma. Cette année, de Paris à Londres et de Los Angeles à New York, des expositions majeures célèbrent _Marilyn.****_ Plus de soixante ans après sa mort tragique en 1962, elle reste une figure incontournable de la culture populaire. **Son image a traversé les générations** sans prendre une ride : ses cheveux blond platine, son rouge à lèvres rubis, sa robe blanche soulevée par le vent restent _forever_ dans la mémoire collective. Les secrets de son coeur, de ses pensées et de ses tiraillements intérieurs sont eux depuis toujours et pour toujours presque \"_invisibles pour les yeux_ \". Presque.\n\nphoto ****George Barris**** 1962 - Santa Monica Beach b\n\nAujourd’hui **Marilyn n'est plus présentée comme la scandaleuse bombe sexuelle écervelée** aux décolletés profonds qui a séduit **Joe di Maggio, Arthur Miller,** le **Président des États Unis -John Fitzgerald Kennedy** et probablement tous les hommes de la planète ! Elle apparait comme **symbole de résilience, de liberté et d'affirmation de soi.** Elle est celle**** qui a osé dénoncer les prédateurs sexuels à Hollywood (dans un article pour Motion Picture and Television)**bien avant l'ère #MeToo**. Elle est celle qui a soutenu activement la diva noire **Ella Fitzgerald** , à une époque où la ségrégation régnait dans l'industrie du spectacle.\n\n****Marilyn**** avec ****Joe diMaggio**** 1954 et ****Arthur Miller**** 1957\n\nPour tenter de comprendre et d’expliquer **l'évolution de notre perception de _Marilyn_** , la _National Portrait Gallery_ de Londres (l'institution britannique dédiée par excellence aux portraits) expose une série de photos, oeuvres d'art et objets personnels pour **redécouvrir** **Norma Jeane Baker** **sous un angle inédit**. Les nouvelles générations pourront voir **au-delà du mythe figé** , une multitude de facettes encore méconnues de cette **femme iconique et pourtant si secrète aujourd'hui encore.**\n\nphoto F. Joyce\n\n**Née dans l’indifference** dans un Los Angeles fracturé par la crise, elle est morte trente-six ans plus tard (août 1962). En 10 ans à peine de présence à l’écran, **elle laisse une empreinte photographique démesurée.**\n\nL'exposition, rassemble une constellation d'œuvres signées par plus de vingt photographes de légende (**Cecil Beaton, Philippe Halsman, André de Dienes, Eve Arnold, Inge Morath, Alfred Eisenstaedt, Milton Greene, Sam Shaw, Richard Avedon** , **George Barris** , entre autres) auxquelles s'ajoutent des peintures et des pièces de collection. Le tout forme un portrait vertigineux de la femme la plus photographiée du XXe siècle.\n\nCe choix de Londres pour une telle célébration n’est pas un hasard. **L'Angleterre et Marilyn ont une histoire, intime et tumultueuse**. En 1956, elle passe quatre mois en Grande-Bretagne pour tourner __The Prince and the Showgirl__ aux côtés de **Laurence Olivier**. Le pays est alors saisi d'une véritable “fièvre Marilyn”. Installée avec son mari **Arthur Miller** dans une demeure louée dans le Surrey, elle vit ce séjour comme une lune de miel professionnelle et amoureuse. Elle explore les parcs à bicyclette, assiste aux premières de théâtre, fascine tout ceux qu'elle croise.\n\nLe 29 octobre 1956, elle est invitée à la Royal Command Performance au Empire Theatre de Leicester Square, où **elle rencontre la reine Élisabeth II**. Les deux femmes ont le même âge — toutes deux sont nées en 1926. La star hollywoodienne, pourtant habituée aux foules et aux objectifs, est ce soir là, submergée par le trac. La reine confiera plus tard qu'elle avait trouvé Marilyn charmante, mais très nerveuse au point de se ronger les lèvres et “ _de faire disparaître tout son rouge à lèvres_ ”. Marilyn déclare elle à la presse qu'Élisabeth \"_irradie une douceur extraordinaire_ \" et qu'elle est \"_très chaleureuse_ \". **Deux reines, deux solitudes, une poignée de main immortelle.**\n\nL'exposition de la _NPG_ s'attache à restituer presque toute la vie de Marilyn - depuis ses tout premiers clichés de pin-up où elle posait comme mannequin, jusqu'aux dernières images poignantes prises sur la plage de Santa Monica en 1962.**Marilyn y apparaît vulnérable, lumineuse, insaisissable.**\n\nLe visiteur traverse une existence entière en quelques salles. Des objets personnels — cahiers, livres, scripts, vêtements — viennent enrichir la collection de photos\n\n __****\"Marilyn Monroe, A Portrait\"****__ National Portrait Gallery - photos F. Joyce\n\nUn temps fort particulièrement saisissant est la série de photographies prises par Allan Grant au domicile de Marilyn à Brentwood, un seul jour avant sa mort. Destinées à _Life Magazine_ , seule une poignée des 432 images ont été publiées. Les voir toutes aujourd'hui, dans toute leur intimité, est une expérience très émouvante, presque troublante.\n\n**Ce qui frappe, en parcourant l'exposition, c'est la diversité des regards posés sur Marilyn.**\n\nPhotos ****Richard Avedon**** 1957 ; ****Tom Kelley**** 1949 ; ****Milton H. Greene**** 1949\n\n**Chaque photographe a capturé une Marilyn différente** : solaire chez Sam Shaw, mélancolique chez Eve Arnold, monumentale chez Cecil Beaton. L'exposition invite à comprendre son rôle actif dans la construction de sa propre image, et l'inspiration qu'elle a exercée sur tant d'artistes, bien après sa mort.\n\nParmi les œuvres plastiques exposées — signées **Warhol** , Pauline Boty, Marlene Dumas, Rosalyn Drexler ou Audrey Flack — une place d'honneur revient au __Marilyn Triptych__ de **James Francis Gill** prêté exceptionnellement par **le MoMA de New York.**\n\n****James Francis Gill**** ; \"___Nine Multicolored Marilyns___ \" Andy Warhol ; \"___Marilyn with Andy Warhol___ \" by ****William Kennedy**** - photos F. Joyce\n\nA 91 ans, **James Gill** est venu à l’ouverture de l’exposition depuis sa retraite mystérieuse et volontaire à la frontière de l’Orégon et de la Californie, loin explique-t-il “ _des**vanités du monde de l’art**_ ”.\n\nExposées dans un lieu qui manque de glamour et de chaleur, ces photos -célèbres ou pas- apparaissent comme les pièces d'un puzzle dont il manque quelques morceaux mais qui parviennent à donner une vision plus complète de Marilyn. Marilyn pour toujours. Marilyn qui continue de nous faire rêver, de nous questionner, de nous étonner.\n\n**__\"Marilyn Monroe, A Portrait\"__**\n\nDu 4 juin au 6 septembre\n\nà la National Gallery, St Martin's Place\nLondon, WC2H 0HE\n+44(0)20 7306 0055\n\nEntrée £25-£27\n\nMarilyn forever",
"title": "La National Portrait Gallery de Londres célèbre le 100è anniversaire de Marilyn Monroe",
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