MAHAJANGA - La cardiopathie infantile mieux traitée
Afin de renforcer les compétences des professionnels de santé dans l’identification des signes révélateurs de cardiopathie et le dépistage précoce des malformations cardiaques chez les enfants, une formation a été organisée par l’ONG La Chaîne de l’Espoir à Mahajanga.
Séance de dépistage de cardiopathie chez les enfants au CHU Mahavoky Atsimo.
Cette activité visait à améliorer la prise en charge des enfants atteints de cardiopathie à Madagascar et notamment à Mahajanga.
Les médecins spécialistes et généralistes, ainsi que les chefs des centres de santé de base (CSB), ainsi que les personnels médicaux et paramédicaux de la région Boeny, ont participé à cette formation qui s’est déroulée au Centre hospitalier universitaire de Mahavoky Atsimo, du 11 au 13 mai dernier.
Le projet était financé par l’Agence française de développement (AFD). « Cette action vise à améliorer l’accès aux soins pour les enfants atteints de cardiopathie, à favoriser une meilleure prise en charge et à réduire les complications liées à ces maladies », a déclaré un responsable.
Environ 3 600 enfants naissent avec une malformation cardiaque chaque année à Madagascar. Les cardiopathies congénitales affectent près de 1 % des naissances, et les cardiopathies rhumatismales (acquises) représentent également une part préoccupante des pathologies.
Risque vital
Les types de pathologies consistent en des malformations congénitales. Le taux de prévalence d’environ 1 % chez les enfants inclut des anomalies.
Pour les cardiopathies acquises, les atteintes d’origine rhumatismale, qui surviennent après des infections à streptocoques mal soignées, sont également une cause fréquente d’insuffisance cardiaque chez les jeunes patients.
La majorité de ces pathologies présentent un risque vital très important sans intervention médicale adéquate. Les complications respiratoires aggravent également, et souvent, les cas d’insuffisance cardiaque infantile.
La prise en charge médicale est particulièrement complexe en raison du manque d’infrastructures locales et de ressources financières. L’éloignement des centres de santé et le manque de moyens financiers des familles empêchent le dépistage précoce de nombreux enfants.
Des séances de dépistage ont également été réalisées afin d’orienter les enfants nécessitant une prise en charge adaptée, depuis le diagnostic jusqu’au traitement.
La Chaîne de l’Espoir, organisme humanitaire, collabore avec les hôpitaux malgaches pour développer les capacités de chirurgie à cœur ouvert. L’ONG forme aussi des personnels médicaux, comme récemment à Mahajanga.
L’amélioration du dépistage pédiatrique figure aussi parmi ses objectifs.
Vero Andrianarisoa
Discussion in the ATmosphere