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    "Infos Viêt Nam",
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  "textContent": "Le Vietnam a diversifié ses sources d’approvisionnement en pétrole et en produits pétroliers raffinés suite au déclenchement de la guerre en Iran fin février. Cette stratégie a permis d’atténuer l’impact immédiat de la crise, mais elle a entraîné une inflation élevée et un déficit commercial inhabituel pour cette nation très dépendante des exportations, sous l’effet d’une hausse exponentielle des coûts d’importation. LE VIETNAM DÉPENDANT DU KOWEÏT Le Vietnam dépend des importations de pétrole pour ses raffineries, principalement en provenance du Koweït. Ce dernier a fourni environ 80% des 14,2 millions de tonnes métriques (soit 284’000 barils par jour) de pétrole brut achetées par Hanoï l’an dernier. Au cours des quatre premiers mois de 2026, les importations ont chuté de 23% sur un an pour s’établir à 3,8 millions de tonnes. Selon les douanes vietnamiennes, les livraisons koweïtiennes ont dévissé de 37,5% à 2,5 millions de tonnes, aucune cargaison n’ayant été enregistrée en avril. Hanoï peine à accroître sa production de brut ces dernières années en raison de l’épuisement des réserves de ses principaux gisements. L’an dernier, la production domestique a stagné à 8,2 millions de tonnes. Sur la période janvier-avril, elle a progressé de 14,4% en glissement annuel pour atteindre 2,9 millions de tonnes, le pays s’efforçant de compenser la baisse des importations. DES RAFFINERIES APPROVISIONNÉES JUSQU’EN JUILLET Le Vietnam dispose de deux raffineries opérationnelles qui couvrent environ 70% de la demande intérieure en carburant, principalement l’essence et le diesel. Ces installations fonctionnent souvent au-delà de leur capacité nominale et peuvent traiter plus de 16,5 millions de tonnes de brut par an. Elles n’ont toutefois sécurisé suffisamment de matières premières pour maintenir leur pleine activité que pour les prochaines semaines. La raffinerie de Nghi Son, la plus grande du pays avec 200’000 barils par jour, repose presque exclusivement sur le brut koweïtien depuis son lancement commercial en 2018. L’usine, détenue majoritairement par des sociétés koweïtiennes et japonaises, subit des ruptures d’approvisionnement liées au conflit. Elle a déclaré en mai n’avoir sécurisé son brut que jusqu’à la fin du mois de juin et envisage des achats par appels d’offres ou sur le marché spot. Elle a diversifié ses importations en se tournant vers l’Afrique et les États-Unis. Les données du fournisseur de suivi maritime Kpler indiquent que le pays a importé du brut du Nigeria, de l’Angola, d’Oman, des Émirats arabes unis et des États-Unis depuis le début de la guerre le 28 février. La seconde raffinerie du pays, détenue quasi intégralement par la société d’État Petrovietnam, affiche une capacité de 130’000 barils par jour et s’appuie largement sur le brut domestique. Elle a indiqué le mois dernier avoir sécurisé ses approvisionnements pour une pleine exploitation jusqu’au début du mois de juillet. Bien que le Vietnam soit un importateur net de brut, il exporte toujours une faible part de sa production, avec 2,5 millions de tonnes expédiées l’an dernier. IMPORTATIONS DE CARBURANT ET DE GNL Le Vietnam doit importer des carburants raffinés pour satisfaire l’intégralité de sa demande intérieure. Les importations de produits pétroliers raffinés ont bondi de 28,7% sur un an au cours des quatre premiers mois de 2026 pour atteindre 4,1 millions de tonnes, tandis que les importations de gaz de pétrole liquéfié ont progressé de 34,5% à 1,3 million de tonnes. Hanoï a exhorté ses raffineries à accroître la production de kérosène, les compagnies aériennes locales ayant été contraintes de réduire certaines liaisons intérieures en raison de pénuries de carburant. En temps normal, les raffineries ne couvrent qu’un cinquième de la demande nationale en kérosène. L’essentiel est importé, principalement de Chine et de Thaïlande, deux pays qui ont restreint leurs exportations depuis le début des hostilités. Les pénuries de gaz naturel liquéfié (GNL) provoquées par la guerre ont largement épargné le Vietnam, qui a commencé à importer de faibles volumes en 2023 lors de la mise en service de son premier terminal dédié à cette industrie naissante. Si les importations de GNL restent modestes, le gouvernement a affirmé son intention de devenir un acheteur majeur d’ici la fin de la décennie, avec des projets de centrales électriques au gaz d’une capacité totale d’environ 22,5 gigawatts, contre 1,6 GW actuellement. Par Khanh Vu & Francesco Guarascio – Reuters – 13 mai 2026\n\n### Related posts:\n\n  1. Vietnam : Nouveau gisements gaziers et GNL au coeur de la transition énergétique Pour tenir son objectif de neutralité carbone en 2050, le...\n  2. Restructurer Petrovietnam selon le modèle d’un groupe national d’industrie et d’énergie Le Premier ministre Pham Minh Chinh a assisté le 28...\n  3. Le Vietnam déterminé à garantir l’approvisionnement énergétique Lors d’une réunion tenue le 10 mars, le Premier ministre...\n\n",
  "title": "Approvisionnement du Vietnam en pétrole brut et produits raffinés dans le contexte du conflit iranien"
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