Série du Passé - Supercopter (1984-1987)
Encore une série chère à la 5 dans les années 80. Encore une série militaire chère à Donald P. Bellisario…
Mais cette fois il y avait un improbable casting. En effet, comme second rôle, il y a le grand Ernest Borgnine, acteur de second rôle mythique à Hollywood, oscar en 1955, et trop souvent cantoné aux rôles de brutes, alors qu’il était tout l’inverse. Le physique parfois…Mais le héros, une fois de plus, ce n’est pas lui mais Jan-michael Vincent, un jeune premier dans la fin des années 70 qui sombrera ensuite dans la drogue et l’alcool. Ici il joue, comme souvent chez Bellisario, Springfellow Hawke (!!) un ancien militaire marginal, vétéran du Vietnam qui vit reclu dans les montagnes. Et il est donc ami avec un patron d’une compagnie d’hélicoptères, Dominic Santini (Ernest Borgnine). De manière totalement improbable, ils récupèrent le prototype Supercopter, volé par des terroristes et sont engagés par une agence de la C.I.A. pour des missions ponctuelles, en échange d’informations sur le frère disparu du héros (le fil rouge de la série). Il faut citer aussi Alex Cord dans le rôle du patron du duo, avec ses lunettes de borgne.
Pour la petite histoire, le bel hélicoptère noir est un Bell 222 modifié. Il n’avait rien d’un hélicoptère de combat mais il faut croire que sa forme de dauphin plaisait. Surtout que la série y ajoute tout un tas d’armes et de capteurs pour que sa livrée noire se glisse dans la nuit. Le nom original de la série était Airwolf, le loup des airs. Un loup bien solitaire alors, comme le héros. Mon plaisir d’adolescent était de voir ce bel hélicoptère voler, les épisodes ne marquant pas particulièrement par la qualité du scénario. Comme la série sentait fort la testostérone, ils y ont introduit le personnage féminin de Caitlin O’Shannessy (Jean Bruce Scott), une pilote de la police des frontières qui est remplaçante chez Santini Air. Autre intérêt de la série, les paysages qui font voler les engins dans le désert, dans des canyons, qui semblent être ceux de Monument Valley. Et puis j’ai en mémoire ce générique au synthé très emblématique de ces années.
En dehors de la nostalgie, et du duo Borgnine-Vincent façon buddy movie, je ne trouve plus vraiment de choses à garder. La série tire vite en longueur avec le fil rouge du frangin… qui finira par réapparaître en dernière saison (les scénaristes avaient ils le choix?). Et même Borgnine finira par en partir avant la fin, Jan-Michael Vincent étant viré pour ses problèmes d’addiction. 4 saisons seulement et c’était bien suffisant. Car il n’y avait guère d’enquête et l’infiltration avec un tel engin, on n’y croit pas vraiment. Au troisième degré, c’est assez amusant sur la première saison. Lorsque l’hélicoptère affronte des avions de chasse, il s’en sort de manière toute aussi improbable que le pilote de la série. Il faut dire que c’est un super… hélicoptère, avec des emprunts à l’Apache pas encore trop présent dans l’armée US. En France, la série sera diffusée au moment où la série est quasi terminée aux USA. J’ai vu qu’elle était rediffusée sur une chaîne de la box, sans que ça me pousse à revoir un épisode en entier. Mais rien que pour l’histoire de la TV, c’est amusant.
Le générique
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