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  "publishedAt": "2026-04-26T18:02:17.000Z",
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    "De nouvelles découvertes éclairent le mystère des « jarres des morts » au Laos",
    "Un trésor khmer millénaire découvert au Laos : la révélation qui bouleverse l’histoire de l’Asie du Sud-Est",
    "Les menhirs de Hintang classés au patrimoine national"
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  "textContent": "Des milliers de jarres géantes en pierre parsèment un plateau du Laos. Une équipe australo-laotienne lève le voile sur les rituels funéraires d’une culture mégalithique encore mal connue. Il y a des sites archéologiques qui résistent au temps autant qu’à l’interprétation. La Plaine des Jarres, dans la province de Xieng Khouang au Laos, en fait partie. Des milliers de cuves monolithiques, certaines atteignant trois mètres de hauteur et pesant plusieurs tonnes, s’y dressent sur des collines et des plaines. Depuis 2016, une équipe internationale portée par le Plain of Jars Archaeological Project (PJARP) mène des fouilles systématiques sur ce site classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Une première phase de recherche (2016–2020) a couvert les sites 1, 2, 3, 12 et 52. Une seconde phase, en cours, approfondit ces travaux. Leurs résultats enrichissent considérablement la compréhension de cette culture mégalithique. Mais les questions fondamentales, qui a créé ces jarres, quand, et comment, restent sans réponse définitive. Les fouilles ont livré un mobilier varié : vases en céramique, outils en fer, perles en verre et cloches en alliage de cuivre. Ensemble, ces objets dessinent un paysage funéraire élaboré. Les restes humains retrouvés, dents et fragments osseux, suggèrent une pratique d’inhumation secondaire. Les défunts se trouvaient d’abord enterrés ailleurs, puis réinhumés à proximité des jarres, souvent dans des récipients en céramique. Ces vases, certains hauts de 60 centimètres et ornés de motifs complexes, ont posé un défi de conservation majeur en raison de leur cuisson à basse température. Des ateliers ont été organisés avec des spécialistes laotiens au musée provincial de Xieng Khouang, où des techniques précises, adhésifs de conservation et papier japonais tengujo, ont permis de reconstituer plusieurs pièces. L’ensemble des artefacts a été remis au musée provincial de Xieng Khouang, conformément à l’engagement du projet. Des scanners révèlent l’invisible Les artefacts métalliques ont été transportés à Melbourne pour y être restaurés. Premier défi : la corrosion, dont la redoutée « maladie du bronze », qui ronge les alliages anciens de l’intérieur. Des analyses non destructives ont confirmé la stabilité des pièces avant toute intervention, condition indispensable pour les manipuler sans les abîmer. Parmi les objets mis au jour, un outil en fer a particulièrement retenu l’attention des chercheurs. À l’œil nu, rien ne distingue ce morceau de métal corrodé. Mais des scanners CT et micro-CT, réalisés à l’Université de Melbourne, ont révélé quelque chose d’inattendu. A l’intérieur du fer, des résidus de bois minéralisé subsistent encore. L’objet était donc emmanché. S’agit-il d’un outil du quotidien, d’une arme ou d’un objet rituel déposé auprès des morts ? La question reste ouverte. Les artefacts restaurés rejoignent désormais une exposition bilingue anglais-laotien au musée de Xieng Khouang, financée par le programme de petites subventions de l’ambassade d’Australie. Elle présente céramiques reconstituées, objets métalliques et perles colorées, ainsi qu’une scène de sépulture reconstituée. Le musée a été équipé de systèmes de surveillance de l’humidité et de la température pour assurer le suivi à long terme en collaboration avec les équipes australiennes. Des techniques de pointe pour dater les jarres Ces résultats demeurent partiels. Les chercheurs ont désormais recours à la datation par luminescence pour estimer l’âge des jarres. Et à l’analyse isotopique des ossements pour mieux cerner le mode de vie des individus inhumés. L’ensemble des données est mis à disposition via un dépôt numérique accessible sur le site du projet. Développé avec la Melbourne Data Analytics Platform, il favorisera la collaboration internationale. L’équipe a en outre identifié plus de vingt nouveaux sites lors de prospections terrestres. Cela porte à plus de 120 le nombre de sites répertoriés dans les provinces de Xieng Khouang et Luang Prabang. Ce projet illustre aussi une dynamique de coopération culturelle durable entre l’Australie et le Laos. En formant des professionnels du patrimoine laotiens et en ancrant la recherche dans les communautés locales, il contribue à la sauvegarde d’un bien dont la signification dépasse largement les frontières régionales. Des cultures mégalithiques comparables, en Indonésie ou dans le nord-est de l’Inde, posent des questions similaires sur les pratiques funéraires préhistoriques à grande échelle. Autant de terrains où les méthodes développées au Laos pourraient s’avérer utiles. Par Laurie Henry – Science-et-vie.com – 25 avril 2026\n\n### Related posts:\n\n  1. 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  "title": "La Plaine des Jarres au Laos : des cloches en bronze et des os humains relancent l’un des plus grands mystères archéologiques"
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