ACCIDENTS DE LA CIRCULATION - La police enregistre quarante décès depuis janvier
En cinq mois, les routes d’Antananarivo ont déjà enregistré presque autant de victimes que durant les douze mois de l’année dernière.
Le commissaire Alain Adonis Rafalimanana, directeur régional de la Sécurité publique d’Analamanga, veille au respect du code de la route.
En seulement cinq mois, les routes de la capitale ont déjà coûté la vie à plus de quarante personnes. Un chiffre qui, à lui seul, frôle déjà le bilan annuel de 2025, où l’on avait compté entre soixante et soixante-quinze décès. Si la cadence actuelle se maintient, les sept mois restants de 2026 pourraient transformer ce triste record en véritable hécatombe.
Le commissaire principal Alain Adonis Rafalimanana, directeur régional de la Sécurité publique (DRSP) d’Analamanga, l’a confirmé hier lors d’un atelier à Ivato : la majorité de ces drames est liée à l’alcool. Les infractions routières se multiplient, notamment le non-respect des consignes de circulation, les violations des arrêtés communaux ou interministériels, ainsi que les stationnements interdits.
Taxis-bicyclettes, taxis-motos, bus et taxis-brousse, aucun secteur n’échappe aux transgressions, qu’elles soient volontaires ou dues à une méconnaissance des lois.
Chaque année, des centaines d’accidents surviennent dans la région Analamanga, impliquant surtout des voitures particulières et des deux-roues. Face à cette situation préoccupante, les autorités ont décidé de durcir les sanctions, espérant freiner une tendance qui menace de s’aggraver encore.
Mobilisation
La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), dirigée par le président de la Délégation spéciale (PDS) Feno Ralambomanana, a pris part à un atelier consacré à la coordination de l’organisation et du suivi de la révision de l’application des sanctions liées aux infractions au code de la route. L’événement s’est tenu à l’École nationale supérieure de police (ENSP).
Placée sous le thème « Mobilisation collective pour améliorer l’application du code de la route », cette rencontre a permis de rappeler l’engagement des autorités locales. Selon Feno Ralambomanana, la CUA assume pleinement ses responsabilités en matière de respect et d’application des lois. Il a affirmé que l’anarchie et le non-respect des règles ne seront plus tolérés dans la capitale et que la loi sera appliquée avec équité et impartialité pour tous.
La CUA entend également renforcer la coopération avec l’ensemble des institutions de l’État afin de trouver des solutions communes et de rétablir l’ordre public, avec pour objectif final une capitale propre et apaisée.
Gustave Mparany
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