74 personnes arrêtées pour avoir falsifié des données environnementales au Vietnam
Les autorités vietnamiennes ont démantelé un vaste réseau de fraude impliquant la manipulation de systèmes de surveillance de la pollution dans des sites industriels Les autorités vietnamiennes ont arrêté 74 personnes, dont des responsables, accusées d’avoir falsifié les données de systèmes de surveillance de l’air et des eaux usées dans des centrales électriques et d’autres sites industriels, a rapporté dimanche un média d’État. Selon l’organe de presse du ministère de la Sécurité publique, la police a identifié « près de 160 stations de surveillance environnementale qui avaient été trafiquées, modifiées et dont les données avaient été falsifiées », ce qui représente plus de la moitié du nombre total de stations dans tout le pays. Un système de fraude à grande échelle La police a arrêté 74 personnes, dont des responsables d’agences environnementales publiques, ainsi que des employés de dizaines d’entreprises chargées du traitement des eaux usées et de l’installation d’équipements de surveillance, pour des faits liés à des violations des règles de surveillance environnementale, a précisé le journal. « Même si les équipements de surveillance sont scellés et disposent de leur propre système de caméra de contrôle, ils continuaient à être ajustés à distance via un logiciel », a expliqué le média d’État. « Les auteurs sont intervenus pour réduire les indicateurs de sortie, garantissant ainsi que les données envoyées à l’agence gouvernementale de gestion demeurent toujours dans les limites autorisées ». Les autorités ont déclaré que les données transmises aux services locaux de l’environnement par les grands émetteurs de pollution atmosphérique et d’eaux usées, notamment la centrale thermique de Quang Ninh, la centrale thermique de Hai Phong et la centrale thermique de Thai Binh 2, ainsi que par des entreprises fabriquant de l’aluminium et de l’acier, étaient « manipulées et modifiées de manière sophistiquée ». Des investigations en cours Dimanche soir, il n’a pas été possible de joindre les porte-parole de ces trois centrales électriques au charbon appartenant à l’État ni ceux du ministère de l’Environnement afin d’obtenir un commentaire. Le média d’État a enfin précisé que ces arrestations faisaient suite à une enquête menée depuis plusieurs mois, sans préciser ni quand ni où elles avaient eu lieu. Sud Ouest avec Agence France Presse – 29 mars 2026
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